Entreprises

Le groupe BCP dans l’après-«Elan 2020»

Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5224 Le 07/03/2018 | Partager
Un résultat net consolidé de 3,41 milliards de DH, en hausse de 12%
Une performance attribuée notamment à l’appréciation de la marge sur les commissions
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Les performances financières du groupe Banque Populaire au titre de l’exercice 2017 s’expliquent notamment par la progression de 13% du résultat des activités de marché, la hausse de 11% de la marge des commissions…

L’année 2017 aura été un très bon cru pour le groupe Banque Centrale Populaire (BCP). Mohamed Benchaâboun, PDG, accompagné de tout le staff, a présenté hier mardi 6 mars, les résultats de l’exercice. Le groupe a ainsi amélioré son produit net bancaire, qui est passé à 16,36 milliards de DH contre 15,65 milliards en 2016, soit une hausse de 4,5%. Le résultat net part consolidé (3,4 milliards de DH) marque une progression de 12,3%.

Une performance attribuée à l’amélioration de la marge d’intérêt clientèle de la banque de près de 4%, la dynamique commerciale de l’ensemble des activités du groupe, qui a généré une appréciation de la marge sur les commissions de 11%. A cela s’ajoute la progression de 13% du résultat des activités de marché.

A l’international, les filiales du groupe poursuivent leur trajectoire ascendante avec un produit net bancaire en hausse de 18%. Le groupe financier dispose de filiales bancaires dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne qui enregistrent des indicateurs en forte progression. Ainsi, les dépôts et les crédits ont respectivement crû de 16% et 25%. Une croissance assortie d’une amélioration de la marge d’intérêt clientèle de 25%

■ Se conformer à la loi américaine Fatca, sinon la disqualification
Le décret-loi sur l’échange d’informations à des fins fiscales vient d’entrer en vigueur au Maroc. Il a été adopté en attendant la signature et la ratification du règlement extraterritorial américain, connu sous l’acronyme Fatca. Ainsi, les banques marocaines pourront désormais communiquer les informations (solde des comptes, intérêts, plus-values…) réclamées par les États-Unis sur les clients censés être des contribuables pour le Trésor américain. Le règlement concerne aussi bien les banques, les compagnies d’assurances que les établissements assimilés. De nombreux pays ont déjà signé l’accord Fatca parce qu’en cas de refus, l’administration américaine procède à la fermeture des comptes bancaires ouverts aux États-Unis. Les conséquences avaient été très lourdes. Les banques qui n’appliqueraient pas les exigences de la loi Fatca ne pourront plus effectuer de compensations et donc plus de transactions en dollars.

■ Un encours de 43 milliards de DH pour les TPME
Le volume des crédits distribués par le groupe au Maroc s’élève à 200 milliards de DH, dont 63 milliards de DH aux particuliers et 43 milliards de DH aux TPME. Depuis trois ans, le groupe bancaire met en œuvre un plan stratégique (Elan 2020) destiné notamment à financer la PME et qui commence à donner les premiers résultats. Grâce à des actions de communication et de marketing, le programme devrait monter en gamme en ciblant un portefeuille de 230.000 TPE.

■ Les dépôts dépassent les crédits
«Depuis 2013, le volume des dépôts dépasse de loin celui des crédits alors qu’auparavant, c’était l’inverse. Ce qui n’est pas forcément une bonne chose puisque cela signifie que la banque ne trouve pas beaucoup de projets à financer. De plus, le volume des crédits distribués reste relativement faible par rapport au potentiel de la banque», signale Mohamed Benchaâboun, PDG du groupe BCP.

■ 20.000 salariés à l’horizon 2020 contre 16.000 actuellement!
Le groupe BCP compte renforcer ses effectifs à l’horizon 2020 pour passer à 20.000 salariés, contre 16.000 actuellement. Outre des projets de croissance externe, dont certains pourraient être conclus d’ici fin 2018, le groupe va recruter des profils pointus répondant aux projets de la banque. Mohamed Benchaâboun, PDG, a annoncé que plusieurs opérations sont appelées à être digitalisées, telles que les prêts immobiliers, les crédits à la consommation… Par ailleurs, la banque au Cheval a pour ambition de contribuer à améliorer le taux de bancarisation au Maroc qui est à 71%. Pour cela, la banque peut s’appuyer sur sa montée dans le capital de M2T, qui dispose d’un réseau de 4.000 points de vente. Celui-ci s’ajoute au réseau de la banque qui est le plus dense du pays et à celui de sa filiale Al Yousr. Le groupe bancaire compte également accélérer son développement à l’international en s’implantant notamment en Egypte, Tunisie, en renforçant sa présence en Afrique subsaharienne. Pour rappel, la BCP avait déjà été sur le point d’acquérir la première banque du Rwanda. Mais la banque centrale rwandaise a décidé de surseoir à ce projet. Cependant, le groupe BCP garde un œil sur le Rwanda et des visées au Cameroun et au Congo-Brazzaville.

 

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