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    Analyse

    Retraite CNSS: 1.961 DH/mois en moyenne!

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5566 Le 31/07/2019 | Partager
    Au moins 7 retraités sur 10 sont dans ce cas
    Cette précarité pose la pertinence du plafond de cotisation
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    Seul un pensionné sur sept touche entre 3.000 et 4.000 DH

    Voilà un régime de retraite qui s’apprête à entrer en zone de turbulence: son premier déficit est attendu dans 5 ans et l’épuisement de ses réserves en 2039 sans qu’aucune réforme ne soit engagée.  Pour l’instant, aucune décision politique n’a été prise malgré une cession d’études et de diagnostics.

    En attendant de la visibilité sur ce dossier, la CNSS continue à servir des pensions dont le niveau est jugé faible. En 2018, la pension moyenne s’est établie à 1.961 DH. C’est moins que le smig qui se situe autour de 2.700 DH. Cette population vit grâce à l’aide que leur assurent leurs enfants.

    Cela est attribué aux bas niveaux de contribution individuelle, à l’absence de revalorisation des pensions et de revalorisation du plafond des cotisations lequel est fixé à 6.000 DH.

    A fin décembre 2018, la CNSS comptait 568.829 pensionnés, un effectif en hausse de 4,6% comparativement à l’année précédente.  Même si l’âge de départ à la retraite est fixé à 60 ans, les assurés CNSS restent plus longtemps. L’année dernière l’âge effectif moyen de départ à la retraite était de 61,2 ans en 2018.
    Globalement, 72% des pensionnés (réversion, retraite et invalidité) CNSS perçoivent moins de 2.000 DH par mois et 15% entre 3.000 et 4.200 DH. 

    Dans le régime CNSS, les conditions d’ouverture des droits sont jugées «favorables» puisque le taux de pension est de 50% après 10,4 ans de carrière (3.240 jours) et un taux plein (70%) est accordé après 24,4 ans de carrière. Avec l’amélioration de l’espérance de vie à la naissance, la durée moyenne de service de la pension s’est également améliorée. Elle a augmenté de plus de 5 ans durant les 20 dernières années passant de 10,35 ans en 1995 à 15,44 ans en 2014 et à 16,1 ans en 2018.

    Le taux de remplacement de la pension par rapport  au dernier salaire est également favorable mais uniquement aux bas revenus. «Plus le niveau des salaires est bas, plus le taux de remplacement est important ». Pour les salaires inférieurs au Smig, le taux de remplacement dépasse 70%. Il est inférieur à 48% pour les salaires compris entre 5.000 et 6.000 DH.
    Par ailleurs, la CNSS a bouclé une étude sur l’impact de l’augmentation de la pension. Celle-ci n’a pas  été revalorisée depuis 2007 (4% avec prise d’effet à partir de 2006).

    Trois scénarios ont été analysés: une revalorisation de 5%, une hausse de 5% sans que le minimum ne soit inférieur à 100 DH et une augmentation forfaitaire de 100 DH. Ces trois scénarios se traduiraient par des déficits financiers dès 2021 et non en 2024. La facture serait supérieure à 520 millions de DH par an.

    Khadija MASMOUDI

     

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