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    International

    Maroc/Arabie saoudite: Relance des relations bilatérales

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5370 Le 12/10/2018 | Partager
    Le ministre de l’Intérieur saoudien reçu par le Roi
    Une autre délégation à Rabat pour la coopération judiciaire

    Après le coup de froid, les relations entre le Maroc et l’Arabie saoudite reprennent de plus belle. Ce réchauffement entre les deux pays frères se mesure au nombre et à la qualité des délégations qui ont afflué à Rabat en moins d’une semaine.

    En effet, le Souverain a reçu mercredi le ministre saoudien de l’Intérieur, SAR le Prince Abdelaziz Ben Saoud Ben Nayef Ben Abdelaziz dont c’est la première visite au Maroc. Il est très proche du Prince héritier Mohamed Ben Salman, le nouvel homme fort du pays. Le ministre saoudien devait rencontrer hier après-midi son homologue Abdelouafi Laftit, qui vient de participer au sommet G6, regroupant la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Espagne, l’Italie et la Pologne.

    Cette grande réunion des ministres de l’Intérieur, qui s’est tenue à Lyon, siège de l’Interpol, s’est penchée sur le terrorisme et l’émigration. Washington, également invitée, était représentée par la vice-secrétaire américaine à la sécurité intérieure et le procureur général des Etats-Unis.

    Un  signe de reconnaissance du rôle joué par le Maroc dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et de la préservation de la sécurité. La politique en matière d’émigration, initiée par le Souverain, et qui a permis de régulariser plus de 50.000 émigrés clandestins, a été prise en compte dans le choix d’impliquer le Maroc.

    Quelques jours plus tôt, c’est une autre délégation, conduite par le président de Diwan Al Madhalim saoudien, qui a atterri au Maroc. En effet,  Khalid Bin Mohammed Al-Youssef a affirmé que les deux gouvernements aspirent à mettre en place des commissions mixtes relatives au service public judiciaire.

    A cette occasion, outre son homologue marocain Abdelaziz Benzakkour, il a rencontré le ministre de la Justice, Mohamed Aujjar. Pour lui, l’axe relatif au suivi de l’évolution judiciaire enregistrée à l’échelle internationale, notamment dans le monde arabe, revêt une importance majeure.

    Khalid Bin Mohammed Al-Youssef a également fait savoir que sa visite, à la tête d’une délégation de haut niveau au Maroc, sur invitation du ministre de la Justice, porte essentiellement sur la coopération judiciaire, notamment en matière de formation et de stages, ainsi que l’examen conjoint par les juridictions des deux pays de certains dossiers.

    Le responsable saoudien a expliqué, dans ce sens, que la Vision 2030 mise en place en Arabie Saoudite et dont les axes ont été approuvés par le Roi Salmane ben Abdelaziz, englobe le service public judiciaire et Diwan Al Madhalim. Cela couvre les partenariats et les liens qu’entretient l’Arabie saoudite avec les pays frères.

    Pour sa part, Mohamed Aujjar a mis l’accent sur le rôle de la haute Commission mixte maroco-saoudienne, en tant que «mécanisme institutionnel qui a contribué au développement et à l’amélioration des relations bilatérales et ouvert la voie à une coopération fructueuse dans tous les domaines».

    Neutralité agissante

    La «crise silencieuse» qui s’était installée entre Riyad et Rabat avait comme origine la neutralité agissante du Maroc dans la crise qui avait opposé les pays du Golfe (Arabie saoudite, Emirats arabes unies,…) et le Qatar. Pourtant, cette approche marocaine pouvait servir à entamer une réconciliation des pays frères. En tout cas, ses premiers signaux se sont manifestés lorsque Turkey Al Sheikh, patron de la Fédération saoudienne  de football, avait pris position contre le Maroc lors du vote pour le pays organisateur du Mondial 2026. 

     

     

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