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Cryptomonnaies: Personne n’y échappe…

Par L'Economiste | Edition N°:5686 Le 29/01/2020 | Partager
Près de 80% des banques centrales ont lancé des travaux en 2019
Grand débat autour des nouvelles formes de paiement

Les travaux des banques centrales en vue de la création de leurs propres monnaies numériques ont progressé depuis un an. C’est ce qu’indique un sondage rendu public par la Banque des règlements internationaux (BRI), en riposte au projet du géant américain Facebook.

Fin 2019, 80% des banques centrales interrogées avaient lancé des travaux sous une forme ou une autre, contre 70% un an plus tôt, a indiqué la BRI dans un communiqué, après avoir sondé 66 banques centrales. A la fin de l’année, 40% d’entre elles étaient passées du stade de la recherche purement théorique à l’expérimentation ou à l’étude de faisabilité d’une version numérique de leur monnaie. Presque 10% étaient arrivées au stade de la mise en place de projets pilotes.

La BRI (institution considérée comme la banque centrale des banques centrales) avait lancé ce sondage en 2018. A cette époque, la spéculation autour des cryptomonnaies telles que le Bitcoin avait lancé un débat autour des nouvelles formes de paiement.

L’enquête avait révélé que beaucoup de banques centrales avaient lancé des pistes de réflexion mais que la majorité d’entre elles était encore loin de pouvoir lancer des versions numériques de leur monnaie. La banque centrale de Suède, qui avait amorcé en 2016 une réflexion autour d’une éventuelle e-couronne, et la banque centrale de l’Uruguay, qui avait elle procédé à un test pendant six mois sur une forme d’e-peso, faisaient encore figure d’exception.

Mais le débat sur les monnaies numériques a pris un autre tour depuis que le géant américain des réseaux sociaux Facebook a dévoilé en juin son projet de jeton numérique, intitulé Libra. Initialement prévu pour le premier semestre 2020, ce projet a déclenché une levée de bouclier des banquiers centraux et décideurs politiques, inquiets des risques pour la stabilité du système financier, les questions de lutte contre le blanchiment d’argent mais aussi de protection des données personnelles.

Malgré les avancées, 70% des banques centrales répondent qu’un lancement de versions numériques de leur monnaie est encore «peu probable dans un futur proche». Toutefois, 10% d’entre elles disent qu’un lancement à court terme d’une version à visée généraliste (soit à destination du grand public, en complément des pièces et billets) est désormais probable, soit deux fois plus qu’il y a un an.

Basée à Bâle, en Suisse, la BRI a annoncé la création d’un groupe de travail pour accélérer les travaux sur les monnaies digitales de banque centrale. Il doit réunir des représentants de la Banque centrale européenne (BCE), de la banque centrale de Suède, de la banque d’Angleterre, ainsi que de la Banque du Canada, du Japon et de Suisse. L’objectif de ce groupe de travail sera d’évaluer l’utilisation des monnaies numériques de banque centrale, d’étudier leurs aspects économiques, fonctionnels et techniques ou encore de partager des connaissances technologiques.

Il y a quelques mois, le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, a envoyé des signaux plutôt positifs à l’égard des cryptomonnaies. Même si il a haussé le ton vis-à-vis de l’initiative de Facebook en insistant sur la nécessité d’une stricte régulation. En décembre, la Banque de France a lancé de son côté une expérimentation qui doit contribuer à l’étude d’un éventuel e-euro.

Un consortium international

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Les participants au 50e Forum économique mondial organisé du 21 au 24 janvier à Davos en Suisse ont annoncé la création d’un consortium international visant à définir un cadre réglementaire pour les cryptomonnaies. Il doit réunir notamment des banquiers centraux, des entreprises et des ONG. «Les devises virtuelles sont souvent citées comme un outil d’inclusion financière mais cette opportunité ne pourra se réaliser qu’avec une bonne gouvernance», est-il indiqué. Plusieurs acteurs de premier plan se sont félicités de l’initiative, qui doit débuter fin avril. Au Maroc, les régulateurs continuent de craindre les cryptomonnaies. Aussi, les institutions monétaires disent suivre de près les évolutions dans ce domaine (voir aussi L’Edito, «Monnaies», édition N° 5541 du 24/06/2019).

F. Z. T. avec agences

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