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    Economie

    6,6 milliards de DH de soutien à l’économie numérique

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5458 Le 21/02/2019 | Partager
    Le nouveau cadre de partenariat de la Banque mondiale avec le Maroc
    Il cible l’amélioration de l’inclusion et de la compétitivité

    Le conseil d’administration du groupe de la Banque mondiale vient d’approuver un nouveau cadre de partenariat avec le Maroc. C’est une nouvelle «feuille de route» pour l’assistance financière et technique du groupe sur les six prochaines années. Selon l’institution,  le Royaume entame un tournant décisif  en termes d’urbanisation et de transition démographique.

    D’où la nécessité  «d’instaurer une croissance forte et inclusive». Le cadre de partenariat-pays 2019-2024 s’insère dans cette dynamique. A cet effet, les administrateurs du groupe ont entériné  un projet de prêt de 700 millions de dollars, soit 6,6 milliards de DH au Maroc afin d’accélérer l’adoption des technologies numériques.

    Le plan devrait s’attaquer aux problèmes d’insertion économique et sociale, notamment des jeunes et des populations rurales. Fruit d’un processus de consultations mené auprès du gouvernement, du secteur privé et de la société civile, le nouveau cadre se base également sur les enseignements de la précédente stratégie 2015-2021.

    Il s’articule autour de 3 axes: favoriser la création d’emplois dans le secteur privé, renforcer le capital humain et promouvoir un aménagement du territoire résilient. Avec comme orientation primordiale la bonne gouvernance et la participation citoyenne, l’égalité du genre et le numérique étant des priorités transversales.

    Le premier cible l’amélioration de l’environnement des affaires, en particulier pour les PME. Le groupe Banque mondiale mettra à contribution  ses institutions, notamment la Bird, sa branche spécialisée dans le financement du secteur privé, et son agence de garantie des investissements. Les trois institutions s’attacheront à optimiser les ressources dont le Maroc dispose pour son développement en faisant appel aux financements privés et aux solutions viables pour le secteur privé.

    L’enjeu du deuxième axe, qui s’articule autour du renforcement du capital humain, est de doter le pays des compétences pour soutenir la concurrence au niveau mondial. Il s’agit d’investir davantage dans la qualité de l’éducation à tous les stades d’enseignement. Ce deuxième axe s’attèlera également à moderniser les filets de protection sociale et à améliorer les services de la santé.

    Enfin, le troisième axe vise les régions les moins développées du pays. Le soutien prévu dans ce domaine a pour objectif de promouvoir la répartition équitable des infrastructures et des services à l’échelle du pays tout entier. Il s’agira plus précisément d’améliorer la gestion des ressources en eau et de renforcer la résilience du Maroc aux chocs du changement climatique.

    L’aboutissement de l’ensemble des axes reste subordonné à la bonne gouvernance. Il s’agit là d’un pilier incontournable de la mise en œuvre effective du programme, souligne la Banque mondiale. Toutes les actions à mener devront être guidées par la transparence, la responsabilité et l’emploi efficace des ressources publiques.

    Une place de choix est consacrée à l’exploitation du potentiel des nouvelles technologies. Au demeurant, le nouveau financement à l’appui des politiques de développement en faveur de l’inclusion financière et de l’économie numérique cadre avec la stratégie du gouvernement.

    Les 7 objectifs des deux parties

    • Promouvoir un climat d’affaires porteur pour l’entreprise et la compétitivité.
    • Soutenir la croissance du secteur privé via les PME et l’employabilité des jeunes.
    • Accroître l’accès aux financements.
    • Améliorer l’accès à des services de qualité pour assurer le développement du jeune enfant.
    • Améliorer  la qualité et l’efficacité des systèmes éducatifs.
    • Favoriser la qualité des services de santé.
    • Renforcer la sécurité sociale des populations pauvres et vulnérables.   
    • Elargir l’accès aux ressources en eau durable.
    • Renforcer la résilience aux catastrophes naturelles.

    Les principaux fondements

    Trois travaux d’analyse ont servi de base aux priorités et domaines d’intervention identifiés par le nouveau cadre de partenariat financier. Il s’agit en premier lieu du  mémorandum économique publié en 2017: le Maroc à l’horizon 2040, devrait s’investir dans le capital immatériel. S’ajoutent, le diagnostic-pays réalisé en 2018 et celui du secteur privé marocain. Alors que le mémorandum économique insistait davantage sur le capital immatériel, le diagnostic-pays favorisait l’inclusion sociale et économique. Enfin, le diagnostic du secteur privé a permis de mettre en évidence les réformes nécessaires pour  stimuler la  croissance de l’entreprise. En particulier dans  des secteurs prioritaires où la complémentarité des investissements publics et privés peut dynamiser le développement des infrastructures, de l’éducation et des marchés financiers.

    A.G.

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