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    International

    Guerre commerciale USA et Chine prêts à négocier, mais à quel prix!

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5579 Le 27/08/2019 | Partager
    Des craintes liées à des hausses plus fortes des droits de douane
    Trump tétanise les milieux d'affaires américains

    Le président américain Donald Trump a annoncé en marge du sommet du G7 qui s’est tenu du 24 au 26 août à Biarritz dans le sud-ouest de la France que son pays allait reprendre les négociations commerciales avec la Chine. Ce sera probablement en septembre.

    De son côté, le principal négociateur de Pékin et vice-Premier ministre Liu He s'est dit prêt aussi à poursuivre les consultations avec Washington afin de parvenir à un accord commercial (voir aussi Guerre commerciale: «Un compromis est possible, mais pas à n’importe quel prix», dans notre édition N° 5577 du 23/08/2019).

    Le conflit commercial entre les deux premières puissances économiques mondiales a pris un tour encore plus vif la semaine dernière. En effet, la Chine a annoncé qu'elle allait relever ses droits de douane sur des produits américains représentant 75 milliards de dollars d'importations annuelles. Washington a répliqué en annonçant des hausses plus fortes que prévu des droits de douane supplémentaires sur les produits chinois, qui doivent entrer en vigueur en septembre puis en décembre.

    Cette escalade affole les autres grandes puissances économiques, qui s'inquiètent des risques de récession en Europe et aux Etats-Unis. Trump a en outre tétanisé les milieux d'affaires américains en les sommant de cesser de faire des affaires avec la Chine. Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a affirmé que «le président avait bien l'autorité d'exiger de la part des entreprises américaines de trouver des alternatives à leur production ou approvisionnement en Chine, mais il ne l'a pas fait».

    Il aurait le pouvoir de demander aux compagnies de quitter la Chine «en vertu de la loi IEEPA (International Economic Emergency Power Act) s'il déclarait une urgence». Cette déclaration a fait plonger Wall Street vendredi dernier pour sa deuxième pire séance de l'année.

    En réaction à cette décision, le principal négociateur de Pékin a assuré que son pays souhaitait «accueillir les investisseurs du monde entier, y compris des Etats-Unis».

    En fait, certaines entreprises d'habillement ou d'électronique ont déjà commencé à réformer leur approvisionnement. Elles chercheraient même des sites de production ailleurs qu'en Chine dans des pays à bas salaires. Des démarches qui prendraient du temps, selon des industriels.

    Pour sa part, la Chambre de Commerce américaine à Shanghai a souligné que «les entreprises de l'Oncle Sam ne pouvaient pas se retirer de l'immense marché chinois, ce qui ne ferait que pénaliser l'économie des Etats-Unis. «Le coût économique de la guerre commerciale est déjà considérable», note la Chambre dans un communiqué.

    Le yuan au plus bas

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    Hier lundi, le yuan repartait nettement à la baisse. La monnaie chinoise a touché ses plus bas niveaux depuis plus de 11 ans face au dollar sur fond d’embrasement de la guerre commerciale. Vers 09H50 GMT, elle cotait 7,1406 yuans pour un dollar, en repli de 0,63% par rapport à la clôture de vendredi. «Cette baisse rend automatiquement meilleur marché les exportations chinoises mais renchérit à l'inverse les produits américains sur le marché du géant asiatique», selon les experts. La devise de Pékin avait déjà cédé du terrain début août peu après l'annonce par Trump d'une extension des droits de douane punitifs frappant les produits chinois à la quasi-totalité du commerce de Pékin. Le yuan n'étant pas librement convertible mais étroitement contrôlé par le gouvernement chinois, Washington a officiellement accusé Pékin de manipuler sa monnaie dans le but de soutenir ses exportations. Un vent de panique souffle sur les places boursières asiatiques. Elles ont encore fait montre de nervosité hier lundi: Hong Kong perdant près de 2% et Shanghai plus de 1%. La Chine et les Etats-Unis sont engagés depuis plus d'un an dans un bras de fer commercial qui s'est traduit par l'imposition réciproque de droits de douane punitifs sur plus de 360 milliards de dollars d'échanges annuels.

    F. Z. T.

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