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    Economie

    Croissance: A peine 2,6% au quatrième trimestre

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5611 Le 10/10/2019 | Partager
    La valeur ajoutée hors agriculture serait à 3,2%
    Ralentissement de la demande adressée au Maroc
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    La demande mondiale adressée au Maroc serait à 1,3% dans un contexte marqué par la montée du protectionnisme, le Brexit et les risques géopolitiques au MoyenOrient

    Les prévisions du Haut-Commissariat au plan se suivent et se ressemblent: la croissance s’établirait à  2,6% du PIB au quatrième trimestre  contre 2,8% l’année dernière. La baisse de la  valeur ajoutée agricole de 2,5% affaiblit le moteur de l’activité économique. Ce qui renvoie encore une fois au difficile décrochage de l’économie de l’aléa climatique.

    Les autres composantes du PIB améliorent leur valeur ajoutée, mais le rythme reste lent: 3,2% attendus au dernier trimestre de l’année. La demande mondiale adressée au Maroc devrait également ralentir (+1,3%), le contexte international étant marqué par la montée du protectionnisme et les risques géopolitiques au Moyen-Orient. En tout cas, la croissance du commerce mondial ne dépasserait pas 0,9% et terminerait l’année sur un rythme trois fois moins soutenu qu’en 2018.

    Au troisième trimestre, les statistiques du HCP rendent compte de la morosité de l’activité économique. Le PIB n’a progressé que de 2,4% en raison de la décélération des activités hors agriculture. Celles-ci ont  évolué de 3,1%, soit 0,2 point de moins que l’année dernière.

    Elles ont été impactées par la décélération de la valeur ajoutée du secteur secondaire sous l’effet du ralentissement de la valeur ajoutée de l’électricité et des faibles performances des mines et de la construction. Les activités minières se retrouvent dans une phase de croissance volatile avec une valeur ajoutée en retrait de 1,2% au deuxième trimestre avant de remonter de 1,7% au troisième trimestre.       

    Dans les industries manufacturières, la valeur ajoutée a augmenté de 2,6% profitant du redressement de 3,7% des industries chimiques. Le textile/cuir semble bien se porter. Depuis le début de l’année, il est orienté à la hausse, bénéficiant ainsi de la dynamique des exportations à l’étranger.

    En revanche, la croissance des industries agroalimentaires a ralenti suite à une légère décélération de la demande extérieure. La construction subit le contrecoup de la faible demande adressée à l’immobilier résidentiel dans un contexte de recul de 0,6% des crédits accordés aux promoteurs immobiliers.

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    De leur côté, les activités tertiaires ont progressé de 2,8%, contribuant ainsi pour 1,3 point à la croissance économique. La demande mondiale adressée au Maroc a été impactée par la montée du protectionnisme, le Brexit et le ralentissement de la croissance mondiale. Celle-ci a progressé de 1,6% contre 4,9% un an auparavant. Les exportations ont évolué de 8,8%, bénéficiant notamment de la bonne tenue de l’aéronautique et du textile.

    Dans l’automobile, le segment construction a subi l’effet du repli des ventes au niveau mondial, particulièrement en Europe et en Chine, alors que le segment câblage est orienté à la hausse. Les  phosphates et dérivés sont impactés par le repli des cours mondiaux.

    Pour sa part, la demande intérieure a connu une légère hausse. La consommation finale des ménages (3,5%) soutient toujours la croissance économique. Les dépenses de consommation sont tirées par la hausse de 4,8% des crédits à la consommation et de 3,1% des transferts des MRE.

    La consommation des administrations publiques a progressé de 2,8% en lien avec l’évolution des dépenses de fonctionnement du budget général. La formation brute de capital (FBC) a progressé de 2,6%, contribuant ainsi pour 0,9 point au PIB. Durant ce trimestre, l’investissement en produits industriels s’est poursuivi comme l’attestent la hausse des importations des biens d’équipement et  l’accroissement de 2,1% des crédits à l’équipement.

    Dans les travaux publics (une autre composante de la FBC), l’investissement est également sur une tendance haussière, tiré en particulier par les chantiers d’infrastructure de base. En revanche, l’immobilier ralentit sous l’effet de la faible demande adressée au logement résidentiel dans toutes ses catégories.

    Khadija MASMOUDI

     

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