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Violences à l’égard de la femme: L’ESJC sensibilise ses étudiants

Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5661 Le 24/12/2019 | Partager
En partenariat avec l’ONU Femmes, l’école organise une journée dédiée à la problématique
En 2019, 7,6 millions de femmes ont subi des violences, relève le HCP
Seule une victime sur 10 a déposé une plainte
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L’ESJC a récemment organisé une journée de sensibilisation contre la violence à l’égard des femmes. Les étudiants journalistes ont rencontré les représentants de l’ONU Femmes qui ont partagé avec eux les actions qui permettent de lutter contre ce fléau (Ph. F.Al Nasser)

L’Ecole supérieure de journalisme et de communication fondée par le groupe Eco-Médias (éditeur des quotidiens L’Economiste et Assabah, et propriétaire d’Atlantic Radio) multiplie les rencontres avec les responsables du monde politique, diplomatique, économique, judiciaire, académique, mais aussi les rencontres pédagogiques. Mercredi dernier, c’est l’équipe de l’ONU Femmes qui a été reçue par les étudiants-journalistes pour une journée de sensibilisation contre la violence à l’égard des femmes.

Chaque année, le secrétaire-général des Nations Unies organise une campagne mondiale de 16 jours d’activisme contre la violence faite aux femmes et aux filles. Cet événement constitue un appel à la mobilisation générale contre les violences faites à la gent féminine. Les étudiants de l’ESJC ont ainsi pu bénéficier de conseils des représentants de l’ONU à travers des ateliers et des quiz afin de soutenir le plaidoyer en faveur de l’égalité des sexes.

A l’occasion de cette campagne nationale et internationale de mobilisation pour l’élimination de la violence à l’encontre des femmes, le Haut commissariat au plan (HCP) a, de son côté, réalisé une étude qui présente les tendances de ce fléau ainsi que la perception de la société. Cette deuxième enquête nationale a été menée entre février et juillet 2019 et a couvert l’ensemble du territoire national, avec un échantillon de 12.000 femmes et 3.000 hommes âgés de 15 à 74 ans.

Plus de 7,6 millions de femmes âgées de 15 à 74 ans ont été victimes d’au moins un acte de violence durant la dernière année. Ce qui représente plus de la moitié (57%) de la population féminine dans le pays relève le HCP. Toutefois, même s’il est reste élevé, il a enregistré une baisse de 6 points sur les 10 dernières années, passant de 63 à 57%. En zone urbaine, ce taux est de 58%, et est légèrement plus bas en zone rurale (55%).

Par catégorie, les prévalences des violences psychologique et physique ont respectivement diminué de près de 9 points et de 2 points tandis que la violence économique a augmenté de 5 points. Dans sa forme la plus grave (violence sexuelle), le HCP a enregistré une hausse de 5 points, passant de 9 à 14%.

En milieu professionnel, 15% des femmes actives ont été exposées aux violences dans toutes ses formes. Une situation qui s’accentue auprès des femmes divorcées (22%), salariées (21%), citadines (18%) et des jeunes âgées de 15 à 34 ans (19%). 4 actes de harcèlement sur 10 sont commis par des responsables hiérarchiques et 29% par des collègues. La moitié de ces actes sont des comportements psychologiquement violents et 34% de la discrimination économique.

La violence domestique est de plus en plus alarmante ces dernières années (52%). C’est l’espace de vie le plus touché enregistrant 6,1 millions de cas. En revanche, de 2009 à 2019 les espaces publics ainsi que les établissements scolaires ont vu le taux de violence baisser. Il est ainsi passé de 33 à 13% pour le premier et de 24 à 19% pour les écoles.

Les plus touchées par les violences dans les lieux publics sont les jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans (22%), les célibataires (27%), celles ayant un niveau d’enseignement supérieur (23%) et les ouvrières (23%). La moitié de ces actes sont  liés au harcèlement sexuel, le tiers à la violence psychologique et 19% à la violence physique.

Malgré le grand nombre de femmes victimes de violence, seule une sur 10 a déposé une plainte au cours des 12 derniers mois. Elles sont moins de 8% à le faire en cas de violence conjugale et 11,3% pour la violence non conjugale. En 2009, à peine 3% ont eu recours à la justice.

«La résolution du conflit par consentement, l’intervention de la famille, la crainte de la vengeance, le sentiment de honte ou d’embarras particulièrement en cas de violence sexuelle, sont les principaux freins qui empêchent les victimes de déposer une plainte», relève le HCP.

1,5 million de femmes victimes de cyber-violence 

En 10 ans, une nouvelle forme de violence a vu le jour. Il s’agit de la cyber-violence qui a émergé avec l’évolution des nouvelles technologies et l’utilisation des réseaux sociaux. 1,5 million de femmes sont victimes de ce type de violence via des courriels, des appels téléphoniques, des SMS ..., soit 14%. Dans les ¾ des cas, ce cyber harcèlement est perpétré par des inconnus. Le reste des cas sont commis par des personnes ayant un lien avec la victime (partenaire, un membre de la famille, un collègue…). Selon le HCP, le risque de subir ce type de harcèlement est plus élevé auprès des élèves et étudiantes (34%), les célibataires (30%), les jeunes âgées de 15 à 19 ans (29%), celles ayant un niveau d’enseignement supérieur (25%) et les citadines (16%).

T.E.G.

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