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    International

    Soudan: Le bras de fer continue

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5548 Le 03/07/2019 | Partager
    D’autres mobilisations sont prévues les 13 et 14 juillet
    Le but est de faire pression sur le conseil militaire
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    LE mouvement de contestation soudanais appelle à la reprise de la «désobéissance civile». Prévue pour le 14 juillet prochain, cette mobilisation a pour but de mettre une pression sur le Conseil militaire de transition afin de transférer le pouvoir aux mains des civils. La veille se tiendra une manifestation pour commémorer les victimes de la répression du sit-in du 3 juin. 
    Le Soudan reste sous tensions et la volonté de reprendre les négociations entre les deux parties peine à se concrétiser. La population soudanaise s’est mobilisée en grande masse, dans plusieurs villes du pays. La répression de ce rassemblement a fait plusieurs morts et blessés. 
    Les contestataires accusent le pouvoir militaire de faire usage de la violence. «Le Conseil militaire de transition est entièrement responsable de cette situation», a indiqué Mohammed Naji al-Assam, un  acteur majeur de la contestation, cité par l’AFP. Ce même conseil accable de son côté l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), principale branche de la contestation. «Celle-ci a violé ses engagements et incité les manifestants à se diriger vers le palais (présidentiel) et le QG de l’armée», a dénoncé le général Jamal Omar. 
    L’ampleur de la mobilisation ces derniers jours a démontré que le mouvement de contestation a gardé intacte sa capacité à rallier la population.  Malgré un blocage d’Internet en vigueur depuis près d’un mois et un important dispositif sécuritaire, plusieurs personnes ont répondu à l’appel. Les manifestants ont affronté des tirs de gaz lacrymogène, alors qu’ils marchaient sur le palais présidentiel où siège le Conseil militaire.
    En réaction, la France a déploré les violences, tout en appelant les deux camps «à progresser dans les négociations et à aboutir au plus vite à la formation d’un gouvernement conduit par des civils».
    Depuis plusieurs jours, les chefs de la contestation et le Conseil militaire se disent ouverts à une reprise du dialogue. Ceci à travers notamment une médiation de l’Ethiopie et de l’Union africaine, pour dessiner les grandes lignes de la transition à venir.
    La contestation au Soudan a été déclenchée initialement par le triplement en décembre du prix du pain dans un pays pauvre à économie faible. Les manifestations ont rapidement pris une tournure politique en réclamant l’éviction d’Omar el-Béchir, qui dirigeait le pays depuis près de trois décennies.

    Seynabou DIOUF

     

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