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    Economie

    Finance participative: Ouverture des souscriptions au Sukuk souverain

    Par Moulay Ahmed BELGHITI | Edition N°:5365 Le 05/10/2018 | Partager
    L’opération porte sur 5 actifs immobiliers de l’Etat pour 1 milliard de DH
    L’objectif est de déterminer un prix de référence pour ces certificats

     

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    L’Etat via le Trésor a opté pour la Ijara pour effectuer sa première émission de Sukuk. Il va ainsi mettre en vente 5 actifs immobiliers qui vont générer des loyers pour rembourser les investisseurs 

    Avec l’émission du Sukuk souverain (certificats d’investissements) que lance, ce vendredi le Trésor, l’écosystème de la finance participative se complète petit à petit. En attendant l’assurance Takaful dont les décrets tardent à sortir, le milliard de DH qu’émet l’Etat via le premier compartiment du FT Imperium Sukuk (créé à cet effet) va donner une bouffée d’oxygène aux banques islamiques de la place qui souffrent globalement de problèmes de liquidité ( L’Economiste du 3 octobre 2018). Le montant de cette émission sera-t-il suffisant? Selon le Trésor, c’est une première opération. L’idée est d’automatiser les émissions de Sukuk pour financer l’Etat. En attendant, pour cette première, le Trésor a opté pour un Sukuk Ijara. Les certificats sont adossés à des actifs immobiliers qui vont générer des loyers. L’intérêt de cette sortie est multiple. 

    • Prix de référence  

    L’émission va permettre d’instaurer un prix de référence pour ces certificats Sukuk. «Il s’agit d’une technique très largement utilisée dans tous les pays où la finance participative a été lancée dans laquelle il y a une référence souveraine pour le pricing (ndlr: à l’image de taux de référence des bons du Trésor)», précise le patron d’une banque de la place. Aujourd’hui, l’Etat émet ces Sukuk à un taux supérieur à son coût de financement normal car pour les adjudications, il n’y a pas de frais de structuration, ni d’arrangement ou même de syndication contrairement aux émissions de Sukuk. C’est un effort du Trésor pour déterminer ce prix de référence qui est, comme l’affirme notre source, identique à celui du bon du Trésor. Les investisseurs auront désormais le choix entre ces deux instruments. Il n’était pas question qu’il y ait une différence de prix car le risque est identique. «On ne parle pas de taux d’intérêt en finance participative mais la base de référence est le prix du Sukuk», explique notre source. 

    •  Moyen d’arbitrage  

    L’émission va permettre aux banques islamiques d’avoir une référence sur leur grille tarifaire. L’établissement qui aura un excédent de ressources aura à arbitrer entre le financement d’actifs pour leurs clients via la murabaha et le placement en Sukuk. Et pour cause, cette émission est une opération de placement. «Il s’agit plus d’un emploi et non d’une ressource pour les banques qui utiliseront leur excédent de trésorerie pour investir sur ce nouveau type d’instrument lorsqu’elles en disposent», souligne un patron de banque islamique. Dans ce cas, on parle d’actif. Sur le long terme, les établissements alternatifs pourront eux-mêmes émettre leurs propres Sukuk. Il s’agira dans ce cas de passif. 

    • La durée de vie: 5 ans amortissables 

    La maturité de certificats Sukuk qui seront émis est de 5 ans amortissables. «Ce qui signifie une durée de vie moyenne de 3 ans» soutient un investisseur. Le remboursement des Sukuk est différent de celui des bons du Trésor. Chaque année, 1/5e du capital est remboursé.

    •  Réservée aux institutionnels

    - Aujourd’hui, l’opération dont les souscriptions se clôturent, ce vendredi, était ouverte à tous les investisseurs institutionnels éligibles à la souscription dans un fonds commun de placement en titrisation. Les particuliers peuvent indirectement y participer via les OPCVM obligataires charia. L’émission peut aussi permettre d’attirer des investisseurs étrangers.

    •  Certifiés Charia Board 

    - Outre le fait qu’il s’agit de Sukuk certifiés par le Conseil supérieur des Oulémas (CSO) qui a émis un avis de conformité, ce sont des biens immobiliers cédés puis mis en location et non des produits de taux.   

    • De quels actifs de l’Etat il s’agit?

    - Ce sont les 5 actifs immobiliers situés dans la région de Casablanca, exploités par les domaines privés de l’Etat d’un montant de 1 milliard de DH.  Il ne s’agit en aucun cas d’un transfert d’actif en faveur du fonds mais uniquement du transfert de l’usufruit sur les loyers. 

    • Rémunération

    - La rémunération des investisseurs se fera au prorata de leurs participations à l’opération. Elle se fait sur la base des loyers perçus par le fonds une fois par an. Le rendement annuel maximum espéré est de 2,72% hors taxe.   
     

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