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Analyse

Commerce extérieur: Dans les coulisses des flux

Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5661 Le 24/12/2019 | Partager
Choix technologiques, secteurs matures, projet pilote…
Le défi de l’interopérabilité des guichets uniques
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La complexité dans le transport maritime relève de la multiplicité du nombre d’intervenants. Au port d’Anvers (Belgique), une opération de transport fait intervenir au moins 200 communications et pas moins d’une trentaine d’intervenants, de l’expéditeur au destinataire, en passant par la banque, le transitaire. Grâce à PortNet, cette intégration devient progressivement réalité, avec à la clé l’interconnexion de tous les acteurs autour du guichet unique électronique

Les transactions commerciales transfrontalières entrent peu à peu, depuis 2008, dans un modèle désintermédié, avec des solutions blockchain en mode pilote. Sur la façade atlantique où les ports européens se livrent une rude concurrence, ne pas s’adapter sur le plan technologique est synonyme de perte de volume au profit de la concurrence.

«L’on ne gagne pas d’argent avec la technologie, mais son absence en fait perdre beaucoup», explique Nico De Cauwer, architecte d’entreprise digitalisation & projets communautaires portuaires DI/DB au port d’Anvers. A l’inverse, rien n’est décidé au Maroc où l’on est à l’étape de réflexion.

Selon Fahed Salek, chef de service accompagnement et projets stratégiques à l’Agence de développement du digital (ADD), l’Agence travaille conjointement avec la Direction générale du commerce (DGC) sur la digitalisation des flux commerciaux nationaux et internationaux: «Les choix technologiques ne sont pas encore arrêtés. Mais la blockchain pourrait en faire partie», annonce-t-il.

Des réflexions ont lieu au sein de l’Agence pour élaborer un plan d’action qui vise la création d’un comité interne. In fine, d’autres acteurs seront invités à en faire partie: professionnels, experts… afin d’enrichir la réflexion sur les secteurs les plus matures pour l’adoption de la technologie.

La réflexion sera menée sur le cadre réglementaire, pour enfin dresser une liste de recommandations et aller ainsi vers un projet pilote. Selon le chef de service, une décision est imminente. Dans une opération de commerce extérieur, les parties prenantes ne se limitent pas au Maroc, mais prennent en compte le pays de destination, s’agissant par exemple de l’export.

A ce niveau, la blockchain peut être une solution pour l’intégration de toutes les parties prenantes. L’enjeu étant l’interopérabilité des guichets uniques des pays interconnectés. A ce niveau, une initiative est en cours d’étude par l’International Port Community System Association (IPCSA) (Blockchain bill of lading initiative), portant sur le connaissement(1), un document essentiel pour le commerce extérieur.

Le projet implique une quarantaine de guichets uniques, Port community system, aéroport ou autres organismes en charge du commerce extérieur (plus de 1 million d’utilisateurs). Sauf que la gestion de ce document est coûteuse, sans oublier les entraves à la fluidité des opérations commerciales: pertes, oublis, retards de livraison à l’importateur pour la réception des marchandises…

Le projet permettra d’émettre le document, l’envoyer, approuver à travers une blockchain privée, avec un smart contract, intégrant exportateur, armateur, port... L’enjeu est d’intégrer davantage les chaînes d’informations et logistiques, standardiser le document à l’échelle internationale.

Un autre projet est en cours avec l’Alliance africaine pour le commerce électronique (AACE), pour la mise en place d’une plateforme d’échange de documents de commerce à l’échelle continentale basée sur la technologie blockchain.

M.Ko.

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(1) Contrat par lequel une compagnie de transports maritimes atteste qu’elle a reçu des marchandises à bord d’un bateau (avec en particulier mention de leur nature, nombre, poids, marque, le nom du transporteur et du destinataire, les lieux d’embarquement et de destination, le prix du transport) et par lequel elle s’engage à les remettre à destination, dans l’état où elle les a reçues, sous réserve de péril ou d’accident en mer.

 

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