Culture

Mawazine 2018: Et la fête continue!

Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5300 Le 25/06/2018 | Partager
Une programmation éclectique pour cette 17e édition
6 scènes, 9 jours de concerts
Un public au rendez-vous
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Le concert d’ouverture a attiré plusieurs milliers  de jeunes, fans de la nouvelle coqueluche de la musique électronique, Martin Garrix, 21 an à peine et déjà star mondiale (Ph. Bziouat)

Le public a répondu présent en masse, ce vendredi 22 juin, pour le concert d’ouverture de la 17e édition du festival Mawazine Rythmes du Monde, qui se poursuit jusqu’au 30 juin dans la capitale du Royaume. Un public, certes très jeune (la vingtaine en moyenne), ils étaient tout de même une dizaine de milliers, sur la scène de l’OLM Soussi, n’en déplaise aux promoteurs du boycott et autres trouble-fêtes, mais rien d’étonnant au vu de la tête d’affiche programmée.

Martin Garrix, à peine plus âgé que le public, est la nouvelle coqueluche de la scène électronique. Avec une carrière d’à peine 5 ans, la nouvelle star, âgée de 21 ans, a déjà eu le temps de s’installer 2 fois à la première place du top 100 du célèbre magazine britannique DJ Mag, référence de la musique électro, de fonder un label, d’encadrer d’autres artistes et d’être en tête d’affiche des plus grands festivals du monde.

Résultat, du bon son, une scénographie psychédélique et un public en liesse. Idem pour la soirée du samedi où le plus Marocain des stars américaines a enflammé la scène de Souissi. French Montana, alias Karim Kharbouch, joue pour la première fois dans sa ville natale.

Installé dans le Bronx à l’âge de 13 ans, le célèbre performer hip-hop a collaboré avec des figures illustres telles que Nicki Minaj, Snoop Dogg, Scarface ou encore Ne-Yo, avant de fêter son premier disque de platine en 2012 avec le single, «Pop That». La star a profité de son concert à Rabat pour entonner son dernier hit en date «Famous» qui dévoile les beautés du Maroc et de Chefchaouen, mais aussi son tube «Unforgettable», tous deux tirés de son dernier disque «Jungle Rule», offrant au public l’un des concerts phares de cette édition.

Sur les rives du Bouregreg, dédiées à la scène africaine, la Malienne Oumou Sangaré, qui a succédé au maître du highlife, le Ghanéen Ebo Taylor (vendredi), qui était accompagné d’un big-band électrique impressionnant. La grande diva, connue pour son timbre ample et vibrant, mais également pour son engagement sociale, particulièrement pour la cause des femmes et pour la paix au Mali, a conquis un public familial.

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 Véritable phénomène, Ara Malikian est un virtuose du violon. Arménien de génie ayant grandi au Liban avant d’étudier la musique en Allemagne, pour ensuite s’installer à Madrid, l’artiste propose à travers le monde une musique inspirée du Moyen-Orient, d’Europe centrale, d’Argentine ou encore d’Espagne (Ph. Bziouat)

Du côté de la scène Nahda, c’est un habitué du Maroc qui a officié en ouverture. Le chanteur le plus célèbre du monde arabe, Kadem Saher, a livré une prestation remarquable et ébloui par sa complète maîtrise du jeu vocal. Avec plus de 100 millions d’albums vendus, Kadem Saher a su rester fidèle à sa légende, envoûtant la foule avec un répertoire mêlant la poésie aux paroles engagées. Un concert d’anthologie!

Surfant entre une carrière arabe et occidentale, depuis son passage très remarqué dans The Voice, la Libanaise Hiba Tawaji a affiché complet au théâtre Mohammed V, samedi. La veille, c’était la légende du violon, Ara Malikian, qui a occupé la scène du théâtre.

Cet Arménien de génie ayant grandi au Liban avant d’étudier la musique en Allemagne, pour ensuite s’installer à Madrid et offrir des shows époustouflants à travers le monde. La programmation éclectique se poursuit tout au long de la semaine, avec des concerts très attendus. 

Les Anglais Jamiroquoi, au style indéfinissable entre funk, pop, soul, acid jazz, ou encore musique électronique sont très attendus, tout comme les Ecossais Texas ou encore le turbulent Bruno Mars. Côté musique arabe, Wael Jassar, Melhem Zein ou encore Majda El Roumi sont très attendus.

Mawazine en Chiffres

9 jours de concerts et de performances
Plus de 130 spectacles
Plus de 1.500 artistes
6 scènes
4 spectacles de rue
2,5 millions de spectateurs en moyenne
Plus de 40 pays des 5 continents représentés
■  Plus de 300 emplois directs et 5.000 emplois indirects.

                                                                               

Un festival sous haute sécurité

Avec 5.000 éléments de sûreté, des différents corps sécuritaires, mobilisés pour l’occasion, la préfecture de police de Rabat n’a pas lésiné sur les moyens humains et logistiques. Les éléments de sûreté s’appuient sur un ensemble d’outils logistiques et techniques sophistiqués, assortis de nouvelles mesures répondant aux normes internationales en matière de sécurisation des événements artistiques d’envergure.

Il s’agit notamment de l’inspection des structures logistiques à l’aide d’unités scientifiques spécialisées dans la découverte de matières explosives, radioactives et chimiques, et qui sont équipées de technologies dernier cri.

De même qu’il a été procédé au renforcement des mesures de contrôle et de vérification des accréditations d’accès aux installations du festival, avec la mise en place de moyens techniques dédiés sur chaque scène, comme les dispositifs de pointage à distance, les lecteurs d’empreintes digitales, les appareils de communication et les caméras de surveillance et de suivi portables installées sur des véhicules particuliers.

La préfecture de police de Rabat a également adopté une stratégie sécuritaire globale et intégrée en intensifiant la présence de ses éléments sur la voie publique à travers le déploiement de patrouilles dans tous les endroits qui connaissent un afflux massif ainsi que tous les axes menant vers les scènes de spectacle.

De nombreuses unités de terrain, dont des brigades d’intervention, des unités mobiles de police de secours, des brigades de motards, équestres et cynophiles, des brigades de démineurs, des groupes de maintien de la paix, ont été déployés dans toute la ville. A cela s’ajoute une brigade spéciale chargée d’assurer la sécurité des déplacements des artistes et de leurs lieux de résidence.

 

 

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