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    Turquie: Erdogan vers des pouvoirs renforcés

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5301 Le 26/06/2018 | Partager
    Grâce à une réforme constitutionnelle
    Certains l’adorent, d’autres le haïssent…
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    Les élections législatives et l'élection présidentielle en Turquie ont eu lieu le 24 juin 2018. Face à une opposition vigoureuse, le chef de l'Etat turc Recep Tayyip Erdogan a remporté dès le premier tour un nouveau mandat aux pouvoirs renforcés. Et ce, aux termes d'une réforme constitutionnelle adoptée l'an dernier par référendum. Le principal opposant d’Erdogan à la présidentielle, le social-démocrate Muharrem Ince, a reconnu sa défaite et exhorté le président à représenter tous les Turcs.

    Pour de nombreux observateurs, Erdogan a transformé «la Turquie à coups de méga-projets d'infrastructures et en libérant l'expression religieuse, et a fait d'Ankara un acteur diplomatique clé». Mais ses détracteurs l’accusent «de dérive autocratique, en particulier depuis la tentative de putsch de juillet 2016, suivie de purges massives qui ont touché des opposants et des journalistes et suscité l'inquiétude de l'Europe».

    Avec l'entrée en vigueur de la réforme constitutionnelle, Erdogan pourrait potentiellement rester au pouvoir jusqu'en 2023, voire au-delà. Cette réforme prévoit le transfert de tous les pouvoirs exécutifs au président qui pourra nommer les ministres et de hauts magistrats, décider du budget et gouverner par décrets. La fonction de Premier ministre sera supprimée.

    Les élections de dimanche étaient considérées par les observateurs comme les plus difficiles pour Erdogan depuis son avènement au pouvoir, face à des vents économiques contraires et une opposition revitalisée. Ils ont pointé en outre des conditions de campagne très inéquitables avec notamment une couverture médiatique largement favorable au président turc.

    Une mission d'observateurs internationaux de l'OSCE et du Conseil de l'Europe déployés pour les élections en Turquie, a dénoncé hier lundi l'absence «d'opportunités égales» pour les candidats. Tout en estimant que ceux-ci avaient pu transmettre leur message au public.

    En tout cas, les marchés semblaient rassurés par la victoire de Erdogan. La livre turque, qui s'est fortement dépréciée cette année, prenait environ 2% face au dollar.

    F. Z. T. avec agences

     

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