Economie

Qu’est-ce qui a changé en 13 ans à Fès-Meknès

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5281 Le 28/05/2018 | Partager
9.038 projets et 3,9 milliards de DH investis dans la région
6,8 milliards de DH pour un nouveau programme 2017-2023
La lutte contre la précarité en milieu rural en priorité
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Pas moins de 6,8 milliards de DH seront investis dans le nouveau programme visant la réduction des disparités en milieu rural. Le désenclavement de la région s’offre la part du lion avec plus de 4 milliards de DH (Ph YSA)

Le bilan de l’action sociale menée au niveau de la région Fès-Meknès est éloquent. Pas moins de 9.030 projets ont été réalisés depuis le lancement de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) en 2005. Treize ans se sont écoulés et plus de 3,9 milliards de DH ont été investis dans les différentes provinces de la région.

Par secteur, quelque 843,35 millions de DH ont financé des projets de lutte contre la pauvreté en milieu urbain et 889 millions de DH pour le monde rural. Le programme horizontal de l’Initiative royale a mobilisé 969,13 millions de DH, et plus de 479,6 millions de DH pour la lutte contre la précarité.

Pour sa part, la mise à niveau territoriale a coûté 661 millions de DH. Toutefois, ces investissements n’ont pas éradiqué la pauvreté. D’où le lancement d’un nouveau programme visant la réduction des disparités en milieu rural.

La nouvelle feuille de route (2017-2023) vise le désenclavement de la population rurale et des zones de montagnes, l’électrification, l’accès à l’eau potable, l’amélioration des services sanitaires, et l’éducation». L’Etat entend créer les conditions nécessaires pour renforcer l’attractivité économique des zones reculées afin de créer une dynamique pour ces populations et endiguer l’exode rural.

En attendant, l’accent sera mis sur la réfection des routes, la création de pistes et de vicinalités, ainsi que l’électrification rurale et l’eau potable. La mise à niveau des établissements d’enseignement et la création de dispensaires ne sont pas en reste. «Au total, 2.076 projets sont programmés. D’un investissement de 6,8 milliards de DH, ceux-ci seront financés par l’Etat à hauteur de 60%. Le reste (40%) sera pris en charge par la Région», explique le wali.

Dans ce programme, le désenclavement de la région s’offre la part du lion avec plus de 4 milliards de DH. Cette enveloppe permettra l’amélioration du taux d’accessibilité régionale de 77 à 88%. Pour ce qui est des routes de proximité, ce taux passera de 43 à 70%, à l’horizon 2023. Plus de 1,5 milliard de DH ira à l’alimentation des douars en eau potable.

Ce qui permettra une couverture de 96%, au lieu de 92% actuellement. S’agissant de l’électrification, l’objectif visé est d’atteindre un taux de 99,51% au lieu de 99,29%. Pour l’atteindre, une bagatelle de 201 millions de DH sera mobilisée. En outre, près de 890 millions de DH seront destinés à la mise à niveau des établissements scolaires, afin de réduire la déperdition à 3,5% (au lieu de 5,58%) et augmenter la scolarisation des enfants ayant entre 4 et 17 ans.

Pour ce deuxième volet, l’objectif fixé est de 92% au lieu de 84,49%. Enfin, un montant de 163 millions de DH sera réservé à l’amélioration des services de santé. Le but est d’atteindre un centre pour chaque 7.000 habitants (au lieu de 10.562).

En milieu urbain, et à Fès à titre d’exemple, une attention particulière sera donnée aux quartiers sous-équipés. Ainsi, une enveloppe de 500 millions de DH est dédiée à ce chantier. Notons que depuis le lancement de l’INDH, 31 quartiers périphériques ont été au cœur de l’action sociale. Le bilan 2005-2017 fait état de la réalisation de 1.431 projets pour un montant de 1,25 milliard de DH, financé par les fonds de l’INDH à hauteur de 738,95 millions de DH.

A noter que la contribution financière la plus élevée a été octroyée aux projets d’infrastructures de base (accessibilité à l’eau, électricité, réseau routier, éducation et accès aux soins). Ces projets ont bénéficié à quelque 725.955 personnes.

Signalons que l’Initiative royale a appuyé 139 projets émanant d’associations chargées de la gestion des foyers de protection sociale, 254 projets de communication de proximité et 4 projets de lutte contre les disparités territoriales et sociales dans le monde rural.

En 13 ans, l’INDH a également permis la création de 15 maisons de jeunes, 5 clubs pour femmes, 18 maisons de quartiers et centres sociaux de proximité, 29 terrains sportifs de proximité, 11 salles couvertes, 5 piscines, 3 complexes socio-sportifs de proximité, 8 complexes de formation en artisanat, 4 centres de formation, 7 centres culturels, 24 crèches, 16 centres de protection sociale et 2 centres de santé.

Les AGR toujours en priorité

L’INDH a financé quelque 150 projets d’activités génératrices de revenus (AGR). On le sait, ces activités sont créatrices d’emplois et permettent une ascension sociale. Ainsi, elles ont contribué à la création de 400 postes d’emploi et bénéficié à 1.826 personnes, dont 469 femmes. Par secteur, ces AGR ont concerné avec une forte proportion les métiers et services. Viennent par la suite respectivement l’artisanat, le commerce et l’agriculture. Pour les responsables de la Division de l’action sociale, «les AGR permettent le renforcement de l’égalité des chances et de confiance chez les femmes et les jeunes». Reste à signaler que l’INDH a financé 161 projets d’infrastructures et de services de base, 469 projets d’animation sociale et sportive, 55 projets de construction et d’équipement de centres d’accueil pour les catégories en situation précaire, et 63 projets de formation qualifiante. La création et la réhabilitation de 51 terrains sportifs, l’amélioration de l’accès aux services de santé (35 projets) et la mise à niveau de 24 établissements scolaires étaient également au menu.

 

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