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    Décharge de Médiouna: Comment est gérée la période transitoire?

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5578 Le 26/08/2019 | Partager
    46 millions de m3 de déchets stockés
    110.000 tonnes d’ordures ménagères/mois
    Bilan d’une année d’exploitation provisoire
    dechage_mediouna_078.jpg

    Depuis un an, les équipes de SOS NDD assurent les travaux d’exploitation quotidienne, notamment l’étalage, le compactage, le remodelage et le talutage des déchets. L’opération se poursuit en attendant la mise en service du nouveau casier d’enfouissement  qui devrait recevoir les déchets d’ici quelques semaines (Ph. Privée)

    110.000 tonnes de détritus et 40.000 m3 de lixiviat par mois! Voilà ce que génère la bombe écologique de Médiouna. Il s’agit bien évidemment de la décharge qui empoisonne la vie des riverains et pollue l’air de Casablanca. Implantée sur le site d’anciennes carrières utilisées comme décharge pour déchets urbains depuis au moins 35 ans, la décharge accueille plus de 46 millions de m3 de déchets stockés, dispersés sur une superficie de près de 60 hectares.

    En attendant le choix du futur exploitant, le site est aujourd’hui géré par l’entreprise SOS NDD, depuis le départ d’Ecomed (cf. édition du 4 mai 2018). Cette période transitoire, qui a débuté le 24 juillet 2018, doit se terminer avec la mise en service du nouveau casier en construction (juste à côté du site actuel) et dont le lancement est promis pour le mois de septembre prochain.

    Pour l’heure, les travaux d’exploitation quotidienne comportent l’étalage, le compactage, le remodelage et le talutage des déchets, selon une source bien informée. Autrement dit: l’enfouissement des déchets existants sur le site.

    L’entreprise effectue également le recouvrement journalier par la terre compactée et la préparation des zones destinées au vidage des déchets avec les pistes d’accès nécessaires. En effet, l’un des problèmes qui minent le secteur de la propreté est celui du manque d’espace à la décharge. Les délégataires (Averda et Derichebourg) qui assurent la collecte peinent à accéder au site qui a atteint les limites de sa capacité depuis des années (cf. édition du 12 février 2019). Les monticules de déchets ont battu des records, menaçant de s’effondrer à tout moment. Sans oublier les risques d’explosion du méthane.

    Par ailleurs, SOS NDD tente de contrôler les nuisances olfactives (qui s’étendent à des kilomètres à la ronde) en procédant immédiatement à l’étalage et compactage dès réception des déchets, indique la même source. En fin de journée, les équipes de l’entreprise (une soixantaine de personnes) mettent en place une couche de couverture intermédiaire (entre 10 et 50 cm). Cette couche sert en fait à capter le gaz produit par la combustion des déchets organiques enfouis dans un premier temps. Par la suite, ce flux doit être canalisé pour son élimination ou éventuellement pour une valorisation énergétique plus tard.

    Cependant, la décharge n’est pas encore équipée par un système de récupération, de drainage et de traitement du biogaz produit par les anciens déchets enfouis. Ce qui favorise la dispersion des nuisances olfactives dans les zones avoisinantes de la décharge. SOS NDD s’applique aussi à améliorer le système de drainage des lixiviats (le fameux jus nauséabond produit par les déchets humides).

    Cependant, les bassins de stockage et de rétention existants sont entièrement remplis. «Les équipes de la société suivent un planning au quotidien de vérification des états de stockage des bassins ainsi que des éventuelles infiltrations des lixiviats en dehors de la décharge», est-il expliqué.

    Les lixiviats produits au niveau du dôme s’écoulent à travers des tranchées réalisées par SOS NDD jusqu’aux bassins de stockage situés à l’est du site. Pour rappel, au début d’exploitation de la décharge de Médiouna par SOS NDD, les bassins étaient déjà au maximum de leurs capacités.

    La commune de Casablanca étudie actuellement la possibilité de lancer un appel d’offres pour la gestion et le traitement des lixiviats. En attendant, les effluves dues à l’évaporation de ce liquide nauséabond pendant l’été arrivent jusqu’aux narines des Casablancais… D’où la multiplication des cas d’allergies et d’asthme avec la rentrée.

    Travaux effectués en une année

    Elargissement et renforcement de la piste d’accès
    Réalisation d’un fossé de drainage du lixiviat
    Réalisation d’une nouvelle plateforme d’exploitation
    Travaux d’exploitation et élimination des déchets
    Approvisionnement et stockage de la terre inerte
    Nettoyage des fossés de drainage du lixiviat
    Piquetage des envols
    Arrosage des pistes et de la plateforme
    Travaux de création de la ceinture de la décharge

    Aziza EL AFFAS

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