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    Economie

    Le pommier cherche investisseurs

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5658 Le 19/12/2019 | Partager
    Objectif, favoriser l’intégration de la filière
    Pour permettre aux producteurs d’améliorer leur revenu
    La priorité est accordée à la logistique et la valorisation
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    L’essentiel de l’import des pommes se fait avant l’arrivée à maturité de la production locale: entre février et juin. Sur les 5 dernières années, les volumes importés ont baissé de moitié, suite à l’émergence de l’entreposage frigorifique

    Le pommier a réalisé une grande percée. Surtout en ce qui concerne la production. En revanche, l’aval de la filière, en particulier la logistique et la commercialisation, a peu suivi. Pour dépasser cette contrainte de taille, la région de Midelt, qui concentre 65% des plantations du pommier, vient d’organiser le 1er forum dédié aux investisseurs. Histoire de présenter les potentialités offertes par cette rosacée.

    Le secteur de la pomme est confronté au problème de la distribution où  prédomine une armada d’intermédiaires. Résultat, les prix perçus par les producteurs s’avèrent souvent assez bas. Faute de moyens de stockage sous froid, la plupart des agriculteurs procèdent à la vente sur pied. Le volume stocké ne dépasse guère 22% de la production annuelle.

    L’industrie de la transformation de la pomme en produits  dérivés (vinaigre et jus) est encore faible: seules deux unités sont opérationnelles  avec une capacité de traitement inférieure à 100 tonnes. Le forum a donc pour objectif de drainer des investissements à même d’initier et de promouvoir l’intégration de la filière.

    Le contrat-programme 2011-2020, signé avec  le gouvernement, aurait, selon le ministère de l’Agriculture, satisfait à l’essentiel de ses objectifs. Il ciblait le développement, la diversification variétale et l’intégration de la filière. Avec à la clé l’accompagnement des opérateurs via des subventions visant la micro-irrigation, l’acquisition du matériel agricole et l’équipement en filets anti-grêle des plantations.

    La grêle représente, en effet, une menace récurrente pour le pommier, en particulier dans la région de Midelt. S’ajoutent également le gel et le feu bactérien. Aujourd’hui, l’impact de ces menaces a été sensiblement  réduit, constate un opérateur de la région.    

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    Le Maroc dispose désormais de plusieurs variétés de pommes dont les plus prisées sont: Golden Delicious, Starkdelicious, Starkrimson, Royal Gala et Golden Smoothe

    En ce qui concerne les superficies, les prévisions du contrat-programme ont été dépassées de 61% et celles de production totalement réalisées. Au titre de la campagne 2017-2018, la production nationale du pommier a atteint 700.000 tonnes avec un rendement moyen de 16 tonnes/ha. La quasi-totalité de la production est commercialisée au niveau du marché local.

    La filière bénéficie également d’incitations financières dans le cadre du contrat-programme relatif au développement des industries agroalimentaires, signé entre le gouvernement et les opérateurs en avril 2017. Ces aides portent sur la valorisation et l’exportation des fruits.

    La filière du pommier joue un rôle socio-économique important, notamment dans les zones de montagne  où elle s’adapte le mieux aux conditions du terrain. Elle constitue la principale source de revenu pour une large frange de petits et moyens agriculteurs, participant ainsi à la fixation de la population en milieu rural et à la limitation de l’exode vers les centres urbains. Cette espèce fruitière contribue, par ailleurs, à la préservation de l’environnement à travers la lutte contre l’érosion et la valorisation des terres agricoles marginales.

    La culture du pommier s’étend sur une superficie de l’ordre de 50.590 ha, avec une concentration sur deux régions principales: Drâa-Tafilalet et Fès-Meknès. La première représente 39% des superficies alors que la seconde en détient 28%. Les principales variétés selon l’importance des superficies sont: Golden Delicious, Starkdelicious, Starkrimson, Royal Gala et Golden Smoothe (voir infographie ci-contre).

    Drâa-Tafilalet mise sur les jeunes promoteurs

    Le pommier s’étend sur une superficie de 17.450 ha avec une production moyenne de 400.000 tonnes. Il joue un rôle socio-économique majeur pour la région. Bénéficiant du soutien de l’État dans le cadre du Plan Maroc Vert,  il fait en effet office de secteur générateur d’emploi: 2,24 millions de journées de travail. Il réalise également un chiffre d’affaires de 1,17 milliard de DH. C’est aussi une source de revenu pour 60.000 personnes.
    La région fait également une place de choix aux jeunes diplômés qui veulent s’installer à leur propre compte.  A titre d’illustration, un  projet couvrant 280 ha de terres collectives a été bouclé au profit de 120 jeunes. Doté d’une enveloppe globale de près de 16,7 millions de DH, ce projet, qui vise la valorisation de la production du pommier, est doté d’un générateur anti-grêle et l’équipement de 200 ha en système d’irrigation localisée.

    A.G.

     

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