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    Analyse

    Défense commerciale: Turcs et Européens suspectés de troubles

    Par Faiçal FAQUIHI | Edition N°:5469 Le 08/03/2019 | Partager
    Cema Bois de l’Atlas plaide pour «assainir le marché»
    Un exportateur menace d’une contre-attaque douanière
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    La Commission européenne prêche pour une mesure ciblée, l’antidumping. «C’est son avis», commente une source ministérielle. Un avis qui implicitement laisse entendre que «s’il y a dommages, c’est à cause de la Turquie». Les Européens ne veulent pas faire les frais d’une mesure de sauvegarde qui verrouille le marché à tous les exportateurs (Ph.  FF)

    A l’instar des importateurs, la Fédération européenne des producteurs de panneaux  avance que «l’utilisation du bois massif cède irrémédiablement sa place aux panneaux de particules de bois» (Lire article). Un produit auquel on rajoute du papier décoré et qui devient ainsi un panneau de bois revêtu utilisé dans les caissons des cuisines, des bureaux, des tables... «Une activité d’assemblage qui n’a rien à voir avec l’industrie», estiment les importateurs. 

    La clause de sauvegarde réclamée par Cema Bois de l’Atlas «va bloquer le développement de la menuiserie industrielle», renchérissent les exportateurs turcs. Leurs confrères de l’UE reviennent sur «les problèmes quantitatifs et qualitatifs» de la production de Cema Bois de l’Atlas.

    «Nous ne pouvons pas fermer les yeux sur la décision qui sera prise. C’est une blague d’affirmer que seules les importations sont la cause de la situation dont se plaint Cema Bois de l’Atlas», assure Sonae Arauco, l’un des plus grands producteurs européens de panneaux dérivés du bois. Son avocat, Ramon Garcia-Gallardo, va jusqu’à brandir publiquement la menace «d’une rétorsion européenne qui prendrait la forme d’une compensation douanière sur d’autres produits».

    L’avocate de la plaignante, Marie-Sofie Dibling, n’en revient pas «qu’on puisse méconnaître à ce point les règles du commerce international et vouloir pourtant faire le show». Allusion aux propos de son confrère espagnol du cabinet King & Wood Mallesons. «Cema Bois de l’Atlas est une belle entreprise marocaine concentrée sur le contreplaqué et non pas les panneaux de bois revêtus», soutient l’avocat des importateurs, Olivier Prost. 

    Ali Fassi Fihri, DG de Cema Bois de l’Atlas, peine à comprendre pourquoi «l’on s’acharne à vouloir exterminer l’industrie nationale». «Le plus désolant», selon lui,  est que «le panneau de bois revêtu représente 25% de l’activité de sa compagnie». Les importateurs en doutent.

    N’empêche que la plaignante estime «qu’il y a de la place pour tout le monde». Même si, à l’en croire, «l’arrivée des Turcs sur le marché a perturbé la donne pour tous les acteurs y compris de l’UE.

    Ils peuvent me contredire séance tenante si nos amis Européens le souhaitent», déclare, lors de l’audition publique, le top management de Cema Bois de l’Atlas, en rappelant qu’il est membre de l’Association professionnelle européenne de bois. «La clause de sauvegarde va assainir le marché et encourager l’investissement», estime Ali Fassi Fihri.

    F.F.

     

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