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    Changement climatique: Un enfant né aujourd’hui de plus en plus exposé

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5636 Le 19/11/2019 | Partager
    Canicules, sécheresses, inondations ou feux de forêts
    Asthme et risques cardiaques à cause de l’air pollué
    La COP25 prévue du 2 au 13 décembre à Madrid
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    Asthme et risques cardiaques à cause de l’air pollué, infections et malnutrition dues au réchauffement... Un nouveau rapport met en garde contre les risques qui pèsent sur la santé des jeunes générations (y compris au Maroc) si rien n’est fait contre le changement climatique.

    Plus globalement, un enfant qui naît aujourd’hui sera de plus en plus exposé aux phénomènes météorologiques extrêmes: canicules, sécheresses, inondations ou feux de forêts. Publié dans la revue médicale The Lancet avant la Conférence internationale sur le climat (COP25, prévue du 2 au 13 décembre 2019 à Madrid), le document tire la sonnette d’alarme.

    «Si les choses restent en l’état, avec des émissions de carbone élevées et le changement climatique qui se poursuit au même rythme, un enfant né aujourd’hui vivra dans un monde plus chaud de 4 degrés en moyenne d’ici ses 71 ans. Ce qui menacera sa santé à toutes les étapes de sa vie», indiquent les auteurs cités par AFP.

    En effet, les conséquences sur la santé persistent à l’âge adulte et durent toute la vie. D’où la nécessité d’une action urgente pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Ce rapport est l’édition 2019 d’un document publié tous les ans par The Lancet. Intitulé «Compte à rebours sur la santé et le changement climatique», il mesure 41 indicateurs-clés sur ces deux sujets. Il est réalisé en collaboration par 35 institutions, dont l’OMS (Organisation mondiale de la santé), la Banque mondiale et des universités.

    Cette année, les chercheurs se focalisent sur la santé des plus jeunes. Parmi leurs sujets de préoccupation, la pollution de l’air. «Tout au long de l’adolescence et jusqu’à l’âge adulte, un enfant né aujourd’hui respirera un air plus toxique, causé par les combustibles fossiles et aggravé par la hausse des températures», prévoit l’étude. C’est particulièrement préjudiciable pour les jeunes, car leurs poumons se développent encore.

    Diminution de la fonction pulmonaire, aggravation de l’asthme et risque accru de crise cardiaque et d’accident vasculaire cérébral… sont autant de conséquences potentielles. Rappelons qu’au Maroc, les études éco-épidémiologiques ont montré une corrélation positive entre la pollution atmosphérique et la santé de la population. Cette pollution coûte au Maroc chaque année plus de 1,04% de son PIB.

    Ce coût a augmenté depuis 2000 pour atteindre plus de 9,7 milliards de DH (cf. notre édition N°5538 du 19/06/2019). «Les émissions mondiales de CO2 provenant des combustibles fossiles continuent d’augmenter (hausse de 2,6% entre 2016-2018) et les décès prématurés liés aux (particules fines) PM2,5 stagnent à 2,9 millions dans le monde», souligne le rapport scientifique contenant plusieurs données factuelles.

    Autre effet redouté du changement climatique: l’augmentation des épidémies de maladies infectieuses, auxquelles les enfants sont particulièrement sensibles. En cause, le passage à un climat plus chaud et avec davantage de pluies. Cela favoriserait le développement des bactéries responsables des maladies diarrhéiques ou du choléra, ainsi que la propagation des moustiques vecteurs d’infections.

    Sous l’impulsion des changements climatiques, la dengue est la maladie virale transmise par les moustiques qui se propage le plus rapidement au monde. «Neuf des dix années les plus propices en matière de transmission de la dengue ont eu lieu depuis l’an 2000, permettant aux moustiques d’envahir de nouveaux territoires en Europe», selon les chercheurs. Ils s’inquiètent aussi des phénomènes de malnutrition que pourrait provoquer la hausse des températures, en entraînant une diminution des récoltes et donc une hausse des prix des denrées alimentaires.

    Les experts jugent crucial de limiter le réchauffement à moins de 2 °C comme le prévoit l’Accord de Paris. Ils réclament que les impacts des changements climatiques sur la santé soient au premier plan de l’agenda de la COP25, début décembre à Madrid.

    F. Z. T.

     

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