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    Economie

    Agriculture: L’urgence de l’adaptation au changement climatique

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5650 Le 09/12/2019 | Partager
    Risque de sécheresses prolongées et réduction des précipitations
    Les cultures céréalières les plus exposées

    Le Maroc subit de plein fouet les effets des changements climatiques. Le constat est corroboré par des études de la FAO, de l’Institut national de recherche agronomique et de la Direction de la météorologie nationale. Les projections montrent que l’on s’attend non seulement à une  hausse de  température de 1 à 1,5 °C mais aussi à une réduction des pluies allant jusqu’à 20%.

    «Ceci se traduirait par des sécheresses plus ou moins prolongées», alerte le Comité scientifique de la conférence dédiée qui sera organisé le 12 décembre à Rabat (Voir encadré). L’agriculture étant bien évidemment la plus exposée à ces changements climatiques. Et pour cause, sa dépendance de la pluviométrie. La menace concerne davantage l’agriculture familiale avec comme conséquence le risque d’exode massif des populations rurales qui  en tirent l’essentiel de leur revenu.

    Le rendement agricole, notamment des cultures conduites en bour et celles où le progrès technologique reste faible, serait inévitablement affecté par l’impact des changements climatiques.

    Parmi les effets attendus, une perte de fertilité des sols en raison de la baisse de la matière organique ainsi qu’une chute de productivité. Surtout pour les cultures pluviales. Les cultures qui seront les plus affectées sont l’orge, les blés, l’olivier et les légumineuses alimentaires.

    Face à cet état de fait, le besoin de  planification et de gestion des ressources naturelles essentielles à la production agricole s’avère d’ores et déjà une nécessité impérieuse. En clair, il est urgent de déployer une stratégie d’adaptation de l’agriculture aux changements climatiques. Laquelle devrait s’articuler sur  un ensemble d’actions visant à améliorer la productivité des terres  selon une gestion intégrée associant sols, ressources hydriques et  écosystèmes.

    L’objectif est d’atténuer l’impact des contraintes climatiques. Ces actions seront ensuite déclinées en un package de pratiques d’innovation agro-écologique permettant d’assurer l’adaptation et la résilience des agriculteurs dans leurs contextes agro-climatiques.

    Dans le cas du Maroc, les techniques recommandées par le Comité scientifique se résument en la promotion  de la diversification de l’occupation des sols, de l’irrigation économe, du respect des vocations naturelles des terres  et d’une bonne maîtrise des assolements et de la rotation des cultures.

    Il est également recommandé la reconversion des cultures céréalières dans les zones montagneuses en arboriculture fruitière et l’introduction progressive de systèmes semis direct et du labour minimum. Le tout en accordant plus d’importance aux cultures à cycle court, selon des choix minutieux des dates de semailles.

    Organisation

    La conférence est organisée par le Centre d’excellence et de conseil agricole maroco-allemand (CECAMA) en collaboration avec l’IAV-Hassan II.
    L’objectif de ce forum scientifique, où prendront part une pléiade d’experts et chercheurs marocains et étrangers, est de sensibiliser sur l’évidence de la problématique des changements climatiques et son impact sur l’agriculture. Il vise également à capitaliser sur les mesures d’adaptation instaurées par le Maroc et de partager les bonnes pratiques mises en place.

    A.G

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