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    International

    Royaume-Uni: Vent de panique sur le Brexit

    Par L'Economiste | Edition N°:5585 Le 04/09/2019 | Partager
    Fortes divisions, nouveaux scénarios…
    Boris Johnson hausse le ton

    En pleine tempête politique, le Premier ministre britannique Boris Johnson devait affronter hier mardi les députés de l’opposition et de son propre camp conservateur qui vont tenter d’empêcher un Brexit sans accord. Le tout avec en toile de fond la menace d’élections anticipées.

    S’ils remportent un premier vote mardi soir, les anti «no deals» pourront présenter mercredi un texte de loi destiné à contraindre le Premier ministre à demander un nouveau report du Brexit au 31 janvier 2020. Ceci au cas où aucun compromis n’est trouvé avec Bruxelles d’ici le 19 octobre et où le Parlement n’a pas approuvé une sortie sans accord.

    Boris Johnson a prévenu qu’il n’accepterait sous aucune circonstance de demander à Bruxelles un nouveau report du Brexit. Voici quelques scénarios possibles:

    Brexit sans accord: Londres et Bruxelles ne parviennent pas à s’entendre et le Royaume-Uni quitte l’UE sans accord de retrait le 31 octobre. Ce scénario est redouté par les milieux économiques. Mais même une fois sortis de l’UE sans accord, les Britanniques devraient discuter avec Bruxelles pour définir leur future relation. Rien n’empêchera alors l’UE de remettre sur le tapis la disposition de l’accord de retrait refusée par le Premier ministre Boris Johnson, le «backstop». Ce filet de sécurité visant à empêcher une frontière entre l’Irlande du Nord, province britannique, et la République d’Irlande, toujours membre de l’UE.

    Et avec accord: Les deux parties parviennent à décrocher un accord et à s’entendre sur la question cruciale du filet de sécurité. Londres devait présenter de nouvelles propositions pour le remplacer. Le négociateur de l’UE Michel Barnier a exclu de renégocier cette disposition. Ce qui rend un tel scénario fort improbable en l’état.

    Elections anticipées: Pour contrer les manœuvres de l’opposition et des Tories rebelles, Boris Johnson pense avoir trouvé une parade. Celle de l’organisation d’élections générales anticipées, avec l’espoir d’augmenter sa majorité, qui ne tient qu’à un siège à la Chambre des communes, un pari risqué. Ce scrutin se déroulerait le 14 octobre, soit avant le Conseil européen des 17 et 18 octobre qui doit sceller le sort du Brexit, avec ou sans accord. Le chef de l’exécutif a besoin pour ce faire d’une majorité des deux-tiers du Parlement. Or l’opposition travailliste a rejeté l’idée que le Premier ministre dicte la date d’un tel scrutin et refuse qu’il se tienne avant le passage de leur loi pour reporter le Brexit.

    La livre dégringole toujours

    La livre britannique a poursuivi sa dégringolade hier mardi, tombant à un niveau plus bas depuis trois ans. Depuis le référendum sur le Brexit en juin 2016, la monnaie a fondu de près de 20%. Elle a chuté de 2,4% sur la seule semaine passée. Il faudrait s’attendre à deux effets. D’un côté, cette situation bénéficie aux exportateurs britanniques, dont les produits coûtent moins cher par-delà les frontières. Cela soutient les cours de Bourse des multinationales britanniques, qui ont tendance à grimper dès que la livre décroche. A l’inverse, une devise faible renchérit le coût des produits importés sur le sol britannique. Pétrole, matières premières et produits frais comme les fruits et légumes deviennent plus onéreux, alors qu’environ un tiers de la nourriture consommée au Royaume-Uni vient du continent européen.

    F. Z. T. avec agences

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