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    Economie

    Accord d’Agadir: Petits résultats malgré des avancées techniques

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5412 Le 14/12/2018 | Partager
    L’objectif d’intégration pour s’arrimer à l’UE encore lointain
    La dématérialisation des certificats d’origine dès janvier 2019
    5e réunion des DG des douanes des 4 pays signataires de l’accord
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    Les échanges commerciaux réalisés dans le cadre de l’Accord quadra ont enregistré une très légère hausse de 0,3% sur la période 2011-2017. En revanche, ceux drainés dans le cadre préférentiel (Ligue arabe) ont progressé de 2,5% sur la même période    

    Tous les aspects juridiques et techniques de l’Accord de libre-échange d’Agadir  s’améliorent et se consolident. Mais l’objectif central de la convention tarde à se réaliser. L’accord liant le Maroc à la Tunisie, l’Egypte et la Jordanie, conclu sous l’impulsion de l’Union européenne, ciblait en priorité  l’intégration des économies de la rive sud-méditerranéenne.

    L’objectif étant de faciliter l’accès à ces pays au marché de l’UE avec une offre exportable à forte valeur ajoutée et basée sur la complémentarité.

    Aujourd’hui, «le constat dressé n’est pas à la hauteur des ambitions affichées», confie Nabil Lakhdar, directeur général de l’Administration des douanes et impôts indirects. A ses yeux, il est temps d’identifier les produits qui peuvent être valorisés par les 4 signataires de l’accord et réexportés vers l’Union européenne. De même, l’accord doit servir de levier d’investissements pour les pays membres. D’où la nécessité de dynamiser les Conseils des hommes d’affaires, des structures aujourd’hui en veille.

    Au chapitre des échanges commerciaux, les volumes restent faibles avec un taux de croissance marginal: 0,3% en moyenne annuelle sur la période 2010-2017. Avec un déficit de la balance commerciale quasi généralisé pour le Maroc.

    En 2017, les échanges réalisés dans le cadre de l’Accord quadra ont accusé une baisse de 8% par rapport à l’année précédente qui avait enregistré un léger recul de 1%. Ceci, au profit du cadre préférentiel issu des autres accords (Ligue arabe et Union du Maghreb arabe). A tel point que le nombre de déclarations inscrites dans la convention d’Agadir a régressé de 0,6% sur les 7 dernières années.

    Parallèlement, Rabat a nettement amélioré ses indicateurs. Depuis la signature de l’accord, le délai de dédouanement a reculé de 23,5% passant de 1,7 à 1,3 jour. Ce délai est promis encore à la baisse avec les projets et chantiers en cours de lancement.

    La 5e réunion de l’Unité technique de l’accord d’Agadir (UTA) qui a eu lieu jeudi et ce vendredi à Casablanca devait se pencher sur plusieurs projets innovants. En particulier, la dématérialisation des certificats d’origine qui ouvre le droit au traitement préférentiel. Cette mesure sera déployée dès janvier 2019.

    Le comité qui a réuni les DG des douanes des quatre pays devait également examiner un projet de mise en place d’un système statistique ciblant l’échange des données commerciales entre les 4 pays. Avec à la clé l’interconnexion des systèmes douaniers.

    Les mécanismes et outils à mettre en place serviront également à dresser le bilan des échanges réalisés avec l’UE dans le cadre de l’accord d’Agadir, notamment en ce qui concerne le cumul de la valeur ajoutée d’origine conformément aux accords d’association  signés avec l’Union.

    A. G.
     

     

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