×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    L’Italie en attente d’un gouvernement

    Par L'Economiste | Edition N°:5579 Le 27/08/2019 | Partager
    Une majorité de «circonstance» pourrait se dégager des discussions actuelles
    Ultime réunion ce mardi 27 août

    Cette fois sera-t-elle la bonne? Le président italien Sergio Mattarella convoque de nouveau les formations politiques pour des consultations ce mardi 27 août. Il pourrait enfin annoncer la formation d’un gouvernement et le nom d’un Premier ministre.

    Sergio Mattarella veut aller vite et éviter de prolonger l’instabilité politique de la troisième économie de la zone euro. Il a exigé une décision des partis pour lundi soir au plus tard. Si aucune majorité solide n’émerge, il convoquera des élections anticipées, pour le 10 novembre.

    Les tractations vont bon train entre le Parti démocrate (PD, centre gauche) et le Mouvement 5 Etoiles (M5S, anti-système). Et ce, pour essayer de former une nouvelle majorité, en remplacement de l’alliance populiste qu’a torpillée le 8 août le chef de la Ligue (extrême droite) Matteo Salvini.

    Le Parti démocrate apparaît résolu à avancer. «Sur les points de programme proposés, nous sommes ouverts à tout type de discussion», a déclaré son chef Nicola Zingaretti. Les deux camps convergent sur la réduction du nombre de parlementaires (ramenés à 600 contre près de 950), un programme économique attentif aux plus faibles et respectueux de l’environnement. Mais au sein du Mouvement 5 Etoiles, fondé sur le rejet de la vieille classe politique, et traversé de courants droitiers, eurosceptiques ou marqués à gauche, les dissensions sont fortes. Impossible toutefois d’imaginer un gouvernement sans le M5S. Même en perte de vitesse avec un score de 17% aux Européennes, il reste le premier parti au Parlement depuis les législatives de 2018 (32% des voix).

    Selon la presse étrangère, le chef du M5S Luigi Di Maio exige de Zingaretti qu’il accepte le maintien, à la tête d’une coalition «jaune (comme le M5S)-rose (comme le PD)», du chef de gouvernement sortant Giuseppe Conte. Une condition inassimilable pour Zingaretti qui réclame un changement de cap après un exécutif qui n’a pas été une expérience positive, notamment avec les diktats anti-migrants du ministre de l’Intérieur Matteo Salvini.

    Le président du Conseil européen Donald Tusk a rendu hommage au Premier ministre sortant, pendant le sommet du G7 en France. Conte a jugé que la future majorité n’est «pas une question de personnes mais de programmes».

    Pendant ce temps à Rome, Matteo Salvini a joué les trouble-fêtes en proposant aux 5 Etoiles une réconciliation de dernière minute et un gouvernement dirigé par Di Maio. «Je ferai tout pour empêcher un gouvernement PD-M5S», a-t-il dit.

    F. Z. T. avec agences

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc