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    Dossier Spécial

    Attention à la tromperie sur marchandise!

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5596 Le 19/09/2019 | Partager
    Des masters déguisés, facturés au prix fort
    Entre cursus, ne faites plus d’amalgame
    Les parcours «executive» ne sont pas forcément pour les patrons
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    Entre MBA, executive MBA, master et executive master, les candidats peuvent se perdre. Avant de vous lancer, mieux vaut bien vous renseigner afin de choisir le diplôme qui correspond à vos besoins.

    Pour s’inscrire en MBA, plusieurs ingrédients comptent dans le choix des candidats: Le ranking, le prix, le corps enseignant… L’effort financier à fournir et l’engagement personnel à déployer étant importants, les personnes intéressées par ce prestigieux cursus sont généralement très regardantes sur les offres proposées.

    Mais le risque de se tromper est aussi bien réel. Et pour cause, certains établissements peuvent proposer tout simplement de faux MBA! Jouant sur le marketing, et parfois la confusion autour de ce label, ils peuvent, par exemple, déguiser un executive master en MBA. Et forcément, le tarif exigé est beaucoup plus cher.

    «Le MBA est destiné aux hauts potentiels, des cadres expérimentés et aspirant à des fonctions de top management ou à un changement de carrière. Le prix est donc plus élevé. Le master, lui, est ouvert à des profils ne justifiant pas ou peu d’expérience. Il est généralement accessible aux jeunes, donc forcément moins cher», explique Hassan Sayarh, DG de HEM Business School.

    Pour ne pas se tromper, il faudrait d’abord savoir faire la différence entre les diplômes: MBA, executive MBA, master et executive master.  Le MBA a pour vocation d’offrir à des profils spécialisés dans des domaines particuliers (finance, marketing, ingénierie…) une «double compétence», celle de manager.

    Déjà dotés de compétences techniques et d’une expérience terrain, ils cherchent à conceptualiser les savoirs accumulés, à acquérir des fondements théoriques. Le diplôme leur accorde, en outre, des aptitudes, et de la légitimité, pour convoiter des postes de top management, ou pour fonder leur propre business.

    «La formation en MBA est forcément généraliste. Elle touche toutes les fonctions de la gestion des entreprises», insiste Sayarh. Proposer un MBA spécialisé en finance, marketing… serait donc une hérésie, ou un simple artifice marketing. «Le programme doit, effectivement, être complet et couvrir toutes les dimensions du management, y compris le développement personnel et le leadership», confirme Mourad El Mahjoubi, directeur de l’emlyon business-school Africa. «Il existe d’autres gages de qualité, comme les accréditations internationales, notamment l’AMBA, pour le cas des MBA», ajoute-t-il.  

    La spécialisation est le propre du master. Son but est d’approfondir la maîtrise d’un domaine précis, ou un secteur donné.

    Pour sa part, le terme «executive» renvoie généralement vers un parcours réservé aux dirigeants. Or, ce n’est pas forcément le cas. Les «executive» diplômes sont d’abord des cursus à temps partiel, adaptés aux candidats souhaitant à la fois étudier et garder leur activité professionnelle. Un executive MBA est ainsi en part time, tandis que le MBA tout court est en principe en full time. Néanmoins, contraignant et peu demandé, le full time est de plus en plus rare à l’échelle mondiale.

    Au Maroc, il est introuvable. «La différence entre le MBA et l’executive MBA réside dans le profil des candidats intégrant ces programmes. Le premier est destiné aux personnes justifiant d’une expérience de 3 à 5 ans, tandis que le deuxième est proposé à ceux cumulant une carrière de 10 ou 15 ans», précise Mourad El Mahjoubi.

    L’executive MBA en part time est ainsi plus attrayant pour des cadres âgés d’une quarantaine d’années ou plus, et endossant de fortes responsabilités, à la fois professionnelles et personnelles. «Son contenu est ainsi de plus en plus orienté vers les cadres dirigeants expérimentés», souligne El Mahjoubi.

    Au final, le choix du diplôme dépend des objectifs de carrière, du potentiel et des contraintes des candidats. Avant de se lancer, mieux vaut se poser les bonnes questions.

    Comment bien choisir?

    Hormis la pertinence des contenus, d’autres critères permettent de renseigner sur la qualité d’un MBA. Pour Nada Biaz, DG du groupe ISCAE, dont l’executive MBA fait partie des mieux cotés au Maroc, la réputation de l’établissement, son positionnement qualitatif, ses missions, ses valeurs et son rayonnement national et international sont essentiels. L’accréditation est, également, une garantie importante. Le label international AMBA est la référence pour les MBA. L’ISCAE est pratiquement le seul établissement marocain disposant de cette accréditation. Des écoles françaises, comme l’emlyon et Toulouse business-school, proposent aussi des cursus accrédités AMBA au Maroc. Biaz insiste, en outre, sur la sélectivité et la qualité des participants, car cela conditionne le niveau des échanges et du network à développer. Sans compter la flexibilité des plannings. Certaines écoles se distinguent avec des doubles diplômes ou des voyages et visites à l’étranger. A HEM, par exemple, le programme débouche sur un double diplôme avec l’université Paris Dauphine. A l’emlyon, des visites d’entreprises à l’international et des «learning trips», à la Silicon Valley, en France, en Chine… sont offerts. A l’ESCA école de management, aussi, la dimension internationale est mise en avant, avec des intervenants internationaux et déplacements à l’étranger. 

    Ahlam NAZIH

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