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    Economie

    Bac 2019 Les parcours pro et international cartonnent

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5532 Le 11/06/2019 | Partager
    Les effectifs de ces branches explosent cette année
    Plus de candidats techniques et scientifiques que de littéraires
    Mais dans le supérieur, la tendance s’inverse
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    Après avoir reculé de 36% de 2015 à 2017, le nombre de candidats au baccalauréat est reparti à la hausse, pour atteindre cette année 441.065. Selon le ministère de l’Education nationale, cette variation est surtout due aux inscriptions des candidats libres. L’effectif de ceux scolarisés reste globalement stable

    Et c’est parti pour l’examen du baccalauréat. Pour l’édition 2019, qui démarre ce mardi 11 juin et s’achève vendredi prochain, 441.065 candidats se sont inscrits pour passer les épreuves. Ils sont répartis sur 1.500 centres d’examen. Parmi eux, près du quart (108.767) se présentent en mode libre. 

    Cette année, deux branches se distinguent: le bac pro et le parcours international (français et anglais). Les élèves sont de plus en plus nombreux à les choisir. Le nombre de candidats au bac pro a quadruplé par rapport à 2018, passant de 2.115 à 8.178 inscrits dans 19 branches. L’effectif est, certes, encore réduit, mais il grimpe à toute vitesse. Cette édition connaîtra, d’ailleurs, la première promotion de candidats libres en bac pro, au nombre de 729.

    L’effectif du parcours international, pour sa part, a augmenté de plus du tiers en un an (+ 36%), montant à 24.979 contre 18.326 en 2018. La tendance haussière promet de se poursuivre (pourvu que le ministère arrive à mobiliser suffisamment d’enseignants maîtrisant des langues étrangères).

    Et pour cause, parents et élèves se ruent sur toutes les formules qui marchent. Les taux de réussite du parcours international battent, en effet, tous les records, culminant parfois à plus de 98%. L’an dernier, 96,2% des inscrits de cette filière ont décroché leur bac dès la session de juin. Ceux du bac pro, aussi, s’en sortent beaucoup mieux que leurs camarades des filières classiques. Leurs taux de réussite dépassent les 70% après les rattrapages.

    Le Maroc produit peu de profils scientifiques et techniques, pourtant, au baccalauréat, ces derniers sont plus nombreux que leurs camarades littéraires. Les candidats au bac scientifique et technique sont au nombre de 244.776 cette année, soit 64% du total, contre 187.383 d’inscrits dans les branches littéraires et originelles.

    D’aucuns y verraient le résultat du clash linguistique entre le secondaire et le supérieur. Une fois à l’université, les bacheliers, ayant appris les sciences en arabe, se trouvent confrontés à des programmes enseignés en français. Ils préfèrent ainsi s’orienter vers des cursus littéraires dispensés en langue arabe.

    Selon le ministre de l’Education nationale, Saaïd Amzazi, 30% des bacheliers en sciences abandonnent leur vocation à cause de leur faible niveau en français. Au final, les filières scientifiques n’accueillent que 12% des étudiants universitaires. 

    Les candidats en situation de handicap, dont l’effectif a presque doublé (400 contre 242), bénéficieront d’adaptations de l’examen dans 12 filières au lieu de 9 un an plus tôt. Ceux issus de l’immigration ou de parents MRE de retour au Maroc auront, également, droit à une adaptation de la langue des épreuves.

    C’est désormais une coutume. Le ministère brandit sa résolution de tolérance zéro contre la triche. Tous les candidats ont été sommés de se présenter avec un engagement légalisé, à travers lequel ils reconnaissent avoir pris connaissance de la législation relative à la triche, et des sanctions qui y sont prévues. Des commissions de veille et de suivi ont, en outre, été mobilisées.

    Les résultats de l’examen seront dévoilés le 26 juin. La session de rattrapage sera organisée du 4 au 8 juillet. Ses résultats seront publiés le 13 du même mois. Aurait-on encore droit à un record au niveau du taux de réussite cette année, à l’instar de 2018 où 57,3% des élèves avaient réussi dès la session de juin (71,91 après le rattrapage)?

                                                                                   

    Amzazi veut réformer le bac

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    Le ministre de l’Education nationale en a fait la confidence à plusieurs reprises. Saaïd Amzazi a l’intention de lancer une réforme du baccalauréat. Le projet est en préparation au niveau du ministère. Il fera l’objet d’une concertation auprès de l’ensemble des intervenants du système. Parmi les pistes évoquées, réduire le nombre de filières, pour n’en garder que celles dont le diplôme est «lisible» à l’université. A titre d’exemple, un lauréat d’un bac technique en génie mécanique, une fois en faculté des sciences, est logé à la même enseigne que les autres bacheliers techniques. A quoi bon donc garder une multitude de filières pour un seul débouché? Une diversification des filières du bac pro est, en revanche, en perspective, afin de répondre à la demande grimpante et offrir plus de profils au marché de l’emploi. Le ministre prévoit, en outre, une révision de la formule de l’examen. Le format final n’a pas encore été validé.

    Ahlam NAZIH

     

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