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    Entreprises

    COP24: Deux entrepreneurs sous les projecteurs

    Par Nadia DREF | Edition N°:5413 Le 17/12/2018 | Partager
    Il s’agit des patrons des TPE Farasha et Safetrack
    Ils bénéficient d’un accompagnement du programme Global Cleantech Innovation
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    De droite à gauche, Abderrahmane Kriouile (Farasha), Sunyoung Suh (Onudi) et Mahir Chekkourry Idrissi (Safetrack). Financé par le Fonds mondial de l’environnement et du secrétariat d’Etat, le programme Cleantech vise la promotion de l’entrepreneuriat vert à travers l’organisation de compétitions annuelles et la mise en place d’un programme d’accélération et d’accompagnement personnalisé des projets (Ph. L’Economiste)

    A Katowice, le Green tech a toute sa place dans la COP24. Dans le cadre du programme Global Cleantech Innovation, l'Onudi accompagne six jeunes entrepreneurs éco-friendly. Objectif: mettre en avant les technologies innovantes et les success stories pour attirer les bailleurs de fonds. Ces startups représentent le Maroc, la Turquie et la Thaïlande.

    «L’Onudi vise également à promouvoir l’industrie 4.0. Les deux projets marocains s’inscrivent dans ce cadre-là car ils sont à la frontière de l’innovation de haut niveau», fait valoir Sunyoung Suh, experte du département Energy de l’Onudi. C’est le cas de la TPE Farasha qui a décroché le Grand prix Cleantech Maroc 2018.

    Une entreprise qui combine les drones et la technologie embarquée pour réaliser plusieurs missions: thermographie aérienne, inspection visuelle, orthophotographie, modélisation 3D ou photogrammétrie... (Cf. L’Economiste du 30 octobre 2018). Pour Abderrahmane Kriouile, Ceo de Farasha: «Notre participation à la COP24 est très enrichissante et également intéressante en termes de Networking».

    Et d’ajouter: «Nous venons de signer notre premier contrat avec Acwa Power pour Noor I. Un second accord pour Noor II sera bouclé prochainement. Pour 2019, nous ciblons avec notre partenaire allemand CSP Services les marchés solaires du Moyen-Orient et de l’Afrique».

    Quant à la startup Safetrack, elle est spécialisée dans la fabrication à partir de smartphones cassés ou usagés de nouveaux dispositifs de monitoring, géolocalisation interne et prévention de risque.

    «C’est  une première mondiale. Nous récupérons les smartphones inutilisables auprès des réparateurs, nous procédons à la revalorisation des cartes mères pour créer des dispositifs pour l'agriculture, l’industrie 4.0, la prévention de risque, voire la domotique», confie Mahir Chekkourry Idrissi, directeur général de la TPE basée à Salé.

    Cette entreprise emploie 5 personnes. Le management vise la création d’une filière de récupération et de valorisation de téléphones portables. Les discussions sont en cours avec le Secrétariat d’Etat chargé du Développement durable. «Le grand problème pour nous n’est ni le financement ni la disponibilité de la matière première mais plutôt l’accès aux marchés», tient à préciser Mahir Chekkourry Idrissi, finaliste du Prix Cleantech 2018.    

    En trois ans, Cleantech Maroc a permis la création de 18 entreprises vertes dans les domaines de l'énergie  renouvelable, l’efficacité énergétique, le tri et valorisation des déchets, la gestion rationnelle des ressources en eau et le bâtiment durable. L'évènement a aussi été l’occasion de renforcer les capacités de 90 jeunes entrepreneurs dans les métiers verts.

    Ce programme offre une opportunité pour stimuler l’innovation en matière d’environnement et de développement durable, ou encore déployer un processus de formation et d’accompagnement personnalisé des jeunes entrepreneurs. L'enjeu est de leur permettre d’acquérir les compétences requises afin de réussir leurs projets, lever des fonds et nouer des partenariats.

    «Notre ambition est de faire de Cleantech Maroc un programme intégré en lien avec les priorités nationales en matière d’environnement et de développement durable», souligne Nezha El Ouafi, lors de la COP24.

    L’écosystème Green tech est en cours de consolidation. Le Secrétariat d’Etat chargé du Développement durable mène une étude dont les résultats seront présentés en janvier prochain. Objectif: améliorer le processus de sélection, d’accompagnement et de financement. Cet écosystème englobe le département de tutelle, les universités, les organismes internationaux (GEF, Onudi…).

    De notre envoyée spéciale à Katowice, Nadia DREF

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