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    Intelligence artificielle: La France élabore sa stratégie

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5239 Le 28/03/2018 | Partager
    Formation, recherche, financement, cadre réglementaire…
    Le pays ne veut pas rater le train de cette technologie émergente
    Paris s’appuiera sur le rapport du mathématicien Cédric Villani
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    Le président français Emmanuel Macron dévoilera, jeudi 29 mars, un plan pour faire de la France un leader de l’intelligence artificielle (IA). C’est un ensemble de nouvelles technologies appelées à révolutionner l’économie de la planète. Le sujet fait l’objet d’un débat chaud aussi au Maroc notamment dans les universités marocaines  (voir aussi «Intelligence artificielle: Les robots nous mettront-ils au chômage?», Compétences & RH, Supplément de L’Economiste N°4995).

    «Paris a les capacités pour jouer dans la cour des grands aux côtés des Etats-Unis et de la Chine, de loin les principaux acteurs de l’intelligence artificielle», affirme l’Elysée. Le défi est tel que la France ne veut pas rater le train de cette technologie émergente, même si elle n’a pas de géants qui peuvent rivaliser avec les Gafa américains (Google, Apple, Facebook, Amazon). Pour cela, le gouvernement français veut agir à tous les niveaux. Il s’attaquera ainsi à la formation, la recherche, le financement des investissements, le cadre réglementaire...
    La stratégie que présentera Emmanuel Macron s’appuiera sur le rapport du mathématicien Cédric Villani, un proche du chef de l’Etat devenu député LREM.

    Depuis septembre, le lauréat 2010 de la médaille Fields (le prix Nobel des maths) a mené une large réflexion sur l’IA. En donnant aux machines de nouvelles capacités d’analyse et d’apprentissage, cette technologie promet de bouleverser la manière dont fonctionnent bon nombre d’industries et de services.

    Elle est au cœur par exemple du développement des voitures autonomes, des enceintes connectées ou de la médecine prédictive. «Nous allons expliquer comment la France sera leader sur le sujet, et comment elle le fera de façon responsable sur les questions éthiques», a tenu a précisé le Franco-Marocain Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat chargé du numérique. Il est question de trouver l’équilibre entre «performance et humanité».

    Selon une étude du groupe Citi (janvier 2016), en moyenne 57% des emplois dans la zone OCDE sont menacés par l’automatisation, contre 47% aux Etats-Unis, 77% en Chine et 69% en Inde (cf. notre édition du mardi 4 avril 2017). Dans les  pays en développement, les deux tiers des emplois sont menacés, selon un rapport de la Banque mondiale (Les dividendes du numérique) paru en 2016. Les postes nécessitant un faible degré de qualification sont ceux qui pâtiront le plus de l’automatisation.

    Avant la présentation officielle, Emmanuel Macron devra accueillir d’abord mercredi 28 mars (dans la soirée) 15 sommités mondiales du secteur, dont le Français Yann Le Cun (scientifique en chef de l’IA chez Facebook), la Japonaise Noriko Araï, qui a conçu un robot capable de réussir un examen d’entrée à l’université, le spécialiste israélien Ran Balicer ou le Britannique Demis Hassabis, fondateur de la société DeepMind, rachetée par Google en 2014.

    Jeudi, Macron devra recevoir le président du géant sud-coréen Samsung, Young Sohn. Il visitera ensuite un centre de recherche sur le cancer à l’Institut Curie à Paris en pointe dans l’utilisation des nouvelles technologies de dépistage. Puis il présentera la «stratégie nationale» pour l’IA au Collège de France. C’est là où se tiendra le «Sommet de l’intelligence artificielle» avec notamment la ministre allemande de la Recherche Anja Karliczek, et le commissaire européen à l’Innovation et aux Sciences Carlos Moedas.

    Quid du financement?

    Le président français devra annoncer un engagement financier important pour développer les technologies du futur dans des secteurs stratégiques comme: la santé, les transports, l’écologie et la défense. «Des milliards d’euros pourraient être dégagés pour cela par des privatisations», a récemment indiqué le ministre de l’Economie Bruno Le Maire. Début mars, le gouvernement a en outre annoncé la création d’une Agence de l’innovation de défense, dont l’une des priorités sera de se doter de compétences dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA), avec un budget de 100 millions d’euros. Google a récemment annoncé l’ouverture d’un centre de recherche fondamentale dévolue à l’IA à Paris, son troisième dans le monde. Tandis que Facebook a prévu de doubler le nombre de chercheurs de son centre dédié à cette technologie du futur.

     

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