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    Economie

    Comptes régionaux: Trois pôles concentrent 60% du PIB

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5593 Le 16/09/2019 | Partager
    La création des richesses est essentiellement assurée par l’industrie et les services
    L’écart économique inter-régional s’accentue en 2017
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    En 2017, le PIB par habitant s’élève à 30.510 DH au niveau national. Cinq régions présentent un PIB par habitant supérieur à cette moyenne. Il s’agit des régions de Dakhla-Oued Ed-dahab (84.949 DH), Casablanca-Settat (47.694 DH), Laâyoune-Sakia Al Hamra (45.419 DH), Rabat-Salé-Kénitra (36. 420 DH) et Guelmim-Oued Noun (34.317 DH)

    Point de changement dans la création des richesses. Les mêmes régions restent en pole position. A elles seules, trois régions concentrent près de 60% du PIB en 2017. Il s’agit de Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kénitra et Tanger-Tétouan-Al Hoceïma.

    Et c’est dans ces  régions où sont également concentrées les activités du secteur secondaire. Elles ont participé en moyenne pour 56 à la valeur ajoutée nationale. D’un autre côté, près de 60% de la richesse créée par les activités tertiaires est à imputer  aussi aux trois régions.

    Elles sont directement suivies par 4 régions qui se partagent 30%. (Voir infographie ci-contre). Le reste, soit cinq entités,  détient les 10%. Dans ces conditions, les disparités en ce qui concerne la création des richesses  entre les régions se sont accentuées, relève le HCP dans sa dernière note sur les Comptes régionaux.

    D’où le creusement de l’écart entre les différentes régions et le PIB régional moyen. Sur une année, il s’est accentué d’environ 2 milliards de DH passant de 60,4 milliards en 2016 à 58,1 milliards de DH en 2017.

    L’explication réside dans la capacité des régions à développer les secteurs des services qui génèrent la moitié des richesses en 2017. Mais le constat n’est pas à généraliser pour l’ensemble des régions qui concentrent la grosse part de ces activités.

    A titre d’exemple, les provinces du Sud, où les services prédominent entre 60 et 70%, affichent les parts les plus faibles à la participation aux activités industrielles et à la création d’emploi. C’est le cas des régions de Guelmim-Oued Noun, Dakhla-Oued Ed-dahab et Laâyoune-Sakia Al Hamra.

    Cependant, les activités secondaires (industrie, mines, électricité et eau et bâtiment et travaux publics) arrivent au deuxième rang en termes de création de richesses. Selon le HCP, elles représentent en moyenne 26,2% du PIB en 2017. Quatre régions affichent des parts supérieures à cette moyenne: Casablanca-Settat avec 35,2%, Béni Mellal-Khénifra, 34,9%, Tanger-Tétouan-Al Hoceïma 34% et Laâyoune-Sakia Al Hamra 28,2%.

    Les activités primaires (agriculture et pêche) constituent 12,4% du PIB au niveau national. Leur contribution  à la création des  richesses dépasse, dans la majorité des régions, cette moyenne. Ces activités contribuent pour 27,1% au  PIB de la région de Dakhla-Oued Ed-dahab, 21,7%   de Fès-Meknès, 18,7%  Béni Mellal-Khénifra, et 18,4% au PIB de la région de Souss-Massa. La région de Casablanca-Settat affiche, quant à elle, la part la plus faible avec 5,3%.

    En volume, les comptes régionaux font ressortir des disparités des taux de croissance du PIB entre les régions. Sept régions ont enregistré des taux de croissance supérieurs à la moyenne nationale (4,2%). Deux régions (Casablanca-Settat et Marrakech-Safi) ont marqué des taux de croissance proches de la moyenne nationale, soit 4 et 3,9% respectivement.

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    Sept régions réalisent 90% du PIB. Leur contribution est surtout stimulée par les activités secondaires et les services. La part cumulée de ces activités avoisine les 78%

    Les autres régions ont présenté des taux de croissance inférieurs à la moyenne nationale avec 1,1 % dans les régions de Souss-Massa  et de Drâa-Tafilalet, et 0,8% dans la région de Fès-Meknès.

    Par ailleurs, 30,4% de la croissance nationale est à mettre à l’actif de la région de Casablanca-Settat dont la contribution  à la croissance du PIB  a été de 1,3 point. Rabat-Salé-Kénitra et Tanger-Tétouan-Al Hoceïma ont participé pour un tiers à la croissance du PIB, soit 1,4 point et 0,8 respectivement. Les neuf régions restantes ont contribué pour un peu plus du tiers de la croissance enregistrée en 2017 soit 1,5 point.

    Les activités du secteur primaire restent l’apanage d’un nombre limité de régions; six régions ont créé un peu plus des deux tiers de la valeur ajoutée du secteur. En effet, les régions de Rabat-Salé-Kénitra, Fès-Meknès, Casablanca-Settat Marrakech-Safi, Souss-Massa et Béni Mellal-Khénifra ont contribué pour 76,7% à la création de la valeur ajoutée du secteur primaire au lieu de 75,8% en 2016.

    Dans les autres régions, le PIB par habitant s’est situé entre 16.201 DH, enregistré dans la région de Drâa-Tafilalet et 30.216 DH dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma. Mais dans tous les cas, il est constaté un creusement de l’écart entre les revenus. Cet écart s’est établi à 12.622 DH en 2017 contre 11.492 une année auparavant. C’est ce qui explique également les disparités relevées en ce qui concerne les dépenses de consommation finale.

    Deux régions, Casablanca-Settat et Rabat-Salé-Kénitra, concentrent 40% de ces dépenses. Elles sont suivies par Fès-Meknès, Tanger-Tétouan-Al Hoceïma,  Marrakech-Safi, de Souss-Massa et l’Oriental qui totalisent 48,5% des dépenses de consommation.

    Dans ces conditions, les disparités des dépenses de consommation se sont légèrement creusées. L’écart absolu moyen entre la DCFM des différentes régions et la DCFM régionale moyenne a atteint 33 milliards de DH en 2017 au lieu de 31,7 milliards de DH en 2016.

    Rapportées à la population, les dépenses de consommation des ménages affichent des niveaux supérieurs à la moyenne nationale (17.499 DH en 2017) dans six régions. Alors que les six autres se placent en dessous de la moyenne.  L’écart absolu moyen est passé de 2.658 DH en  2016 à 2.734 DH en 2017.

    A.G.

     

     

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