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    Régions

    Tourisme: Le Nord victime de son succès

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:5578 Le 26/08/2019 | Partager
    Forte affluence vers les plages de Mdiq, Fnideq et la côte méditerranéenne
    Hôtels complets, routes bondées et plages prises d’assaut
    Faute de logement, des familles entières ont passé la nuit à la belle étoile
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    La région du Nord et ses hôtels ont affiché complet durant les dernières semaines de ce mois d’août. Les vacances, la montée du mercure et l’attrait d’une région ayant un fort potentiel d’estime auprès des touristes nationaux ont été les ingrédients de cet été.

    La région du Nord et ses hôtels ont affiché complet durant les dernières semaines de ce mois d’août. Les vacances, la montée du mercure et l’attrait d’une région ayant un fort potentiel d’estime auprès des touristes nationaux ont été les ingrédients de cet été.

    Sur les réseaux sociaux, une pléthore de témoignages d’estivants concernant leurs désagréments lors de leurs vacances au Nord. Nuits à la belle étoile, rareté des moyens de transport, files interminables dans les cafés, restaurants ou même pour acheter une baguette de pain, les récits sont nombreux et variés, mais la cause est unique, le nombre important de visiteurs qui ont choisi de passer leurs vacances dans cette région balnéaire par excellence.

    Les zones les plus touchées ont été Mdiq, Fnideq et Martil, en plus de la côte méditerranéenne s’étendant de Amsa à Jebha, en passant par Oued Laou et Stihat. Le flux de visiteurs était tel que des files kilométriques de voitures se formaient à l’entrée de ces patelins, surtout du côté de Oued Laou.

    Un certain répit s’était installé lors des vacances de l’Aid, un nombre important de ces estivants ayant choisi de passer la fête du sacrifice chez eux pour reprendre de plus belle trois jours après. L’effet s’est nettement fait sentir sur les différentes plages de la région avec des vues de carte postale montrant des parasols à perte de vue.

    Pour les opérateurs touristiques, c’est du pain béni. En ce qui concerne les hôteliers du Nord, les mois de juillet et d’août constituent la haute saison par excellence où les taux de remplissage frôlent les 100%. Les restaurants et autres établissements assimilés eux aussi profitent de cette embellie. Mais l’une des activités les plus actives et les plus rentables reste celle de la location d’appartements meublés et qui ont pignon sur rue dans les villes de Martil et de Mdiq.

    A l’entrée de la ville, les loueurs sont connus grâce au tintement de leurs clés. Mais cet été, les prix ont connu une hausse notable. Profitant de la période de grande affluence, les nuitées ont vu leurs prix grimper de plus de 50% pour atteindre des fourchettes de 500 à 1000 DH pour de simples chambres.

    Et selon certains témoignages, devant le désarroi de nombreuses familles attirées par le sable et les eaux fraîches de la Méditerranée, même des garages et des cours intérieures ont été loués le temps d’une nuit. La filière serait tellement lucrative que des familles installées à Mdiq loueraient leur appartement durant la période de l’été et partiraient s’installer de manière provisoire à Tétouan où la demande est moins forte. Des pratiques accentuées par l’entrée en lice du web et des sites tels que Airbnb et autres qui facilitent la transaction et rapprochent le produit de leurs clients, même si la location directe sans intermédiaire continue d’avoir la cote si l’on en croit certaines sources.

    Les risques sont aussi élevés avec un manque de sécurité flagrant et surtout la possibilité de surbooking. Des familles en ont fait les frais avec une réservation faite par téléphone qui a débouché sur une nuit à la belle étoile après de longues heures de route.

    Ce phénomène de location chez l’habitant est aussi pointé du doigt car il prive les communes concernées d’importantes rentrées d’argent en termes de taxe de séjour dont elles ont grand besoin, surtout les petites bourgades, et qu’il serait temps de réglementer.

    Ce  trop-plein qui n’apparaît pas sur les statistiques officielles a entraîné divers désagréments dont l’un des plus importants a été l’augmentation artificielle du prix des denrées alimentaires telles que les fruits et légumes et l’insuffisance d’autres comme le pain qui devient un sujet de quête continue.

    Comme dans toute situation similaire, de petits malins réussissent à profiter du filon. C’est le cas des vendeurs de petits matelas en mousse qui, comme chaque été, écoulent leurs stocks à prix d’or.

    Les pièges à éviter

    Selon les professionnels, quelques règles de bon sens permettent de profiter de vacances heureuses sans désagréments et sans se ruiner au Nord:
    1- Programmer ses vacances à l’avance: de la sorte, on profite de prix plus bas avec un choix plus large d’établissements.
    2- Eviter les dates à forte affluence comme les fêtes et le dernier week-end d’août dans la mesure du possible.
    3- Privilégier les enseignes connues comme les hôtels et villages de vacances et éviter les locations chez des inconnus. Privilégier aussi les plateformes internet qui offrent un minimum de garantie.
    4- Exiger un reçu, preuve en cas de contestation ou en cas de défaillance du «prestataire».
    5- Choisir des destinations alternatives comme Chefchaouen en montagne ou Al Hoceïma ou Asilah qui offrent des expériences de voyage de premier ordre.

    De notre correspondant permanent, Ali ABJIOU

     

     

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