×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Indice de compétitivité: Mieux que les autres... mais

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5611 Le 10/10/2019 | Partager
    Le Maroc garde sa position dans le classement 2019 du WEF
    Préoccupations: enseignement, compétences, capital humain…
    Points forts: infrastructure, système financier, maîtrise de l’inflation…
    indice_competitivite_011.jpg

    Cette année, les Etats-Unis ont perdu leur statut d’économie la plus compétitive au profit de Singapour. Bien positionné dans la région, le Maroc fait mieux que la Tunisie (87e) et l’Algérie (89e)

    En pointant au 75e rang sur 141 pays (soit la même place que lors de l’édition 2018: 75e/140), le Maroc stagne dans le classement annuel du Forum économique mondial (WEF) sur la compétitivité. Par rapport à l’année dernière, le Royaume a amélioré légèrement son score de 1,5 point. Le WEF évalue chaque année les facteurs de productivité et de prospérité des pays. Sur le pilier de la stabilité macroéconomique, le Maroc est arrivé 43e sur un total de 141 pays.

    Avec un score de 90, il reste parmi les meilleurs élèves au monde en matière de maîtrise de l’inflation. Et garde la note maximale (100) au même titre que plusieurs autres pays. Le travail de Bank Al-Maghrib a donné ses fruits. Des améliorations sont enregistrées aussi du côté de la dynamique de la dette. Le WEF accorde au pays le score de 80 et est ainsi classé 43e sur le total des pays.

    Il y a quelques jours, l’agence de notation financière Standard & Poor’s a relevé la perspective de la note souveraine de négative à stable (cf. notre édition N° 5608 du 07/10/2019). Ce relèvement prend en compte les efforts de consolidation budgétaire et une amélioration du déficit du compte courant sur les deux prochaines années.

    Les anticipations de croissance sur les trois prochaines années (avec une moyenne autour de 4%) sont des éléments qui ont contribué à l’amélioration des perspectives. Pour le WEF, le Maroc dispose d’un bon système financier (49e rang) et accumule une bonne solidité des banques (30e). L’analyse de l’écart du ratio crédit/PIB est globalement maîtrisée.

    Sur le volet des infrastructures et des équipements de base, le Maroc est classé 53e. Il continue d’être récompensé pour ses efforts et a de bonnes notes par rapport à la qualité des infrastructures routières, ferroviaires et portuaires. Le port de Tanger Med ou  encore le projet de la ligne à grande vitesse (LGV) entre Tanger et Casablanca lui permettent de bien se positionner. 

    Avec le lancement du port Tanger Med II, c’est une nouvelle ère qui s’ouvre pour le secteur portuaire marocain. Tanger Med II a nécessité plus de 26 milliards de DH d’investissements, dont la moitié des fonds publics. Ce qui lui permet de devenir le premier port d’Afrique et de figurer dans le top 50 des terminaux mondiaux (cf. notre édition N° 5546 du 01/07/2019).

    Quant à la sécurité, le Maroc confirme son classement des pays les plus sûrs du monde. Il est très bien situé: 20e rang. Pour obtenir ce résultat, le WEF s’est basé sur plusieurs critères: crime organisé, taux d’homicides (pour 100.000 habitants), incidence du terrorisme et fiabilité des services de police.

    Les auteurs du rapport ont évoqué aussi les obstacles liés au climat des affaires. Pour cela, ils ont étudié plusieurs volets tels que les institutions (45e), les infrastructures (53e), les nouvelles technologies (97), l’environnement économique (43e) et la santé (91e). Le pays a été jugé aussi en matière du commerce et des services (60e) ou encore l’incidence de la corruption (62e).

    Les options marocaines en matière d’ouverture commerciale (100e) ont été aussi analysées. Le Royaume est classé 20e sur le critère de la prévalence des barrières non tarifaires. Celles-ci entravent l’expansion des échanges extérieurs. Toutefois, trois autres facteurs sont à prendre en compte: les tarifs commerciaux et leur complexité ainsi que l’efficacité du dédouanement.

    Le rapport du WEF attire encore une fois l’attention sur deux grandes préoccupations: compétences et innovation. Les Etats qui misent sur ces deux volets dans leurs politiques économiques «sont davantage couronnés de succès», selon le président du WEF, Klaus Schwab.

    Le Maroc se situe toujours en queue de peloton sur le pilier «compétences» puisqu’il est classé 111e. Main-d’œuvre actuelle et future, qualité de la formation professionnelle, compétence des diplômés… des efforts doivent être consentis.

    L’accès à une main-d’œuvre qualifiée et compatible aux besoins du marché du travail constitue une préoccupation pour le milieu des affaires. Les exigences administratives, la bureaucratie, la lourdeur des impôts et la capacité insuffisante à innover sont autant de critères à évaluer.

    Le WEF relève une pensée critique dans l’enseignement. Là aussi, le rang du pays est médiocre: 121e. Il tire des boulets aussi du côté «capital social ou humain»: 130e sur 141 pays. Le challenge est d’avoir une meilleure adéquation entre la formation et l’emploi et de favoriser l’intégration.

    Tendance de l’ouverture des économies

    Très attendu dans le monde des affaires, «The Global Competitiveness Report 2019» donne un aperçu sur les pays qui ont su booster l’investissement. L’indice global de la compétitivité donne aussi la tendance de l’ouverture des économies et leur perspective de croissance. La partie concernant le Maroc a été réalisée avec la participation de la CGEM et la Commission climat des affaires et partenariat.

    Fatim-Zahra TOHRY

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc