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    International

    Relations UE/Turquie «Je t’aime, moi non plus!»

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5239 Le 28/03/2018 | Partager
    Elles se sont parlé en Bulgarie, mais sans avancées
    Le long chemin de l’adhésion turque

    Lors d’un sommet tenu lundi 26 mars à Varna en Bulgarie, le président Recep Tayyip Erdogan a souhaité une relance du processus d’adhésion de son pays à l’UE. Mais les dirigeants européens ont tenu à rappeler les importants différends les opposant à Ankara sur plusieurs dossiers.

    «Nous restons candidats à une accession à l’UE et souhaitons avancer plus rapidement dans cette direction», a souligné le Chef d’Etat turc à l’issue d’un dîner de travail avec les présidents de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et du Conseil européen Donald Tusk.

    Erdogan a notamment pointé la bonne coopération d’Ankara et des Vingt-Huit en matière de gestion de l’immigration et de lutte contre le terrorisme. Malgré toutes les bonnes volontés, beaucoup de difficultés continuent d’obscurcir les relations entre Ankara et Bruxelles. Sur la liste figurent «l’érosion de l’Etat de droit en Turquie depuis le putsch manqué de juillet 2016 à l’intervention controversée des troupes d’Ankara contre une milice kurde dans le nord de la Syrie, en passant par des différends sur la Grèce et Chypre».

    Mais en termes de solutions concrètes, «nous ne sommes parvenus à aucun compromis aujourd’hui», a relevé Tusk. Car «seuls des progrès sur ces questions permettront d’améliorer les relations entre l’UE et la Turquie, y compris le processus d’adhésion». «Nous devons continuer le dialogue dans ces circonstances vraiment difficiles», a estimé Tusk.

    De son côté, Juncker a souhaité une levée de l’état d’urgence institué par Ankara ainsi qu’une «nouvelle approche concernant l’emprisonnement de journalistes en Turquie». L’autre priorité pour les Etats membres est de s’assurer qu’Ankara continue d’appliquer l’accord migratoire conclu en mars 2016. Ce dernier a permis de réduire de «97%», selon Juncker, les passages vers l’Europe, en échange notamment d’une aide financière.

    Avant le sommet, Erdogan avait affirmé qu’une adhésion à l’UE restait pour la Turquie un «objectif stratégique», alors que le processus est au point mort depuis plusieurs mois. Ankara souhaite notamment une exemption rapide de visas pour ses ressortissants souhaitant se rendre dans l’UE.

     

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