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    Economie

    Elalamy: L’e-commerce, un danger?

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:5532 Le 11/06/2019 | Partager
    Les petits colis en provenance de Chine concurrencent directement les petits commerces
    Un grand engouement pour cette «mode» qui mériterait d’être réglementée
    La digitalisation a tout de même permis au Maroc de gagner en compétitivité
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    Réglementer l’e-commerce en provenance des pays de l’extrême orient, une nécessité selon Elalamy qui y voit une concurrence directe du commerce de proximité (Ph. Adam)

    La digitalisation, une déferlante qui n’a pas que des points positifs. C’est en ces termes que Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie numérique s’est exprimé samedi dernier lors de la séance inaugurale de l’édition 2019 de Cyfy Africa.

    Le développement de l’e-commerce, surtout à partir de l’étranger, risque de peser lourd sur le commerce de proximité, avertit Elalamy. Pour ce dernier, l’e-commerce est en train de devenir une mode qui dicte les nouvelles tendances en matière de consommation avec une augmentation de 50% en volume de transactions et 13 millions de consommateurs en 2018.

    Mais l’e-commerce est aussi en train de modifier de manière conséquente les modalités de consommation et de rompre l’équilibre des relations commerciales avec l’étranger, avertit encore le ministre. Le département du Commerce a ouvert la porte pour tester ce que pourrait devenir ce commerce en montant il y a quelques temps une petite structure avec la Poste pour les colis en provenance de Chine. Mais il apparaît, selon le ministre, qu’il risque de faire encourir de sérieux dangers au commerce de proximité, véritable base de l’économie locale, d’où une réflexion qui s’impose pour savoir s’il faut continuer sur cette voie.

    «Les jeunes n’achètent plus de clé usb en local, ils se la font livrer de Chine dans de petites enveloppes» affirme le ministre, avec tout ce que cela suppose comme conséquences. D’ou la nécessité de mener une réflexion sur la manière de faire face à cette déferlante en assurant sa normalisation ou en la régulant de manière à éviter les effets néfastes.

    «Toutefois la digitalisation qui a permis ce e-commerce est en elle-même une aubaine sans précédent pour le Maroc et pour l’Afrique en général», note Elalamy.

    La digitalisation avec la réalité augmentée, par exemple, permet aux techniciens marocains d’être plus performants et d’acquérir plus d’expertise. C’est le cas avec l’impression 3D qui permet d’imprimer des pièces extrêmement complexes, impossibles à réaliser auparavant. Le digital permet aussi au Maroc de monter une véritable industrie aéronautique avec la fabrication de pièces nobles comme celles des réacteurs d’avion.

    Les véhicules fabriqués par PSA à Kénitra ont été imaginés par des ingénieurs marocains au Maroc, une prouesse impossible à faire sans la digitalisation. Plus de 2000 techniciens et ingénieurs travaillent grâce à la digitalisation à la réalisation de pièces et de modèles avec des équipes mondiales de PSA.

    Et le Maroc a pleinement travaillé pour y arriver en mettant en place des infrastructures de connexion adéquates comme des réseaux de fibre optique et de téléphonie sans fil en 4G à même d’améliorer la connectivité du pays et de là son attractivité pour les investisseurs et d’aider par la même occasion à maintenir les ressources humaines et les talents marocains sur place.

    Digitalisation: Zapatero appelle à plus d’éthique

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    L'ancien chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero, a appelé, samedi à Tanger, à apporter un peu plus d’éthique et de régulation dans la vague de digitalisation qui est en train de façonner le monde d’aujourd’hui. Pour l’ancien chef de l’exécutif espagnol qui intervenait lors de l’inauguration des Cyfy Africa 2019, il s’agit de mettre en place des freins au développement sauvage des grandes compagnies tels les GAFA et à légiférer l’usage et le stockage des données personnelles, véritable or noir du 21e siècle.
    L’ancien leader socialiste a aussi recommandé la rédaction d’un pacte des droits numériques des citoyens pour permettre un accès de toute l’humanité à Internet et à l’économie du savoir. C’est la seule façon de garantir aux pays en croissance de rattraper le retard en matière de développement avec leurs aînés occidentaux et de permettre une égalité des chances.

    Ali ABJIOU

                                                                  

    Tanger, capitale High Tech de l’Afrique pour un week-end

    Le congrès de la technologie et de l’innovation, CyFy Africa, organisé du 7 au 9 juin à Tanger, a permis à la ville de briller de mille feux. Cette 2e édition a réuni plus de 200 intervenants représentant 65 pays.
    L’événement a été organisé par le Centre d’études et de recherches ORF basé en Inde et son antenne africaine ORFA, récemment créée, en partenariat avec le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Economie numérique, l’Université Internationale de Rabat et la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima.
    Une pléiade d’intervenants venus des quatre coins du monde ont discuté des opportunités économiques du web et des technologies digitales et la manière dont l’Afrique pourrait en profiter.
    Le congrès est organisé autour de panels traitant notamment de la politique entre le virtuel et le réel, la lutte contre l’extrémisme violent, la digitalisation de l’Etat nation, l’identité humaine à l’âge des flux virtuels ou encore le journalisme à l’âge des nouveaux médias.

     

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