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    Economie

    Bourse: La trésorerie des entreprises sous pression

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5607 Le 04/10/2019 | Partager
    La situation s’est encore tendue au 1er semestre
    Hors entreprises financières, la dette nette du marché a augmenté de 7,8%
    Toutefois, Maroc Telecom seul pèse plus de 4/5e de la hausse
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    Hors Maroc Telecom, la hausse de la dette nette du marché affiche une hausse modérée de 1,4%. En revanche, les trésoreries des entreprises restent sous pression

    En début d’année, des banquiers s’étaient inquiétés de la situation financière des entreprises et craignaient une accélération des impayés. Sur les huit premiers mois de l’année, les créances en souffrance des entreprises non financières ont augmenté de 1% à 39 milliards de DH.

    La situation est moins critique qu’anticipée. Cependant, les bilans des entreprises, en particulier celles qui sont cotées en Bourse, ne sont pas vraiment rassurants. De quoi donner des raisons de s’inquiéter pour leurs banquiers et leurs fournisseurs.

    Toutefois, ce tableau général ne reflète pas les situations sectorielles, ni individuelles. En moyenne, la dette nette des sociétés du Masi a représenté 63% des fonds propres à fin juin 2019, selon CDG Capital Research. Le ratio d’endettement s’est dégradé de 6 points par rapport à la même période l’année dernière.

    Cette détérioration est attribuable d’une part à la forte baisse des profits au 1er semestre (-11%). Ce qui a impacté l’évolution des capitaux propres. A contrario, la dette a augmenté de 7,8% à 61,5 milliards de DH, avec un détail non négligeable. Une seule entreprise, en l’occurrence Maroc Telecom, est à l’origine de 87% de la hausse de la dette du marché. Le groupe a distribué 6 milliards de DH de dividendes en juin dont une partie a été financée par la dette bancaire.

    Ceci a temporairement un impact significatif sur la dette court terme du marché. En excluant Maroc Telecom, la dette des sociétés cotées affiche une hausse de 1,4%. Ceci atténue la hausse du taux d’endettement moyen du marché. En revanche, l’analyse des bilans au premier semestre montre la persistance de la tension sur les trésoreries dans certains secteurs.

    En dehors des sidérurgistes et des sociétés de construction métallique, qui sont les cas les plus visibles en raison de la présence de certaines structures en Bourse, un grand nombre d’entreprises souffrent des mêmes problèmes.

    Pour pallier ces difficultés, les entreprises vont soit renégocier les lignes de découvert ou bien les répercuter sur leurs fournisseurs. D’où l’envolée des délais de paiement sur le marché. Mais peu investissent dans des outils pour optimiser le besoin en fonds de roulement.

    Aujourd’hui, les banques sont plus regardantes sur les dépassement de lignes de découvert et l’entrée en vigueur de la circulaire 19G sur la classification et le provisionnement des créances va renforcer cette attitude.

    F.Fa

     

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