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    International

    USA: La machine économique se grippe

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5587 Le 06/09/2019 | Partager
    Guerre commerciale, droits de douane, coup de griffe à la Fed…
    Le monde des affaires inquiet
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    Guerre commerciale, tarifs douaniers, Fed… lesquels de ces trois entraveraient la croissance économique? A en croire Donald Trump, c’est les résolutions de la Banque centrale américaine qui posent problème. Le président américain s’est insurgé aussi contre le niveau élevé du dollar.

    Tout en répétant que l’économie est en pleine forme, il s’est récemment montré inquiet de cette croissance plus faible alors qu’il entre en campagne pour sa réélection en 2020. Il avait promis de forts rythmes d’expansion de 3%, voire 4%.

    Les craintes que la guerre commerciale sino-américaine nuise à l’économie américaine et pousse le monde vers la récession se sont répercutées sur les marchés mondiaux cet été. La Bourse et le marché obligataire sont très volatils.

    Le commerce s’affaiblit. Au 2e trimestre, les exportations américaines ont chuté plus fortement que précédemment estimé à -5,8%, coûtant 0,7 point de croissance au PIB. Le département du Commerce avait annoncé que l’expansion de la première économie mondiale avait été révisée en légère baisse à cette période, pour s’établir à 2% d’avril à juin.

    Ce niveau est resté solide grâce aux consommateurs. La progression de leurs dépenses a atteint 4,7%, son meilleur score en presque cinq ans. Mais si l’escalade tarifaire entre les deux grandes puissances se durcit, il n’est pas sûr que le consommateur puisse poursuivre sur sa lancée!

    L’administration Trump avait aussi fait état d’une baisse des investissements des entreprises (-0,6%). De nombreuses fédérations professionnelles avaient mis en garde contre les effets néfastes des droits de douane supplémentaires sur les produits importés de Chine. De leur côté, les entreprises (qui ont de plus en plus de difficultés à se projeter) prévoient de ralentir leurs investissements. Les incertitudes mondiales demeurent leur principale préoccupation.

    Promettant d’agir pour préserver la croissance, la Fed garde espoir. Elle a noté dans son apport économique que malgré le conflit commercial, la majorité des entrepreneurs restent optimistes à court terme notamment dans les secteurs des services, de la consommation et du bâtiment.

    Les marchés financiers sont très volatils à cause de plusieurs facteurs: tensions commerciales, Brexit, ralentissement mondial… Ils s’attendent à ce que la Banque centrale des Etats-Unis baisse à nouveau légèrement les taux d’intérêt d’un quart de point de pourcentage. Une décision qui sera discutée lors de la prochaine réunion du Comité monétaire prévue les 17 et 18 septembre. D’ici là, l’intervention de Jerome Powell, lors d’un panel ce vendredi à Zurich en Suisse, est très attendue.

    Avec la Chine, le dialogue maintenu

    La Chine a annoncé être convenue avec les Etats-Unis de maintenir le dialogue. Des négociations sont prévues début octobre, au moment où la guerre commerciale commence à affecter durement leur économie. De nouvelles surtaxes douanières réciproques sont en ligne de mire. Les Etats-Unis appliqueront désormais d’ici à mi-décembre des droits de douane punitifs sur la quasi-totalité du commerce chinois. Pékin a répliqué en les augmentant sur 75 milliards de dollars de biens américains. Elle a par ailleurs déposé une plainte à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en réaction aux nouvelles sanctions américaines. Plusieurs instituts ont déjà revu à la baisse les prévisions de croissance de la Chine pour l’an prochain à moins de 6% (contre 6,6% en 2018). Ce qui serait son rythme le plus lent en près de 30 ans.

    F. Z. T.

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