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    Les cités universitaires veulent devenir écolo

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5466 Le 05/03/2019 | Partager
    Un potentiel de réduction de la consommation d’énergie de 42%
    Le projet nécessitera plus de 50 millions de DH d’investissements
    Deux pilotes à Rabat et Meknès
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    La facture énergétique des cités universitaires pourrait être réduite de 42% au total, soit une économie de 11,8 millions de DH. Près de 4.227 tonnes de CO² pourraient être évitées chaque année.

    Dans les 22 cités universitaires publiques que compte le Maroc, il reste beaucoup à faire, en termes de réhabilitation des infrastructures, extensions, restauration, confort des étudiants… Un chantier que l’Office national des œuvres universitaires, sociales et culturelles (Onousc), a d’ores et déjà investi. En parallèle, l’Office souhaite s’atteler à l’efficacité énergétique.

    En octobre dernier, un projet 2018-2020 pour l’utilisation des énergies renouvelables, a été initié. Il bénéficie de l’appui de l’Agence marocaine de l’efficacité énergétique, et de l’agence de coopération allemande (GIZ). Un audit a été réalisé, principalement, dans deux cités pilotes, celles de Rabat-Moulay Ismaïl et de Meknès. Il a permis d’estimer le potentiel de réduction de la facture énergétique.

    Les premiers résultats sont encourageants. En termes de consommation d’électricité, le potentiel est de 37,2%, soit une économie de 7,6 millions de DH par an. La consommation de gazole pour l’eau chaude, pour sa part, pourrait être diminuée de 67%, soit un gain de 4,2 millions de DH par an. «Au total, la facture énergétique pourrait être réduite de 42%», souligne le directeur de l’Onousc, Noureddine Touhami. Toutefois, il faudra investir une enveloppe de 50,4 millions de DH.

    A partir de l’année 2019-2020, des sous compteurs communicants seront installés dans les deux cités pilotes, pour un suivi en temps réel, et une meilleure maîtrise de la consommation et des dépenses énergétiques. Des formations seront dispensées à l’intention de leurs équipes.

    D’autres cités accueilleront des actions pilotes, comme l’installation de panneaux photovoltaïques pour la production d’électricité, et de panneaux solaires pour l’eau chaude sanitaire. L’Onousc compte, également, procéder au remplacement de plus de 1.000 lampes servant à l’éclairage extérieur, et optimiser ses abonnements électriques.

    Les responsables des bâtiments seront ciblés par des actions de sensibilisation. Les étudiants, aussi, devront apprendre «les écogestes» permettant d’éviter les gaspillages dans leurs cités.

    Tout un système de gestion énergétique sera mis en place, selon la norme internationale ISO 50001, pour économiser sur la facture énergétique, qui s’est élevée à 26 millions de DH en 2017. Les gains réalisés pourraient être investis par ailleurs, dans des infrastructures ou activités culturelles. 

    Ahlam NAZIH

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