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    Economie

    Fonction publique: Les syndicats maintiennent la pression

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5458 Le 21/02/2019 | Partager
    La CDT, l'ODT et la FDT revendiquent une forte participation à la grève
    L'UMT, l'UNTM et l'UGTM prennent le relais dans l'enseignement vendredi
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    Marche, grèves… les organisations syndicales ont choisi de durcir le ton. Elles revendiquent un dialogue social serein et des réponses concrètes aux revendications (Ph. Bziouat)

    C'est l'effervescence chez les syndicats qui se mobilisent contre la politique du gouvernement. La Confédération démocratique du travail (CDT), la Fédération démocratique du travail (FDT) et l’Organisation démocratique du travail (ODT) se disent «satisfaites» des niveaux de participation à la grève générale menée hier, mercredi 20 février, dans l'administration publique et les collectivités territoriales. 

    Le choix de la date n'était pas anodin: «Un clin d'œil vers le mouvement du 20 février mais aussi parce qu'elle coïncide avec la journée internationale de la justice sociale», selon des responsables syndicaux. 

    A ce mouvement, dont l'objectif est d'obtenir des concessions salariales du gouvernement,  s'est joint «le syndicat» des islamistes d'Al Adl Wal Ihssane.  «Cette protestation n'a rien d'un calcul politique», soutiennent Ali Lotfi, secrétaire général de l'ODT,  et son homologue de la FDT, Abdelhamid Fatihi.

    Mercredi à 11heures, la CDT, la première à avoir lancé l'appel à la grève, revendiquait des taux de participation élevés sans que cela n'ait pu être vérifié sur le terrain: 80%. «Des syndicats sectoriels d'autres centrales nous ont rejoints. Dans le secteur privé, des salariés ont porté le brassard», souligne Khalid Alami Houir, adjoint du secrétaire général de la CDT.

    A l'ODT, l'on parle aussi «d'un mouvement largement suivi» et de l'espoir d'une reprise du dialogue social. Le gouvernement est invité à présenter des propositions qui tiennent compte des doléances des syndicats. «Il faut que l'équipe El Othmani vient avec des mesures qui répondent aux revendications des salariés et non aux projets du gouvernement. Nous avons constaté un recul dans tous les domaines», estime Ali Lotfi. L'ODT parle d’«une profonde crise sociale et économique et une politique d’austérité touchant tous les secteurs sociaux».

    La FDT revendique aussi un taux de participation élevé dans la santé, l'enseignement et la justice. Il faudra néanmoins attendre les statistiques du ministère de la Fonction publique ainsi que celles du ministère de l'Intérieur pour les collectivités territoriales (à l'heure où nous mettions sous presse, elles n'étaient pas encore disponibles) pour évaluer l'impact. 

    Mais au-delà des chiffres, les mouvements de grève, marches et débrayages prévus par les syndicats renvoient vers l'urgence d'une reprise en main du dossier «social». D'ailleurs, ce vendredi, une nouvelle grève est prévue par l'UMT, l'UGTM et l'UNTM (bras syndical du PJD) dans l'enseignement. Les retenues sur salaire, qui peuvent être opérées, ne risquent pas de les dissuader.

    Khadija MASMOUDI

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