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    Economie

    Le nouveau cahier des charges du CESE

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5645 Le 02/12/2019 | Partager
    Chami veut lancer une nouvelle approche pour le développement du Conseil
    Le budget accordé à cette instance recule de 6,3%

    L’agenda du CESE est chargé. Il doit terminer l’étude de sujets dans le cadre de l’auto-saisine et la saisine par d’autres institutions au cours de cette année. Il s’agit notamment de l’intégration régionale du Maroc en Afrique, le dialogue social, la transition énergétique.

    Le plan d’action du Conseil pour 2020 a été décliné devant la Commission des finances de la Chambre des conseillers mercredi dernier. Les rares parlementaires qui ont fait le déplacement ont découvert que le budget de 2020 du CESE a diminué de 6,3% pour s’établir à 109,27 millions de DH l’année prochaine contre 116,61 millions en 2019.

    En matière de recrutement, le PLF 2020 lui a consacré 10 postes budgétaires. Par ailleurs, la liste des sujets qui seront traités au cours de l’année prochaine sera fixée par les instances dirigeantes du Conseil au cours du mois de décembre.

    En tout cas, un grand chantier attend les membres du Conseil qui permettra au nouveau président Ahmed Chami de marquer son territoire, en plaçant la barre haute. L’idée est d’élaborer une nouvelle vision pour le développement de cette instance constitutionnelle.

    Schématiquement, le Conseil devra faire preuve de plus d’ouverture, tout en exerçant une plus grande influence dans la société. Visiblement, le CESE recherche un meilleur rayonnement au niveau national et international et une efficacité à toute épreuve. Ces paramètres peuvent paraître comme un défi pour cette jeune structure.

    En attendant les contours de ce nouveau projet, le président a décliné les réalisations du Conseil au cours de cette année. C’est ainsi qu’il a remis sa copie à la Chambre des représentants qui a demandé son avis sur contribution dans l’élaboration du nouveau modèle de développement.

    De même, le Conseil met les dernières retouches à son étude sur la politique sportive du Maroc, à la demande de la Chambre des conseillers. Le chef du gouvernement n’a pas été en reste. Il a demandé la réalisation d’une étude sur la stratégie nationale en matière de politique immobilière de l’Etat et un plan d’action pour son exécution. Elle est en cours de finalisation et le rapport sera remis à la Primature avant la fin de cette année.

    Le Conseil a lancé d’autres études auto-saisines. L’une porte sur la gouvernance territoriale comme levier du développement équitable et durable. L’autre sur la politique publique dans le domaine de la sécurité des produits alimentaires. Les deux rapports sont en cours d’élaboration et d’approbation.

    Le conseil a également émis des alertes autour notamment de l’eau et la sécurité hydrique, menacées par la surexploitation des ressources. Il a donc préconisé des mesures urgentes pour la prise de conscience des usagers. Il s’agit de stopper l’habitude d’irriguer les surfaces vertes publiques et les terrains sportifs avec de l’eau potable. Il faut veiller à recourir systématiquement aux alternatives durables et économiques en matière d’eau.

    Le Conseil recommande d’élaborer et d’exécuter une stratégie de communication visant à augmenter la prise de conscience de l’importance des comportements visant la protection de l’environnement.

    Promotion de la culture

    Une autre étude a porté sur «la promotion de la lecture, qui démarre par les communes, qui ont une relation directe avec les citoyens», selon Ahmed Chami. Le rapport comprend 30 recommandations pour l’élaboration d’une stratégie nationale qui porte sur l’intégration de la culture dans la politique de développement territorial. En plus, la mise en place d’une bibliothèque numérique à accès gratuit pour la promotion du patrimoine national culturel.

    M.C.

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