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    Chronique

    Elections générales espagnoles: Quel impact sur le Maroc?

    Par Jawad KERDOUDI | Edition N°:5509 Le 06/05/2019 | Partager

    Jawad Kerdoudi est président de l’Imri (Institut marocain des relations internationales) (Ph. JK) 

    Premier partenaire commercial du Maroc, l’Espagne où vit une importante communauté marocaine a connu des élections générales le dimanche 28 avril 2019 afin d’élire les 350 députés et 266 sénateurs des Cortes Générales. Ce scrutin est convoqué par le président du gouvernement socialiste Pedro Sanchez, huit mois après son arrivée au pouvoir, et suite à l’adoption d’une motion de censure contre le projet de loi de finances pour l’année 2019.

    Les principaux partis politiques espagnols sont le Parti populaire (droite) qui avait remporté 33% des voix lors des élections de 2016, le PSOE (socialiste) avait remporté 22,6% des voix, et Podemos (extrême-gauche) 21,2% des voix. Les autres partis sont Ciudadanos (centre) avec 13,1% des voix, et un nouveau Parti d’extrême-droite Vox qui avait remporté 0,2% des voix.

    Le plus inquiétant dans la scène politique espagnole est la création en 2013 du Parti Vox, alors que l’Espagne se croyait immunisée contre l’extrême-droite depuis la dictature de Franco. En décembre 2018, Vox a remporté 11% des voix dans les élections régionales andalouses, et en alliance avec le Parti populaire et Ciudadanos, avait permis de former le gouvernement régional d’Andalousie.

    Les élections du 28 avril 2019 ont connu une forte mobilisation puisque le taux de participation a atteint 75,78%. Le grand vainqueur du scrutin est Pedro Sanchez, chef du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) qui gagne 123 sièges, soit 28,7% des suffrages. Le PSOE obtient même la majorité au Sénat avec un gain de 122 sièges sur 208.

    Plus à gauche, Podemos ne gagne que 42 sièges au lieu des 71 sièges engrangés en 2016. Le résultat le plus spectaculaire de ce scrutin est l’effondrement du Parti populaire (PP), affaibli par les affaires de corruption, qui ne gagne que 66 députés soit une perte de plus de la moitié de ses sièges au Congrès. Au centre, Ciudadanos progresse et passe de 32 à 57 sièges. Quant à Vox, le Parti d’extrême-droite, il réussit à entrer au Parlement avec 24 sièges.

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    Ces résultats offrent à Pedro Sanchez deux options pour former une coalition gouvernementale. La première est une coalition PSOE-Ciudadanos qui assurerait avec 180 sièges une majorité absolue au Parlement. Cette option est cependant très improbable, Ciudadanos préférant rester dans l’opposition.

    L’autre option est celle de l’alliance à gauche avec Podemos, mais qui ne suffit pas à avoir la majorité absolue, et qui nécessite l’intégration des partis régionaux dont des indépendantistes. Pedro Sanchez va entreprendre les négociations qui ne seront pas conclues avant la nouvelle échéance électorale du 26 mai prochain.

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    Le grand vainqueur de ce scrutin est Pedro Sanchez, chef du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) qui gagne 123 sièges, soit 28,7% des suffrages. Le PSOE obtient même la majorité au Sénat avec un gain de 122 sièges sur 208

    Concernant l’impact sur le Maroc, il n’y a pas lieu de craindre un changement de politique du prochain gouvernement espagnol vis-à-vis de notre pays. En effet, les intérêts entre le Maroc et l’Espagne sont très forts aussi bien sur le plan économique que culturel et sécuritaire. D’ailleurs, dans une récente tribune, Pedro Sanchez a déclaré «le progrès et la prospérité du Maroc constituent un élément décisif pour la stabilité de la Méditerranée occidentale et en particulier pour l’Espagne».

    Il ajoute, dans la revue espagnole Politica Exterior (Mai-Juin 2019), que la coopération entretenue de part et d’autre du détroit de Gibraltar est à «dimension humaine et stratégique entre deux pays amis qui coopèrent étroitement dans les domaines prioritaires». 

    Même s’il s’allie avec le parti d’extrême-gauche Podemos, il n’y aura pas de changement de position du gouvernement espagnol sur la question du Sahara.

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