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    International

    Les Maliens aux urnes

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5324 Le 27/07/2018 | Partager
    Le scrutin aura lieu dimanche 29 juillet 2018

    Plus de huit millions de Maliens sont appelés aux urnes dimanche 29 juillet 2018. C’est soit pour reconduire le président Ibrahim Boubacar Keïta, élu en 2013 après l’intervention internationale contre les terroristes ou accorder leur faveur à un de ses 23 concurrents dont le chef de l’opposition, Soumaïla Cissé.
    La communauté internationale est présente militairement avec la Mission de l’ONU (Minusma) et la force française Barkhane. L’Union européenne déploiera aussi une centaine d’observateurs. Ils attendent de cette élection une relance de l’application de l’accord de paix signé en mai-juin 2015.
    Malgré cet accord, les violences ont non seulement persisté, mais se sont propagées du nord vers le centre et le sud du pays, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires.
    Les premiers résultats du scrutin sont attendus dans les 48 heures, les résultats officiels provisoires le 3 août au plus tard. Et, le 12 août, un éventuel second tour.
    La campagne qui s’achève vendredi soir a été marquée par une polémique sur les listes électorales, l’opposition dénonçant un risque de fraude. Des tensions sont également apparues entre autorités et médias venus couvrir le scrutin. 
    L’équipe de Soumaïla Cissé, largement battu au second tour par Keïta en 2013, dénonce des divergences entre le fichier ayant servi à l’établissement des cartes d’électeurs et celui mis en ligne, qui comprend selon elle des doublons, des électeurs et des bureaux de votes fictifs. «Il n’y a pas deux fichiers, il y a un seul fichier», a assuré le ministre de l’Administration territoriale, Mohamed Ag Erlaf, expliquant les anomalies par un problème de serveur informatique.
    Face au risque que le scrutin ne puisse se tenir sur une partie du territoire, plus de 30.000 membres des forces de sécurité et de défense ont été mobilisés pour la protection des candidats en campagne et les opérations de vote, selon le ministère de la Sécurité intérieure. Dans les régions du nord du pays, où l’Etat est peu ou pas présent, les groupes armés signataires de l’accord de paix doivent également contribuer à la sécurisation du vote. Les troupes de Barkhane y veilleront également, a indiqué la ministre française des Armées, Florence Parly.
    Malgré ces dispositions, le taux de participation est traditionnellement bas au premier tour de la présidentielle au Mali, inférieur à 50%.o

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