×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    L'agriculture détruit ses emplois

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5510 Le 07/05/2019 | Partager
    152.000 postes partis en fumée
    Baisse du taux de chômage de l'activité et de l'emploi
    emplois_agriculture_010.jpg

    24,1% des jeunes âgés de 15 à 24 ans ainsi que 17,1% des diplômés ont du mal à trouver du travail. Leur taux de chômage dépasse la moyenne nationale de plusieurs points

    Avec un taux de croissance au premier trimestre qui devrait s’établir à 2,5%, l'économie a créé des emplois dans les services, les BTP et l'industrie. Les services comptent 144.000 nouveaux postes localisés dans des activités gangrenées par l'informel: 63.000 dans le commerce de détail,  27.000 dans la restauration et l'hôtellerie et 23.000 dans les services personnels et domestiques. 

    L'industrie, y compris l'artisanat, où les chiffres sur l'emploi font l'objet de querelles entre le gouvernement et le Haut Commissariat au Plan, a créé 4.000 emplois exclusivement dans le milieu urbain alors que les BTP ont assuré 19.000 postes.
    Seule l'agriculture, forêt et pêche a essuyé des pertes: 152.000 postes occasionnant ainsi une baisse de 4,1% du volume d’emploi dans ce secteur. L'impact de la campagne céréalière s'est fait sentir.

    Au total, les villes ont enregistré 109.000 emplois alors que les pertes ont touché  94.000 postes dans le rural. L’économie nationale a créé 15.000 emplois nets. Pas assez pour absorber les entrées sur le marché du travail, en particulier les jeunes et les femmes qui par dépit renoncent parfois à s'y présenter.

    Au premier trimestre, le taux de chômage des jeunes et des diplômés a cédé quelques points tout en restant très haut: 24,1% des jeunes âgés de 15 à 24 ans sont à la recherche d'un poste de travail,  17,1% des diplômés et 14,7% des femmes. Près de 6 chômeurs sur 10 sont des primo-demandeurs alors que le chômage de longue durée touche deux tiers des chômeurs (63,1% parmi les hommes et 77,3% parmi les femmes).

    Les statistiques du HCP relèvent une baisse du taux de  chômage au niveau national de 10% contre 10,5% une année auparavant: 14,5% en milieu urbain et 3,8% en milieu  rural.

    Dans les régions, plus de sept chômeurs sur dix sont concentrés dans cinq zones:  Casablanca-Settat (22,6%), Rabat-Salé-Kénitra (13,7%), Fès-Meknès (11,7%), Tanger-Tétouan-Al Hoceïma (11%) et Marrakech-Safi (13,2%).

    emploi_industrie_010.jpg

    Le nombre d'emplois créé dans l'industrie est souvent à l'origine de polémiques. Les chiffres du Haut-Commissariat au Plan relèvent 4.000 nouveaux postes contre une perte de 9.000 au premier trimestre de l'année dernière

    L'effectif des personnes à la recherche d'un emploi est ainsi passé à 1,21 million contre 1,27 million de personnes. Sauf que la baisse des taux d'activité et d'emploi inquiète. Ce décrochage qui dure depuis plusieurs mois explique d'ailleurs le recul du taux de chômage.

    De plus en plus de diplômés et de jeunes ne se présentent plus sur le marché du travail par découragement: 6,7% des chômeurs, soit 81.000 personnes qui ont disparu des radars au premier trimestre! Le taux d’activité a ainsi cédé 0,9 point s'établissant à 46,2%. Le phénomène touche aussi bien le milieu urbain que le rural: le taux d'activité a baissé à 41,7% en milieu urbain et à 54,4% dans le rural.

    Les taux d’activité les plus élevés par rapport à la moyenne nationale sont relevés à Dakhla-Oued Eddahab (67,7%), Casablanca-Settat (49,4%), Marrakech-Safi (47,9%) et Tanger-Tétouan-Al Hoceïma (46,6%).  En revanche, les taux les plus faibles sont localisés dans les régions de Laâyoune-Sakia El Hamra (42,1%) et de Souss-Massa (43,3%).

    Moins de la moitié de la population en âge de travailler contribue actuellement à la création de richesses. Le taux d’emploi, c’est-à-dire le rapport entre la population active occupée et la population en âge de travailler, a reculé de 0,6 point à 41,6%. Il s'est replié aussi bien dans les villes que  dans les campagnes.

    Khadija MASMOUDI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc