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    Instance de probité: Les chantiers du nouveau président

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5413 Le 17/12/2018 | Partager
    Relancer les activités de cette institution après une période d’hibernation
    L’Instance devra être impliquée dans la refonte de la stratégie de lutte anticorruption
    Elle devra avoir de vraies prérogatives pour mener des investigations, selon Rachdi
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    Nommé par le Roi à la tête de l’Instance de probité, de prévention et de lutte contre la corruption, Mohamed Bachir Rachdi est conscient de l’ampleur des chantiers sur lesquels il est attendu. Pour lui, «la corruption est un phénomène qui empêche le développement de prendre sa voie optimale et qui impacte la confiance aussi bien des citoyens que des investisseurs» (Ph. Map)

    Le renouvellement des instances constitutionnelles se poursuit. Après le Conseil de la concurrence, le CESE, la HACA et le CNDH, c’est au tour de l’Instance nationale de probité, de prévention et de lutte contre la corruption. Le Roi a nommé, jeudi dernier, Mohamed Bachir Rachdi, nouveau président de l’ex-ICPC. Il remplace Abdeslam Aboudrar, nommé par le Souverain, il y a quelques mois, ambassadeur au Royaume-Uni.

    Mohamed Bachir Rachdi, l’un des membres les plus dynamiques du CESE, a du pain sur la planche. Surtout que la corruption, qui atteint des niveaux endémiques au Maroc, selon Transparency, continue de plomber les efforts menés en termes d’attractivité du pays et de promotion des investissements.

    Les orientations royales au nouveau président de l’Instance de probité sont on ne peut plus claires: «La mise en œuvre optimale des missions de cette instance, notamment en ce qui concerne la prise d’initiative, la coordination, la supervision de l’exécution et le suivi des politiques de lutte contre la corruption, la contribution à la moralisation de la vie publique, la consécration des principes de bonne gouvernance, de la culture du service public…».

    Rachdi est conscient de l’importance des chantiers sur lesquels il est attendu. Juste après sa nomination à ce poste, il a souligné que «la corruption est un phénomène qui empêche le développement de prendre sa voie optimale et qui impacte la confiance aussi bien des citoyens que des investisseurs».

    Les efforts menés jusque-là n’ont pas permis de réduire l’ampleur de ce phénomène. Le nouveau président ambitionne de franchir un nouveau pas dans cette lutte. Pour lui, c’est «une ère de changements réels et irréversibles, à travers des stratégies effectives et applicables».

    L’Instance de probité, de prévention et de lutte contre la corruption «jouera un rôle d’impulsion, de suivi et d’évaluation des politiques publiques dans ce domaine». La stratégie nationale de lutte contre la corruption, élaborée sous le gouvernement Benkirane et reliftée par l’équipe d’El Othmani, semble encore en stand-by. Transparency Maroc avait mis à nu les défaillances de cette stratégie «mort-née».

    Pour cette ONG, «les résultats ne sont pas encore tangibles, et nous constatons l’absence d’efforts pour favoriser l’implémentation des différentes mesures prévues, sauf quelques exceptions». Il y a quelques mois, le ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l’administration avait annoncé la nécessité d’une refonte de la stratégie nationale de lutte contre la corruption.

    Il ne s’agit pas de tout revoir, est-il précisé. Mais certaines mesures doivent être actualisées, en raison notamment du retard de la mise en œuvre. La nouvelle équipe de l’Instance de probité, présidée par Bachir Rachdi, devra être impliquée dans ce chantier stratégique.

    Après quelques années en veilleuse, cette institution constitutionnelle est appelée à relancer ses activités, après l’installation de la nouvelle équipe. Pour son président, «qu’il s’agisse de la prévention ou de la répression, l’Instance nationale devra avoir de vraies prérogatives pour mener des investigations et traiter les dossiers en pré-judiciaire, avant de les soumettre à la justice, qui doit aussi jouer son rôle pleinement».

    L’article 167 de la Constitution portant sur cette institution stipule qu’elle a pour mission, «notamment d’initier, de coordonner, de superviser et d’assurer le suivi de la mise en œuvre des politiques de prévention et de lutte contre la corruption, de recueillir et de diffuser les informations dans ce domaine, de contribuer à la moralisation de la vie publique et de consolider les principes de bonne gouvernance».

    Qui est le nouveau président de l’Instance de probité

    Le nouveau président de l’Instance de probité, Mohamed Bachir Rachdi, s’est illustré par son dynamisme au sein du Conseil économique, social et environnemental, notamment en tant que président de la Commission ethique et bonne gouvernance. Il est également membre de l’Observatoire national du développement humain. Le nouveau président de l’Instance de probité connaît parfaitement les enjeux de la lutte contre la corruption, dans la mesure où il a dirigé pendant des années l’ONG Transparency Maroc. Né à Khouribga en 1960, Rachdi est titulaire d’un diplôme d’ingénieur d’Etat en génie électrique et informatique industrielle de l’Ecole Mohammadia à Rabat. En tant qu’entrepreneur, Rachdi est PDG d’une société spécialisée dans la production de solutions informatiques.

    M.A.M.

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