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    Economie

    INDH: «L’action envers les jeunes renforcée»

    Par Jamal Eddine HERRADI | Edition N°:5281 Le 28/05/2018 | Partager
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    «Les bénéficiaires du soutien de l’INDH sont des personnes qui ont exprimé le besoin d’être aidées, bien écoutées, bien accueillies et également voir leurs demandes satisfaites dans la mesure du possible», explique Nadira El Guermai, gouverneur en charge de la  coordination nationale de l’INDH (Ph. L’Economiste)

    L’Initiative pour le développement humain «ne veut pas verser dans une situation qui fait des personnes des assistés. L’esprit de l’Initiative est de favoriser leur autonomisation», explique Nadira El Guermai, gouverneur en charge de la  coordination nationale de l’institution.

    De plus en plus, l’Initiative a élargi son champ d’action à d’autres secteurs et catégories sociales, notamment la jeunesse. Celle-ci bénéficiera de davantage d’attention surtout les porteurs de projets d’activités génératrices de revenus.

    - L’Economiste: L’INDH célèbre le 13e anniversaire de sa création. Quel a été son apport?
    - Nadira El Guermai:
    L’INDH est au service de l’élément humain dont les besoins évoluent au fur et à mesure. C’est pour cette raison que nous avons privilégié une approche de proximité qui permet à la personne qui vit dans la pauvreté d’être écoutée, d’être comprise et d’être accompagnée.
    L’impact sur la population est très important dans la mesure où les personnes trouvent un bon relationnel et une grande disponibilité chez les acteurs et responsables de l’INDH. Toutefois, l’Institution ne veut pas verser dans une situation qui fait des personnes des assistés. L’esprit de l’INDH est de favoriser leur autonomisation. Nous sommes là pour les accompagner en leur apportant la formation, l’appui technique, l’appui financier… Les bénéficiaires du soutien de l’INDH sont dans ce sens des personnes qui ont exprimé le besoin d’être aidées, bien écoutées, bien accueillies et également voir leurs demandes satisfaites dans la mesure du possible.
    C’est donc grâce à cette confiance que nous avons tissée avec les bénéficiaires au cours de toutes ces années, qu’une relation crédible et sérieuse basée avant tout sur l’encouragement à se prendre en charge s’est instaurée.
    La philosophie de l’INDH a pour base essentielle des rapports de confiance et un ensemble de valeurs dont nous citons, entre autres, celles de la dignité et de la participation. Ce sont ces valeurs qui assurent la pérennité de tout l’esprit de l’INDH et qui font que l’assiette des demandes de projets formulées auprès de l’Institution ne cesse de s’élargir.  

    - Qui sont vos partenaires dans cette action?
    - C’est dans le cadre d’une approche participative et de partenariat que l’INDH œuvre à l’amélioration des conditions de vie des personnes qui en sollicitent le soutien. Un travail qui est mené avec les départements sectoriels, le tissu associatif et surtout avec les bénéficiaires. La valorisation de ces derniers, leur reconnaissance du moment qu’ils s’approprient leurs projets montrent qu’ils accordent une grande crédibilité à l’INDH.

    - Il est certain que les demandes de projets ont évolué. Existe-t-il un secteur où elles l’ont été plus que dans d’autres?
    - Aujourd’hui, nous avons constaté l’émergence d’une demande sur un certain type de projets. Il s’agit notamment des centres de jeunes. Nous nous sommes rendu compte que dans les temps actuels, les jeunes ont besoin d’être encadrés, protégés même. D’ailleurs, le thème choisi pour la célébration du 13e anniversaire de l’INDH est axé sur la «jeunesse, moteur de développement humain». Les nouvelles demandes intéressent également les terrains et centres de sport de proximité. Les jeunes n’ont plus seulement besoin de la scolarisation, mais aussi d’un épanouissement à travers des activités sportives. Des activités qui vont les aider à former leur personnalité, leur caractère et à avoir une hygiène de vie basée sur une santé, non seulement physique, mais également morale face aux dangers qui les guettent. En outre, s’adonner à des activités saines, notamment sportives, rassure les familles quant aux risques de devenir des victimes potentielles de toutes les formes de dépravation ou encore d’extrémisme. Ce changement de comportement, de perception de l’autre, de soi-même et de l’environnement social dans lequel il évolue, permet au jeune d’aller de l’avant et de donner davantage la priorité à des desseins qui lui seront bénéfiques tout autant qu’ils le seront pour la société.
    L’INDH a également renforcé son action de soutien aux jeunes porteurs de projets d’activités génératrices de revenus. Ils reçoivent, une fois leurs projets retenus, la formation, l’appui technique et aussi financier nécessaires au montage de leurs projets. Bien entendu, des garde-fous ont été mis en place pour éviter les dérapages.

    - Le champ d’intervention de l’INDH touche aujourd’hui d’autres domaines. L’Institution dispose-t-elle des moyens humains et financiers pour les couvrir?
    - Certes, les moyens tant humains que financiers sont très importants, mais, c’est une question qui n’est pas aussi déterminante que cela. Parce que si nous avons la volonté, si nous savons ce que nous voulons faire et si nous avons des objectifs clairs et précis, le côté financier suivra inéluctablement. A l’INDH, nous ne disons pas nous avons tant d’argent, qu’est-ce que nous pouvons en faire. C’est l’inverse que nous appliquons: comment pouvons-nous travailler avec les autres, comment pouvons nous les aider, que pouvons-nous faire pour eux? Quelle est notre volonté de travailler avec les autres, de les accompagner? Et à partir de là, parce qu’il n’y a pas que l’INDH, mais aussi les collectivités, les départements sectoriels, le tissu associatif, alors le financement nous arriverons à le trouver. Donc, le problème ne se limite pas à une question d’argent, mais plutôt à répondre à la question de comment bien comprendre les attentes des populations, de bien y répondre et comment monter des projets qui s’inscrivent dans la pérennité et assurer leur bonne gestion et leur suivi. Et, chose importante, comment assurer dès le montage des projets un impact sur leurs bénéficiaires.o

    Propos recueillis par Jamal Eddine HERRADI

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