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    L’Université privée de Fès arrache son sésame

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5319 Le 20/07/2018 | Partager
    La première université privée reconnue par l’Etat dans la région
    Exiger des formations et accéder aux mêmes droits que les universités publiques…

    Après une attente qui a duré plusieurs années, l’Université privée de Fès (UPF) vient d’obtenir la reconnaissance de l’Etat. «Attendue depuis la promulgation de la loi 01.00 qui porte sur l’organisation de l’enseignement supérieur en 2000, la reconnaissance par l’Etat  acquise récemment par certains établissements d’enseignement supérieur privé constitue une étape importante», indique Mohamed Aziz Lahlou, président de l'UPF. A ce jour, 5 universités privées (dont l’UPF), 5 universités privées dans le cadre de partenariat avec l’Etat et 11 écoles ont bénéficié de ce label et peuvent délivrer des diplômes équivalents. Ces diplômes seront signés conjointement par le président de l’établissement concerné et celui de l’université publique locale de la région.
    «La reconnaissance des diplômes de l’UPF permettra désormais à nos lauréats d’accéder aux mêmes droits que ceux du secteur public, notamment poursuivre leurs études en Master ou en Doctorat dans le public mais aussi accéder aux fonctions réglementées ou à la fonction publique une fois leur diplôme en poche», explique Lahlou. Le cahier des charges, fixé par décret et arrêtés ministériels porte sur deux volets, technique et pédagogique. Le premier concerne les infrastructures (les équipements, les espaces, salles, bibliothèques…). Le second traite du contenu et de la structure des programmes qui doivent être accrédités à 100% par le ministère. Il est exigé un taux d’encadrement aux normes internationales et que 60% du volume horaire annuel enseigné soit assuré par des professeurs permanents dont 50% doivent détenir un doctorat.

    Pour ce qui est de la recherche scientifique, l’université doit disposer d’un budget propre, d’infrastructures dédiées et d’un plan d’action lié à des projets de recherche sur 5 ans. «Nous avons réalisé d’importants investissements sur le plan des infrastructures et des RH. Nous avons aussi mis en place une quinzaine de formations soigneusement choisies et élaborées qui ont toutes été accréditées», souligne le management de l’université privée. Une commission composée d’enseignants et de responsables pédagogiques et administratifs de l’Université a préparé le dossier de demande de la reconnaissance. Après plusieurs mois de travail un projet de développement pour la période 2016-2020 a été décliné avec un plan d’action touchant la gouvernance, la formation, la R&D... etc. La notification du ministère attribuant la reconnaissance de l’Etat à l’UPF lui sera remise, après étude du dossier et audition par une commission spécialement désignée par le ministère. Une visite technique sera menée à l'université pour la validation des éléments du dossier présenté. 

    Se positionner dans l’espace de l’enseignement

    Le nouveau statut de l'UPF lui permettra de se positionner dans l’espace de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. La reconnaissance offrira l'opportunité aux enseignants chercheurs à l’avenir, de candidater pour des appels à projets R&D nationaux et internationaux, et bénéficier de plus de financements. Elle constitue aussi un tremplin vers d’autres projets. A ce titre, la première étape a consisté en la création de «l’Ecole Polytechnique-Technologia», établissement de l’UPF sur la ville de Rabat. Celui-ci est déjà opérationnel. 

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