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    International

    Macron en Tunisie: Soutenir l’économie et la démocratie

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5200 Le 01/02/2018 | Partager
    Une série d'accords signés en marge de la visite
    Les réformes sont essentielles

    Le Président français Emmanuel Macron est arrivé, mercredi 31 janvier, en Tunisie. C’est pour «soutenir la transition démocratique» de ce pays fragilisé par les difficultés économiques et sociales sept ans après sa révolution. Il doit y signer dans la foulée une série d'accords économiques, sécuritaires, universitaires et culturels, à l'occasion des entretiens avec le président Béji Caïd Essebsi et le Premier ministre Youssef Chahed.

    Dans ses entretiens avec la presse étrangère, Macron a précisé que plusieurs domaines sont prioritaires dont «la réduction des inégalités, sociales et territoriales, l'employabilité des jeunes et un investissement accru dans les secteurs d'avenir dont les énergies renouvelables et les nouvelles technologies…».

    Tout en saluant les «signaux positifs» envoyés par le gouvernement, il a estimé que «l'Etat tunisien a aussi des réformes à mener afin que la Tunisie devienne une destination plus attractive pour les investissements étrangers». Après des années de quasi-stagnation, le pays a enregistré un net frémissement de sa croissance (2% en 2017, contre 0,8% en 2015 et 1% en 2016).

    Mais il n'a encore eu aucun impact sur l'emploi, avec un chômage qui reste au-dessus de 15% et dépasse 30% chez les jeunes diplômés. Les prix ont grimpé de 6% en 2017, sur fond de dépréciation du dinar et de hausse des impôts. Les analystes tablent sur une accélération de l'inflation cette année.

    Pour cette visite d'Etat en Tunisie, qui fait suite à celles effectuées au Maroc en juin et en Algérie en décembre, le Président français est accompagné de plusieurs ministres. Un appel est lancé aux entreprises françaises à «revenir massivement investir en Tunisie», a indiqué l'Elysée.

    D’après la presse locale, «le gouvernement tunisien veut profiter de cette visite pour trouver une solution à la dette du pays envers la France». Elle évoque la conversion de 30 millions d'euros de dettes en projets d'investissements (un montant que Paris n'a pas confirmé).  L'encours de la dette publique tunisienne envers la France s'élevait à 2,38 milliards de dinars, soit environ 800 millions d'euros (au 31 décembre 2016), selon Tunis.

    Un accord sera également signé pour mieux collaborer dans la lutte antiterroriste. L'état d'urgence reste en vigueur en Tunisie deux ans après avoir été instauré dans le sillage d'attentats terroristes, dont celui du musée du Bardo, où se rendra le président français. Macron devra s'adresser, jeudi 1er février, aux députés à l'Assemblée des représentants du peuple (ARP) et aussi rencontrer des responsables de la dynamique société civile.

    Ce que recommande le FMI

    «Nous comprenons la frustration des Tunisiens qui n'ont pas encore bénéficié des retombées économiques de la transformation politique», a indiqué la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, après sa rencontre avec le Premier ministre de la Tunisie, Youssef Chahed, le 30 janvier à Marrakech (voir aussi notre édition N° 5199 du mercredi 31 janvier). Pour Lagarde, «ce processus est difficile et prend du temps. Les réformes sont essentielles pour permettre aux Tunisiens de voir le chômage baisser et sentir la croissance s’accélérer». Parmi les principales réalisations du gouvernement figurent la loi de finances de 2018 ainsi que la stratégie de réforme de la fonction publique visant à améliorer la qualité de service et à ralentir la croissance de la masse salariale. Le FMI soutient également les réformes visant à mettre fin à la corruption et à améliorer le climat des affaires, ainsi que la soutenabilité des entreprises publiques.

     

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