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    International

    Disparition de Khashoggi: Riyad montrée du doigt

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5367 Le 09/10/2018 | Partager
    L’Arabie saoudite dément toute implication
    La Turquie embarrassée par cette affaire
    Des relations déjà tendues

    La disparition de Jamal Khashoggi, journaliste saoudien, lors de son passage au consulat de son pays à Istanbul, en Turquie, est le sujet de discussion par excellence dans les chancelleries, au travail et dans les cafés. On croyait que de telles scènes ne se produisaient que dans les films.

    L’histoire démarre par l’entrée au consulat de l’Arabie saoudite de Jamal Khashoggi, journaliste et opposant au régime de Riyad avant d’en avoir été un fervent défenseur.

    Des sources, citées par la presse internationale, ont crié au complot et affirmé que le journaliste aurait été assassiné au consulat, sans fournir de preuves. L’Arabie Saoudite a catégoriquement démenti cette accusation. Elle «ne voit pas d’inconvénient à ce que la police turque inspecte le consulat même s’il est un territoire de souveraineté», est-il indiqué.

    Pour l’heure, le président Recep Tayyip Erdogan est resté prudent. Officiellement, il attendra le résultat de l’enquête en cours avant de se prononcer. Mais c’est son conseiller qui est chargé de monter au créneau affirmant que «la mort de Jamal Khashoggi sur les terres turques est une attaque contre la Turquie».
    Cette affaire est embarrassante à plus d’un titre. Déjà, les relations entre les deux pays ne sont pas au top.

    Il y a plus d’une année, dans la crise entre les pays du Golfe, l’Arabie Saoudite et le Qatar, Recep Tayyip Erdogan avait pris position en faveur de Doha. Sa proximité avec les frères musulmans n’arrange pas les choses.

    Le PJD monte au créneau

    Au Maroc, l’affaire Jamal Khashoggi fait des vagues. En effet, des responsables politiques au sein du PJD sont vite allés en besogne en accusant l’Arabie Saoudite d’être à l’origine du scandale. Des sorties de parlementaires dans les réseaux sociaux démontrent un manque de distance. Elles ne manqueront pas d’impacter les relations, déjà empreintes de froid entre Rabat et Riyad. Surtout que c’est le PJD qui dirige le gouvernement.
    Pour l’ancien patron du Mouvement pour l’unité et la réforme (MUR), bras religieux du PJD, Ahmed Raissouni, c’est la fiancée turque de Jamal Khashoggi, qui serait impliquée.

     

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