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    Dossier Spécial

    Dans vos CV, mettez des soft skills!

    Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5589 Le 10/09/2019 | Partager
    Classes inversées, langues, problem based learning… les écoles s’adaptent
    Agilité, adaptabilité, créativité... les qualités recherchées par les recruteurs
    Des atouts pour gravir les échelons en entreprise aussi
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    L’accélération des changements induits par le numérique a créé un nouveau contexte appelé Vuca, acronyme anglophone désignant la volatilité, l’incertitude (uncertainty), la complexité et l’ambiguïté. Offrir la meilleure chance d’employabilité aux étudiants c’est donc les aider à développer leurs soft skills

    Fini le temps où seul le diplôme pouvait donner accès à un emploi. Aujourd’hui, les employeurs sont désormais de plus en plus attentifs aux compétences comportementales, plus communément appelées soft skills. Ils sont à la recherche de collaborateurs pouvant faire preuve d’adaptabilité et de rigueur, et apporter une réelle valeur ajoutée à la chaîne de production.

    Les entretiens d’embauche sont ainsi davantage axés sur les savoirs comportementaux, les compétences relationnelles et le savoir-être, plus que sur le savoir-faire. Face à la transformation digitale, les dirigeants d’entreprises sont, également, en quête de profils agiles et capable de s’adapter à un environnement dont les caractéristiques varient quotidiennement.

    Pour assurer sa réussite professionnelle, il faut donc capitaliser en grande partie sur les soft skills. Les écoles ont bien compris le défi qu’elles ont à relever. Elles déclinent donc des modules axés sur le développement personnel de leurs étudiants, les aidant à s’insérer plus rapidement sur le marché du travail.

    «Notre objectif à l’Esca est de former des lauréats polyvalents, ouvert sur le monde, socialement responsables, sachant communiquer, dotés d’un esprit entrepreneurial et à même de résoudre les problèmes et les situations complexes de management. Ces six soft skills sont primordiaux dans nos programmes», indique Salma Maoufoud, directeur académique de la Business-school.

    Les établissements prévoient aussi des cours pour le renforcement des capacités de prise de décision, ou encore, l’utilisation des nouvelles technologies. A HEM par exemple, plusieurs activités sont programmées (obligatoires ou facultatives) durant tous les semestres. Parmi elles, l’on retrouve Creatis et Prolib.

    «Le premier est une sorte de classe ouverte où l’enseignant donne un sujet avec quelques directives, et les étudiants disposent d’un délai fixe pour proposer une solution ou des éléments de réponse», explique Hassan Sayarh, directeur général de l’école.

    Le second est un projet terrain, à caractère managérial, social ou citoyen. Il est étalé sur une année universitaire et mené en groupes de 5 à 8 étudiants. Il peut prendre la forme de plusieurs mini-projets ou actions. «L’objectif de ces modules est de permettre à l’étudiant de travailler d’une manière méthodique, et de leur démontrer que quel que soit le contexte, ou l’activité, la méthode et la rigueur sont pratiquement les mêmes. Il faut donc qu’ils les acquièrent», souligne Sayarh.

    L’ouverture sur le marché mondial et la quête de nouveaux partenariats internationaux imposent aux cadres d’être en mesure de mener des négociations, et d’être excellents en anglais. Maîtriser les langues étrangères est donc un atout de taille à faire valoir sur son CV.

    «Aujourd’hui, le monde du management est en interconnexion. Nous devons former des managers internationaux qui intègrent les dimensions liées au multiculturalisme, à l’ouverture internationale,  à même de travailler dans l’environnement des multinationales et de gérer des projets transnationaux», insiste Mohamed Derrabi, directeur du campus casablancais de Toulouse Business-school. 

    Au-delà de la première étape de l’entretien d’embauche, les soft skills  sont aussi une vraie carte à jouer pour grandir au sein de l’entreprise.

    Autre qualité faisant l’unanimité chez les employeurs: Le mindset du «problem solver». Ce genre de profil porte la valeur du travail, est  engagé à livrer les résultats escomptés, justifie d’une bonne dose d’autonomie et apporte de la valeur ajoutée au sein de son équipe.

    Plus le candidat est optimiste, créatif, doté d’un esprit d’équipe... Plus il aura de chance de séduire les recruteurs. Toutefois, les employeurs s’accordent à dire que la perle rare, à savoir le profil à la fois armé de compétences techniques et comportementales, reste difficile à trouver.

    «Pour garantir le développement de ces soft skills, nous avons mis en place un système d’assurance qualité (Assurance Of Learning). Ce dispositif permet de mesurer le développement des compétences en soumettant les étudiants à différentes activités d’évaluation, et en procédant à des enquêtes auprès des lauréats et de leurs employeurs», explique la directrice pédagogique de l’Esca. «En fonction des résultats nous réadaptons nos programmes et les enrichissons», souligne-t-elle.

    Les classes inversées sont, par ailleurs, en train de se généraliser dans plusieurs établissements. L’étudiant devient acteur de sa formation et évolue sous l’encadrement de son professeur. La classe se transforme en lieu de débats et d’échanges, où l’étudiant est responsabilisé quant à son apprentissage. Il libère ainsi son potentiel, sa créativité, et apprend à travailler dans un climat d’entraide et de communication.

    Vie associative: Le premier pas vers le monde du travail

    Certains établissements mettent en place dans leur cursus le pôle «vie associative», obligatoire pour valider l’année. Adhérer à une association ou à un projet humanitaire est à la fois un vecteur d’épanouissement personnel et un tremplin professionnel pour les étudiants. A bien des égards, c’est une première expérience professionnelle. En effet, les étudiants sollicitent le soutien financier d’entreprises, travaillent en équipe, se fixent des objectifs et des délais à respecter. De plus, au-delà de l’engagement associatif, cela permet aux jeunes d’acquérir de nouvelles compétences et de définir un vrai projet professionnel.

    T.E.G.

     

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