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    Normalisation/Sécurité alimentaire: L’urgence de changer de logiciel

    Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5365 Le 05/10/2018 | Partager
    Une mise à jour pour mieux se positionner sur les marchés à l'export
    Un atelier organisé par Imanor en collaboration avec l'organisation Iso

    IMANOR sensibilise sur la norme Iso 22000 portant sur le management de la sécurité des denrées alimentaires. La norme Iso 22000 est structurée selon trois grands axes: les prérequis nécessaires pour assurer la sécurité des denrées alimentaires (hygiène, conditions de travail), la maîtrise des risques intrinsèques au produit alimentaire (conditions de refroidissement et de stockage) ainsi que l’assurance qualité. La norme met l'accent sur la traçabilité des produits «de la fourche à la fourchette». L'enjeu de la traçabilité est de permettre, en cas de problème, de détecter la source afin de mettre en place les actions correctives nécessaires. Pour sensibiliser les producteurs, un atelier a été organisé suite à la publication récente de la version 2018. Assuré par Ghita Benkirane, experte Iso, le programme de formation vise à attirer l’attention des professionnels du secteur sur les nouvelles exigences introduites afin de s’en imprégner le plus rapidement possible. En effet, le contexte mondial est marqué par le changement du comportement alimentaire des consommateurs qui sont de plus en plus regardants, voire exigeants sur la sécurité des produits qu’ils consomment. Ce constat est exacerbé par le changement climatique et l’évolution des pratiques agricoles.

    Organisée en collaboration avec l'organisation internationale de normalisation Iso, la rencontre vise à vulgariser les concepts liés au management de la sécurité, dans l’intérêt du consommateur et de l’économie nationale. L’enjeu est d’être à jour pour mieux se positionner sur les marchés à l'export, sur lesquels la concurrence est de plus en plus rude. L’application de la norme permet de saisir de nouvelles opportunités à l’export et satisfaire les exigences d’un consommateur ou encore des partenaires sur les marchés étrangers. En effet, les centres de distribution et de restauration exigent que leurs fournisseurs, généralement des petites et moyennes entreprises, aient une organisation garantissant la régularité d’une production, mais aussi que les produits fournis soient sains. L’objectif est de garantir la maîtrise de la chaîne d’approvisionnement en amont.

    L’atelier, qui se tient à Rabat, réunit une trentaine de participants provenant de différents organismes: Office national de la sécurité sanitaire des produits alimentaires (Onssa), Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), des auditeurs du ministère de l’Agriculture, de l’Industrie, de Cosumar… «La norme permet de se mettre dans une dynamique d’amélioration continue. Trois facteurs importants font obstacle à son application au Maroc. L’absence de la culture de management, le fait de ne pas accorder la priorité à la certification et le manque de moyens», soutient Abderrahim Taibi, directeur de l’Institut marocain de normalisation (Imanor). Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le rythme de certification croît d’année en année. Cependant, des obstacles persistent. Dans l’optique de surmonter les difficultés pouvant entraver le processus de normalisation, Imanor a mis en place un comité d’orientation des travaux de normalisation du secteur agroalimentaire. Cette nouvelle structure de coordination réunit les principaux acteurs du secteur. L’objectif est de faire le point sur les réalisations, renforcer les acquis et émettre des propositions et de nouvelles thématiques. La finalité est de définir les orientations stratégiques ainsi que des mesures pratiques pouvant contribuer au développement de la certification des opérateurs du secteur. A l'avenir, l’Institut marocain de normalisation compte développer de nouveaux schémas de certification dans d’autres branches du secteur, ou encore encourager le recours à la certification dans les réglementations techniques.

    La certification Halal explose

    IMANOR a attribué jusqu’à présent plus de 150 certificats dans le secteur agroalimentaire, qui concernent plus de 190 produits. La certification Halal représente plus de 80% de ce bilan, avec plus de 100 entreprises labellisées. «Cet intérêt pour la label Halal est dû en partie à la taille importante de ce marché estimé à 2 billions de dollars dont 1,2 billion au Halal alimentaire. Il devra atteindre un volume de 3,8 billions en 2022. S’y ajoute le fait que de nombreuses entreprises exportatrices de produits alimentaires l’exigent également», explique Khadija Haouti, chef de service des biens de consommation et services chez Imanor. Ce label a été développé par Imanor dans le cadre de la loi 12-06 en association avec le Conseil supérieur des Oulemas et les autorités marocaines de contrôle sanitaire. Le développement de schémas de certification adaptés aux coopératives agricoles leur permet d’accéder à la labellisation dans des conditions financières favorables.

     

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