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    Economie

    INDH: 13 ans d’une initiative unique en son genre

    Par Jamal Eddine HERRADI | Edition N°:5281 Le 28/05/2018 | Partager
    10,5 millions de bénéficiaires et 44.000 projets financés
    Contribuer à améliorer les indices de développement humain du pays
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    Quelque 2.760 projets concrétisés et 647 actions menées au profit de 527.000 bénéficiaires en 2017. Investissement global mobilisé: 2,6 milliards de DH. La part de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) s’est élevée à 1,5 milliard de DH. Soit donc 42% du montant total. Voilà pour le bilan de l’année 2017.

    Mais, depuis son lancement, en mai 2005, à fin 2017, cette institution a déboursé 27 milliards de DH sur les 42,8 milliards de DH destinés au financement de 44.113 projets et 17.374 actions. Ces derniers ont bénéficié à près de 10,5 millions de personnes dont la moitié en milieu rural.

    En outre, l’INDH a contribué à la création de 9.400 activités génératrices de revenus (AGR). Ces chiffres témoignent des succès accumulés par l’INDH au cours des 13 années de son existence.

    Champ d’action étendu

    Certes, l’objectif majeur et prioritaire fixé par l’INDH est de lutter contre la pauvreté, l’exclusion et la précarité. Mais, fondamentalement et à long terme, son objectif est de contribuer, un tant soit peu, à l’amélioration des indices de développement humain du pays.

    Et ce n’est pas sans fierté que les responsables de la gestion de cette initiative, unique en son genre en Afrique et dans le monde arabe, voire dans le monde, affirment que l’institution cible tous les domaines du développement humain. Il est vrai qu’aujourd’hui son champ d’action s’est étendu au-delà de la lutte contre la précarité pour toucher également les domaines de la santé, de l’éducation, du sport de proximité… Et cela tout aussi bien dans le rural que l’urbain.

    En milieu rural, et dans le cadre du programme de lutte contre la pauvreté, l’INDH a contribué directement au financement de 18.646 projets et actions au profit de plus de 3,819 millions de personnes. Le montant alloué à ces projets s’est élevé à 8,6 milliards de DH. A ce montant, il faut ajouter 6,6 milliards de DH qui ont été déboursés pour le programme de lutte contre la précarité et qui a bénéficié à une population totale de plus de 1,037 million de personnes.

    L’INDH a, également, développé un programme dit transversal qui a nécessité un budget de 11,5 milliards de DH. Plus de 2,712 millions de personnes en ont bénéficié dans le cadre du financement de 18.215 projets et 8.973 actions. 

    Quant au programme de lutte contre l’exclusion sociale en milieu urbain, il a coûté 11,1 milliards de DH et a profité à près de 3 millions de personnes. Quelque 10.309 projets et actions ont fait l’objet de ce financement.

    Mais le champ d’intervention de l’INDH ne se limite plus à ces seules actions à effet immédiat. Il s’est étendu également à la mise à niveau territoriale lancée en 2011. Ce sont, ainsi, 2.365 km de routes et pistes qui ont été aménagés et 64 ouvrages de franchissement construits.

    Dans le secteur de l’éducation, l’action de l’INDH a permis la construction de 3.008 logements de fonction au profit des enseignants. Il y a également lieu de citer l’adduction et l’alimentation en eau potable de 238 douars et la réalisation de 677 projets de points d’eau. Tout autant que l’électrification de 2.420 douars.
    Côté santé, l’INDH a construit 250 logements pour le personnel médical, a mis en service 48 centres de santé, construit 8 dispensaires et a financé l’acquisition de 50 ambulances.

    En outre, l’INDH a accordé, dès son lancement, un intérêt particulier aux activités génératrices de revenus (AGR). A cet effet, elle a soutenu principalement celles assurant l’inclusion socio-économique des personnes pauvres. Cela, en leur permettant de participer à la vie active et par conséquent de se prendre en charge. Ce sont ainsi 9.359 activités qui ont été lancées au profit de 153.000 personnes pour un montant total de 3,1 milliards de DH.

    L’intervention de l’institution a permis la création notamment de 3.906 activités d’élevage (apiculture, cuniculture et élevage de bovins, d’ovins et de camelins). Plus de 674 actions visant l’amélioration des conditions de travail des éleveurs et des agriculteurs ont été réalisées grâce à l’INDH.

    A cela, il faut ajouter 1.296 actions de préservation et de promotion de l’artisanat dans les domaines de la couture, du textile, de la menuiserie… Sans oublier les 453 projets destinés à l’organisation des marchands ambulants et de commerces de proximité ainsi que 341 actions de mise à niveau de la pêche artisanale et 604 autres actions pour la valorisation de certains produits du terroir, notamment le cactus et l’arganier.

    Et aussi le soutien de 133 actions menées dans le secteur du tourisme notamment les centres et gîtes touristiques et l’écotourisme.

    Schéma de gouvernance

    Pour assurer à son action le succès escompté, l’INDH a mis sur pied un mode de gouvernance considéré aujourd’hui comme un modèle. Il est basé sur «une organisation spécifique, un ciblage territorial rationnel et des outils de gestion scientifique», est-il expliqué.
    Ainsi, au niveau régional, on veille à une cohérence globale des initiatives de développement humain. Et aussi à la mise en convergence des programmes de l’Etat, des établissements publics, des collectivités locales et des actions de l’INDH.
    Au niveau provincial et préfectoral, une procédure de validation des initiatives locales de développement humain a été mise en place. Outil nécessaire au déblocage des fonds nécessaires à la réalisation de ces initiatives notamment aux niveaux du cadrage, de la contractualisation, du suivi et du reporting.
    Sur le plan local et au niveau des communes, la mise en œuvre et le suivi des projets sont assurés dans le but d’en garantir la convergence avec les programmes sectoriels.

                                                                          

    La jeunesse, moteur de développement humain

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    L’INDH intervient également dans l’animation socioculturelle et sportive. Son action a pour objectif la prévention de la délinquance juvénile et l’encadrement des populations. Des actions destinées à favoriser leur épanouissement individuel et à améliorer leur éducation civique. Ce sont 512 maisons de jeunes, 1.873 terrains de proximité et espaces de sport, 165 complexes sportifs et 212 salles de sport qui ont été réalisés grâce à l’Initiative.

    S’ajoute également la réalisation de 165 centres culturels, 74 salles de lecture et 184 bibliothèques. A noter aussi 2044 interventions en matière de soutien à la pratique du sport, de promotion de la femme et d’animation artistique et culturelle. Aujourd’hui, l’INDH projette de passer à la vitesse supérieure. Notamment en se tournant vers «la jeunesse, moteur de développement humain».

    C’est d’ailleurs le thème qui a été choisi pour la célébration, en fin de semaine dernière, du 13e anniversaire de la création de l’institution. Cette dernière veut participer activement à l’insertion de la jeunesse dans le processus de développement de tout le pays.

    Cet objectif figure dorénavant en tête de liste des défis que s’est lancée l’INDH partant d’une conviction bien simple, mais, ô combien, importante de nos jours: la jeunesse est la véritable richesse du Royaume. Et à ce titre, elle doit être perçue comme un moteur de développement et non comme un handicap qui se dresse face à sa réalisation.

     

     

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