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    International

    Brexit: Jamais deux sans trois?

    Par L'Economiste | Edition N°:5587 Le 06/09/2019 | Partager
    Un report de plus en plus probable
    Un nouveau vote sur des élections anticipées

    Les Européens pourraient être à nouveau confrontés à l'épineuse question d'un report du Brexit, après les rebondissements de la crise politique à Londres. L'accord de retrait négocié pendant 18 mois par l'UE et l'ex-Première ministre Theresa May a été rejeté à trois reprises par le Parlement britannique. Celui-ci doit décider lundi prochain de la tenue d'élections anticipées, nouvelle péripétie dans la saga du Brexit au dénouement toujours inconnu. Voici les principaux scénarios:

    ■ Nouveau report: Prévu initialement le 29 mars 2019, le Brexit a été déjà reporté à deux reprises, faute d'unanimité du Parlement sur les formes qu'il doit prendre. Une loi votée mercredi 4 septembre par les députés devrait être adoptée par la Chambre des Lords dans les jours qui viennent. Elle contraint le Premier ministre Boris Johnson à demander à l'UE un report de trois mois, jusqu'à fin janvier 2020. Sa crédibilité est en jeu car il a affirmé haut et fort qu'en aucune circonstance il ne demanderait un tel report, qui devra aussi être approuvé par les 27 pays membres de l'UE.

    ■ Elections anticipées: Elles paraissent désormais inévitables, mais leur timing reste à déterminer. Pour l'opposition travailliste, il serait plus avantageux qu'elles aient lieu après le 31 octobre car cela affaiblirait la position de Boris Johnson, qui s'était engagé à sortir son pays de l'UE coûte que coûte avant cette date. Pour le Premier ministre, ce scrutin est vital puisqu'il a perdu sa majorité au Parlement, après la défection de 23 députés en trois jours, dont son propre frère Jo. Mais il voulait les organiser le 15 octobre, laissant ouverte la possibilité d'un Brexit sans accord. Sa stratégie est claire: «après avoir éliminé du parti les opposants à un no-deal, il compte récupérer les voix du Parti du Brexit de Nigel Farage, qui avait cartonné aux élections européennes, pour se refaire une majorité».

    ■ Brexit sans accord: Les discussions entre les deux parties n'aboutissent pas. A bout de patience, Bruxelles refuse de reporter une troisième fois le Brexit. Le Royaume-Uni quitte l'Union européenne sans accord de retrait le 31 octobre. Ce scénario est particulièrement redouté par les milieux économiques. Ces derniers craignent une dégringolade de la livre, une chute des exportations, une envolée de l'inflation, voire une récession, avec le rétablissement de droits de douane et le spectre de pénuries de produits alimentaires, d'essence et de médicaments. Le gouvernement multiplie les annonces de milliards destinés à encaisser le choc du Brexit. Pourtant, même après une sortie sans accord, il devra retourner à la table des négociations avec les Européens pour définir leurs futures relations.

    Le«backstop»

    Le Brexit avec accord, c’est le scénario le moins probable à ce jour. Il faudrait que Londres et Bruxelles parviennent à s'entendre sur la question cruciale du filet de sécurité irlandais ou «backstop», mécanisme visant à éviter le retour d'une frontière en Irlande entre la province britannique du Nord et la république membre de l'UE au Sud. Londres devait présenter de nouvelles propositions pour remplacer ce filet dont Boris Johnson ne veut pas. Il assure que les négociations avec l'Union ont fait des progrès.

    F.Z.T. avec agences

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