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    Economie

    Education: Amzazi rejette la polémique sur la darija

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5358 Le 26/09/2018 | Partager
    Pour lui, «ce dossier est clos»
    Interpellé par les députés, il a insisté sur les nouveautés de la rentrée
    Le projet de loi-cadre bientôt examiné en commission parlementaire
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    Pour Said Amzazi, ministre de l’Education nationale, entre son secrétaire d’Etat et le président de la Commission parlementaire, «le dossier de la darija est clos. Après la sortie du chef de gouvernement et 5 notes publiées par le ministère, il n’y a plus rien à ajouter», dit-il (Ph. Bziouat)

    Devant la Commission de l’enseignement et la culture, Said Amzazi n’est pas tombé dans le piège que lui ont tendu des députés du PJD et de l’Istiqlal sur l’introduction de quelques mots en darija dans les manuels scolaires.

    Pour le ministre de l’Education nationale, qui était accompagné des deux secrétaires d’Etat, «le dossier est clos. Après la sortie du chef de gouvernement et 5 notes publiées par le ministère, il n’y a plus rien à ajouter», dit-il. Ce sont autant de manœuvres pour parasiter le travail mené par le ministère, ajoute-t-il.

    Auparavant, un député du PJD a évoqué «la rentrée scolaire marquée par une tension» et «l’introduction de quelques mots en darija alors que les langues officielles au Maroc sont l’arabe et l’amazigh». L’Istiqlal, par la voix de Abdelmajid Al Fassi, fils de Abbès Al Fassi, devenu député à la faveur de la liste nationale des jeunes, a insisté sur le manque de réactivité du ministre qui n’est venu au Parlement que 22 jours après la demande de son groupe parlementaire.

    Pour lui, «s’en prendre à l’arabe et à l’amazigh est une ligne rouge». Cependant, même après l’intervention du ministre, qui a joué sur le registre du concret en mettant en avant les nouveautés de cette rentrée scolaire, universitaire et de formation professionnelle, des députés sont revenus à la charge pour défendre l’arabe «contre les tentatives d’introduire le français dans tous les stades du système d’enseignement».

    Selon Said Amzazi, «la rentrée scolaire a été exceptionnelle pour trois raisons». D’abord les deux discours du Roi, ensuite l’adoption de la loi-cadre relative à l’enseignement lors du dernier Conseil des ministres, l’ont mis en valeur. Aujourd’hui, le projet de loi a été soumis à la Commission de l’enseignement de la Chambre des représentants qui devra le programmer prochainement. Pour le ministre, ce texte est considéré comme une porte d’entrée importante de la réforme de l’éducation.

    La dernière raison est relative à la cérémonie du lancement officiel par le Roi, ce qui distingue la rentrée de cette année, avec la présence de SAR la princesse Lalla Khadija. Il s’est félicité que «près de 10 millions de jeunes bénéficient du système d’éducation et de formation, soit près du tiers de la population», dit-il.

    Il s’agit exactement de 9,613 millions dont 7,9 millions dans le primaire (y compris les 700.000 enfants du préscolaire). 86% de ces effectifs sont dans le public. Le secteur privé absorbe 14%, soit 1.106.000 enfants. «Attention, ce n’est qu’une moyenne nationale. Dans certaines villes, elle est nettement dépassée comme c’est le cas à Rabat où elle atteint 50%», précise le ministre.

    Dans le public, 55% des élèves sont dans les villes et 45% dans le monde rural.  En plus, on compte 937.000 étudiants et 776.000 jeunes inscrits dans la formation professionnelle. Par ailleurs, Said Amzazi a rappelé aux députés que le calendrier de la rentrée scolaire a été respecté (5 septembre). L’ouverture des résidences universitaires a eu lieu le 3 septembre et les restaurants plus tôt que l’année dernière. Les cours à l’université ont démarré le 10 septembre, a indiqué le ministre.

    Carte universitaire revue

    Le ministère a procédé à la révision  de la vocation de certains établissements universitaires. Ainsi, la faculté multidisciplinaire d’El Jadida s’est transformée en faculté des sciences juridiques, économiques et sociales, affiliée à l’Université Chouaïb Doukkali de la même ville. Celle de Tétouan a subi le même sort. Elle dépend désormais de l’Université Abdelmalek Saâdi de Tétouan. La faculté des sciences légales de Smara a changé pour devenir faculté multidisciplinaire dans la même ville, dépendant toutefois de l’Université Ibn Zouheir d’Agadir. En outre, le ministère de l’enseignement supérieur a rajouté le dialogue des civilisations au menu de la faculté des sciences de la religion de Tétouan. De même, l’Institut supérieur de technologie de Berrechid devient une école nationale des sciences appliquées, dépendant de l’université Hassan 1er de Settat. Parallèlement, de nouveaux établissements ont ouvert leurs portes. Il s’agit notamment de la faculté des langues, des arts et des sciences humaines de Settat et une autre similaire à Ait Melloul. Autres créations, la faculté multidisciplinaire de Ksar El Kébir et celle des sciences appliquées à Ait Melloul.

    Repères

    • 2.388 filières accréditées
    • 51% de filières professionnelles
    • 1.057 en sciences et techniques
    • 680 en sciences juridiques, économiques et de gestion
    • 640 en lettres, arts et sciences humaines
    • 11 en sciences de la santé

     

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