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    Economie

    Conseil supérieur de l’éducation: Quelle place pour la démocratie à l’école?

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5239 Le 28/03/2018 | Partager
    Les enjeux d’une «pédagogie politique d’émancipation»
    Des pistes pour renforcer la recherche autour de l’éducation
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    Abdellatif Moudni, SG du Conseil supérieur de l’éducation et de la formation, ainsi que Abdelfattah Lahjomri, en charge de la revue l’école marocaine, ont insisté sur l’importance des recherches scientifiques pour «accompagner la réforme du système éducatif», mais également pour «vulgariser le savoir» (Ph. Bziouat)

    Au-delà des rapports thématiques, le Conseil supérieur de l’éducation et de la formation veut s’impliquer davantage dans la recherche scientifique autour des défis de l’école marocaine. C’est dans cette logique que s’inscrit la relance de deux revues scientifiques, «L’école marocaine» et «Les cahiers scolaires», produites par des comités de rédaction indépendants du Conseil.

    «Leur contenu ne reflète pas les positions officielles de cette instance», a précisé Abdellatif Moudni, secrétaire général du Conseil, en charge du pilotage de ce chantier. L’idée, selon lui, est de favoriser une diversité des opinions concernant des thématiques stratégiques pour l’évolution du système éducatif. L’un des dossiers centraux de ce travail porte sur la dialectique entre l’école et la démocratie.

    «Il s’agit de déterminer dans quelle mesure la valeur accordée à la philosophie dans un système scolaire est un signe d’une culture démocratique», a expliqué Abdelfattah Lahjomri, rédacteur en chef de la revue L’école marocaine. L’idée est aussi d’examiner «comment la démocratie peut favoriser la consécration d’une école équitable», a-t-il dit.

    Des pistes creusées davantage dans les essais des chercheurs, contenus dans ce document. C’est le cas notamment de Khadija Mouhsine, chercheur en linguistique et en sciences sociales, qui s’est penchée sur l’apport de l’éducation dans la construction de la société démocratique. Faisant référence à des académiciens comme John Dewey et Paolo Freire, elle a expliqué qu’il «s’agit moins de construire un parcours individuel que de contribuer à un intérêt collectif pour asseoir les valeurs démocratiques».

    Dans ce contexte, «la tâche de l’éducateur et du pédagogue est de communiquer des savoirs, mais aussi pratiquer une pédagogie politique d’émancipation». Concrètement, cela constitue une «refondation de la démocratie à l’école dans une perspective de reconnaissance et de plus grande justice sociale, par la redistribution des biens culturels», selon elle.

    Ceci est d’autant plus important que «la méritocratie à travers l’école n’est que partiellement assurée aujourd’hui», a estimé, pour sa part, Mohamed Mellouk, chercheur en linguistique et en sciences de l’éducation. Dans son essai s’interrogeant sur l’emprise des diplômes et la cohésion sociale, il a mis l’accent sur l’impact des transformations économiques, sociales et culturelles sur le système éducatif. Pour lui, cela a «soulevé des questions quant à l’adéquation des modèles d’organisation de l’école actuelle, y compris les diplômes qu’elle délivre et leur capacité à répondre à des attentes urgentes de la société».

     

     

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